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Le crépuscule d'un plouf

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Ellana Shiwara
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MessageSujet: Le crépuscule d'un plouf Mer 27 Juin - 16:58


Le crépuscule d'un plouf

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« Le corail au fond des eaux de l'Océan; - l'expérience au fond de celles de l'adversité. »

Félix Guillaume Marie Bogaerts




Clapotis indistincts, espoir éphémère, le lendemain d'un jour et l'espoir d'un instant. Les pensées du monde filaient le long d'une écume éphémère et indistincte. Sous un ciel tumultueux, rageur et emplis de formes nuageuses imprécises s'étendait une immensité grise et furieuse. Nul calme en cet instant et pourtant, le temps ne semblait faire qu'un avec les secondes qui passaient. Dans cet océan d'angoisse et de secousse, au travers d'une mer insondable de coton gris, un rayon lumineux traversa cette surface gazeuse. Entrainant avec lui une multitude de couleurs, le rayon franchit l'espace en peu de temps avant de plonger dans l'eau torride. A l'endroit même ou la lumière illuminait l'eau, une étrange silhouette apparut, la chose traversa la surface du liquide avec grande éclaboussure. Avec une rapidité extraordinaire, elle s'élança dans les airs, semblant marcher sur le vide, pirouettant et dansant avec les gouttes d'eaux qui l'entouraient. De grâce et d'harmonie, elle replongea dans l'écume, sans un bruit, sans gêner la surface du moindre clapotis.


Lorsque j'avais quitté Enies Lobby, je n'avais aucune idée de l'endroit ou j'allai. Je décidai donc de laisser le vent m’emporter au grès de ses envies. J'avais pris suffisamment de provision et ne craignais pas de me perdre. Au bout d'une journée à la dérive, je chantai à tue tête perdue au beau milieu de cet océan de vide, mes paroles s'envolaient et planaient dans l'air, la ou nul oreille ne pouvait les entendre. Ma voix, malgré quelques fausses notes raisonnait avec entrain. Mais au un moment, sans raison, je me tus. Allongée, j'éprouvai alors un sentiment de calme absolue. Nul bruit mis à part le vent, enfermée entre un bas plafond et une planche de bois, ma main plongeait dans l'eau fraiche et salée qui me servait de sol. Le silence qui s'était imposé me sembla étouffant au premier abord mais je m'y fis, et y trouvai bientôt un ami. Je pouvais lui raconter mes craintes, mes espoirs et mes songes. Je restai un moment, parlant dans le vide, avec pour seuls interlocuteurs, quelques oiseaux de passages et quelques fantômes de mon enfance. Bientôt, mes yeux se fermèrent, sans donner signe de vie, je plongeai dans un sommeil fragile, protégé par la couverture de nuage qui formait une coupole au dessus de moi.

Lorsque mes yeux s'ouvrirent, ils contemplèrent les nuages, toujours dominant le ciel. Mais malgré leur épaisseur, je sus qu'il était encore tôt dans la matinée, la nuit n'était pas fini. Sa fraicheur se fit ressentir sur ma peau et je bougeai mes membres, endoloris par la dureté de mon couchage. Avec un bâillement, je me mis sur mes pieds, faisant tanguer ma barque. Lorsqu'elle se rétablit, elle accueillit en son sein quelques miettes de pain, mon haut et mon short, mes sous vêtements. Nue, je saluai le monde, bras ouvert vers l'avide horizon. La mer encore calme, fut déchirée par mon corps, ouverte en deux, elle éclaboussa la surface voisine avec bruit. Lorsque ma peau entra en contact avec l'eau froide, je ne pus retenir un hoquet de surprise. Persistant, mon plongeon m’emmena à quelque mètre de la surface. Lorsqu'il n'eut plus d'élan, que mon corps commençai à remonter sans mon avis, je fis battre mes jambes, avançant dans l'onde sombre. Ce fut seulement lorsque je sentis ma gorge se rebeller et mes poumons crier famine que je regagnai la surface. Enfin, l'air tant chérie entra dans mon organisme, et je sentis mes membres gronder de convenance. Je me mis sur le dos, bras en croix, me laissant balloter par de petites vagues. Mon souffle reprit une allure normale, mes membres se calmaient. Une soudaine bourrasque me surpris. Je remarquai de grosses vagues commencer à ce former. Ma barque allait partir à la dérive... Je la regardai à travers mes cils, hésitant entre la regagner ou la laisser aller... Mais une autre rafale m'interrompit, je sentis le froid s'engouffrer en moi. Laissant la mes réflexions, je laissai mon rafiot voguer à ses envies. Je n'avais dessus que mes vêtements et deux ou trois poignards sans grandes valeurs, j'avais laissé mes précieux katanas et autres poignards au QG.

D'un ondulement de hanche, mon corps regagna les profondeurs de l'eau. Je me servis de mes bras pour aller toujours plus bas. J'aperçus divers animaux marins qui composaient cette partie de Grand Line. Je me demandais s'il y avait des rois des mers. Il me plairait d'en combattre un... j'avais entendu dire qu'ils étaient remarquablement dangereux et forts, leur chaire devait être un véritable délice. Mais je n'en aperçus pas et ne pus rester plus longtemps sans airs. J'eus alors l'idée d'utiliser mes techniques afin de regagner la surface à grande vitesse. L'eau, étant un élément liquide, proposait un certain frottement et donc une résistance. Il fallait alors plus de puissance que d’ordinaire pour parvenir à ses fins, que ce soit pour tendre le bras ou pour un Geppou. Je mis donc toute ma puissance dans un Geppou, qui en tant normal m'aurait fait voler très haut. Il suffit, je regagnai la surface tel que je l'avais prévu, mais plus encore, fendant l'air, j'atteignis trois mètres de plus que ce que je ne le préconisai. Avec satisfaction, je ratterris avec grandes éclaboussures dans l'eau. Nageant en surface afin de me rapprocher de mon superbe navire, je me demandai s'il était possible d'effectuer un Soru dans ce liquide. En toute logique, il me semblait que non. Afin d'effectuer un Soru, il fallait donner un certain nombre de coup sur le sol afin de se projeter à une vitesse hallucinante là ou on le voulait. Il fallait donc pour effectuer cette technique, un élément sur lequel s'appuyer. Hors, l'eau n'était guère solide. Et bien qu'elle provoquait un certains frottement, celui ci n'était pas suffisant pour parvenir à mes fins.

Touchant le bois de mon rafiot du bout des doigts, je donnai des coups dans l'eau. Cela ne convenait pas. Mes coups étaient aussi inutiles que si je coupai du beurre avec une hache. Bien sure, ils n'étaient guère aussi efficaces qu'en surface, car il fallait plus de puissance dans l'eau pour parvenir à un même résultat que sur Terre. Mais malgré cela, la résistance n'était pas assez élevée. M'appuyant à ma barque, je battais des pieds, songeuse. Fallait il plus de vitesse? Ou bien, créer plus de résistance... peut être un caillou ou même un poisson... Je replongeai dans l'eau à la recherche d'une victime qui me servirait de tremplin. J'aperçus un gros poisson qui ferait tout à fait l'affaire... M'approchant de lui le plus possible de manière indifférente je parvins presque à le toucher. Mais sa peur prit l'avantage sur la curiosité lorsque les secousses d'une vague plus grosse à la surface parvinrent jusqu'à nous. Je perdis mon poisson dans l'immensité de l’océan. J'en déduisis que ce n'était pas la meilleur idée que j'eus pu avoir. Nageant, un bras après l'autre, battant des jambes, mon esprit revoyait les possibilités... J'eus alors une idée.

Récupérant une bouffée d’oxygène, je mis mon plan théorique en pratique. Avec calme, je me mis droite dans l'eau, à une certaine distance de la surface. Soufflant, je vidai mes poumons de la moindre once d'air. Et comme si je prenais mon inspiration, mon corps se gonfla et mes pieds, à une vitesse impressionnante effectuèrent un Geppou qui, n'en était pas un mais cinq, cinq Geppou au même endroit, fait pratiquement en même temps, alors j'agis comme pour le Soru. Sans inspiration, il était difficile d'effectuer une technique du Rokushiki, mais je fis comme si de rien était. Je sentis mon corps se déplacer de manière anormale dans l'eau. Je perdis la maitrise de mes jambes et me retrouvai à l'envers, sans souffle et quelque peu perdue. En regagnant la surface, je fis le clair dans ma tête. Je me demandai si c'était le Soru qui m'avait fait perdre le contrôle ou juste les Geppou que j'avais effectué. Non, ce n'était pas ainsi que ça faisait lorsque j’exécutai un Geppou, j'avais donc en partie réussit à exploiter les atouts du Soru. Mais il me fallait encore essayer. Peut être devais je accomplir plus de Geppou. C'était dure car il fallait vraiment une vitesse hallucinante pour en faire plusieurs en même temps... Il m'était déjà arrivée de le faire à la surface; lorsque je voulais en un seul endroit me projeter plus haut que ce qu'un seul Geppou me le permettait.

Je replongeai donc, entrepris le même exercice que précédemment et obtins un résultat un poil différent. Je réussis à me contrôler jusqu'au bout et je ressentis le même effet que lorsque j’opérai un Soru. Suite à cette presque réussite, j'essayai encore et encore jusqu'à ne plus avoir de force. En fin final, j'étais parvenu à un résultat presque correct. J'arrivai à effectuer un Soru, mais moins rapide que sur la surface. Alors, je regagnai l'air. Et je me rendis compte avec surprise que mon radeau n'avait pas bougé. Contente, je m'aperçus aussi qu'il faisait jours, et que le soleil perçait à travers les nuages, annonçant un nouveau jour de beau ciel. Exténuée, je m'habillai et m'allongeai. Laissant mes membres se reposer et mon souffle se calmer.


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Ellana Shiwara
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MessageSujet: Re: Le crépuscule d'un plouf Sam 30 Juin - 12:13


Le crépuscule d'un plouf

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« Le corail au fond des eaux de l'Océan; - l'expérience au fond de celles de l'adversité. »

Félix Guillaume Marie Bogaerts




Les fonds marins sont d'une grande beauté. Le corail, tels des brodures faisait des ces paysages de véritables œuvres d'arts. De plus, d'adorables poissons multicolores semblaient ajouter à cet endroit un aspect merveilleux et fantastique. J'avais passé la journée suivant mon entrainement à me reposer, à faire la planche et visiter les fonds marins. Cette journée la avait été délicieuse de découvertes et de soleil. Les sombres nuages avaient laissés place à une radiante lumière et à de gentilles moutons blancs bien peu nombreux sur cet infini azur. j'avais récupéré toute mon énergie et serais bientôt à cours de provision, mais cela ne m'inquiétait pas. J'avais repéré un bras de terre non loin de là. La mer était calme, ni vent ni marée, je ne dérivais plus mais faisait du sur place. Ce qui convenait à la perfection pour mes excursion. Le soir suivant mon entrainement, j'étais restée un long moment à contempler les étoiles. J'avais toujours aimé le ciel. Si proche et si lointain à la fois, il était d'une telle beauté. Et puis ce calme... Je n'avais pas croisé un seul humain en deux jours d'errances, c'était bien. La solitude était vraiment bien parfois. Juste, j'avais un peu parlé à Eight la veille, avec le Den Den Mushi. Elle m'avait fait savoir que l'entrainement se passait bien et qu'elle se faisait des soucis concernant Ichigo. Je ne le connaissais pas mais avais décidé de me renseigner sur lui. Sauf que ce n'était ni le moment ni le lieu.

Cette nuit la je m'étais convaincu de m'entrainer pour maitriser le Rokougan. Cette technique est la technique ultime du Rokushiki. J'avais toujours rêvé de la maitriser et je sentais que c'était le bon moment pour y parvenir. J'avais donc cherché qu'est ce qui pourrait m'aider pour parvenir à la maitriser. Plusieurs idées m'étaient venus en tête et je décidai de tester dans l'eau. Après tout, pourquoi ne pas utiliser cet impact sur une matière autre que dure. Pour la maitriser, il me suffirait de faire une sorte d'assemblage de toutes les techniques. Du moins, c'est ce que m'avait appris mon maitre, un ancien Cp9. Ce que j'avais fait la veille se présentait comme un avant goût puisque j'avais mélangé le Geppou au Soru pour parvenir à mes fins. J'avais donc répertorié chacune des techniques en me demandant en quoi elles pourraient être utiles dans la réalisation du Rokougan. Ce que je voyais de plus évident était la maitrise de l'air. Pour chacune des techniques il était clair que l'air était un élément important et bien évidemment, la vitesse.

Pour le Geppou, il me semblait que ce qui servirait serait le fait de rebondir sur l'air... Mais plutôt que de se servir de l'air pour sauter, au contraire, s'en servir comme projectile. Soit, faire l'effet inverse du Geppou. Le Kami était plus difficile à cerné. Je le maitrisai mais ne m'en servais pas beaucoup... et je ne voyais pas vraiment à quoi il pourrait servir. Le Rankyaku au contraire me semblait tout à fait concerné. De même que le Geppou, il pourrait servir de "projectile", mais selon ce que j'avais vu, le Rokougan ne servait pas à percer, mais à réduire en "bouillit" l’intérieur du corps humain. En gros ce n'était pas la surface qui était touchée mais l’intérieur. Le Soru possédait lui aussi une certaine importance mais sur laquelle je ne saurais placer des mots. Le Tekkai transparaissait de par la puissance. Ce que le Kami ou le Geppou ne possédait pas, la dureté et la stabilité. Ne pas flancher, c'était son but. Le Shigan était la technique que je maitrisai le moins bien. Cette attaque contient une part du Tekkai et du Rankyaku et était à mes yeux, celle qui se rapprochait le plus du Rokougan. Air, maniabilité, rapidité, offensive, inflexibilité et agressivité. Tous ces éléments devaient être compris dans la technique que je voulais m'attribuer. Couchée sur mes planches flottante, j'avais de grand doute quand à la chance de réussir cette technique. Mais je ne baissai pas les bras.

Le lendemain, légèrement avant l'aube, je m'étirai, échauffant mes membres et me déshabillai. J'allai réussir. Pour commencer, je m’élançai dans les airs, je vrillai, afin de me trouver la tête en bas. Le Rokougan s'effectuait principalement avec les mains, du moins ce que j'en avais vu... Mes mains frôlèrent l'eau, paumes ouvertes, alors, j'effectuai un Geppou. J'avais déjà essayé cette technique ainsi, mais je n'en étais pas fan. La sensation était bizarre. Il n’empêche que je réussis. La projection du Geppou, que je n'avais pas effectué avec force me permis de gagner un peu d'altitude et de me retourner. J’atterris dans l'eau, fesses en premières. Bien, cela fait, j’hésitai sur quoi faire. Je décidai de m'entrainer un peu avec le Kami. Remontant sur ma barque afin d'utiliser le moins d’énergie possible, je sautai, me servant d'un Geppou pour aller encore plus haut. A une bonne hauteur, je me repliai sur moi et me projetai dans l'eau. Directement après, j'effectuai un Kami à la surface de l'eau. C'était compliqué car il me fallait resté à la surface de l'eau donc je jonglais avec le Geppou pour rester à une hauteur suffisante. Heureusement, le Geppou n'était pas trop fatigant. Avec le Kami, j'essayai d'éviter le plus de gouttes d'eau possible. C'était dure, je n'avais jamais fait ça avant. Mais je parvins à en évité certaine, malgré le fait que je fus aussi touchée.

Pour le Tekkai, il serait plus compliqué de le faire, alors que j'étais entourée d'eau. Je décidai d'attaquer directement les essais pour maitriser le Rokougan. L'eau n'était pas le plus pratique ni pour se battre ni pour s'entrainer, mais si on y arrivait dans l'eau, ce n'est que plus simple à la surface. Me concentrant, les deux mains devant moi, j'allai essayer d'effectuer une sorte de Geppou mélangé à du Rankyaku. Les yeux écarquillés, les joues gonflées d'air et les muscles crispés, j'y croyais. J'effectuai le "truc". J'eus pour seul résultat un leger trouble dans l'eau qui s'installa durant une poignée de seconde... Bon ce n'était pas ça mais je m'en approchais. J'essayais encore et encore avec plus ou moins de puissance. L'une des fois, alors que je m'étais énervée, j'avais sans le vouloir impliqué mon pied droit dans l'histoire. Et, plutôt que de donner le coup avec les mains, ce fut mon pied qui réalisa l'attaque. Mais contrairement à ce que j'attendais, ce ne fut pas le trouble qui jaillit mais un espèce de tourbillon qui jaillit sur plusieurs mètres. Ce n'était pas ça mais j'avais trouvé quelque chose d’intéressant. Au bout d'un certain temps, j'eus faim. Et mon corps commençait à s'épuiser. Ma gorge, elle était en feu à force des leçons d’apnée que je lui faisait faire et du sel que contenait l'eau. Je remontai à la surface. J'étais restée toute la matinée sans m’enquérir d'elle et lorsque je regardai aux alentours, je ne la vis. Par contre, je vis un gros bateau. Gros bateau pleins de gens. Ces gens me virent d'ailleurs. Je n'eus pas de mal à m'imaginer ma barque, de l'autre côté du bateau. Avec mes vêtements dedans.

Répondant aux grands signes que me faisaient l’équipage, je nageais vers le navire. Ils me jetèrent une corde que j'escaladai souplement. Lorsque j'arrivai sur le pont, la plupart me regardaient avec des grand yeux hébétés comme s'ils n'avaient jamais vu une femme nue. Je leur souriais, attendant qu'ils prennent la parole. En voyant ce que contenait le pont, je ne mis pas longtemps à deviner qu'il s'agissait d'un bateau marchand. Enfin, celui d'entre qui devait être le chef s'avança en me lançant mes vêtements.


"Je me demandai à qui appartenait cette barque vide en plein milieu de l'océan. Qui m'aurait dit qu'elle appartenait à une sirène?"

M'habillant, je lui répondis avec un grand sourire et un clin d'oeil:

"Je prenais des cours de natation"

Ils m'invitèrent à boire un verre en me posant maintes questions que j'élucidais avec ou sans mensonge. Au bout d'un certain temps, je leur dis que j'étais pressé, les remerciant de leur hospitalité, je regagnai et disparut. Ils gardèrent de moi l'image d'une sirène croisée avec un ange.

Après cette rencontre inopinée, je mettais dirigée vers l'île que j'avais vu un peu plus tôt. Elle était petite et ne contenait qu'un brin de végétation avec quelques animaux. Parfait pour peaufiner mon entrainement.





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MessageSujet: Re: Le crépuscule d'un plouf Sam 30 Juin - 17:18


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« Le corail au fond des eaux de l'Océan; - l'expérience au fond de celles de l'adversité. »

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Arrivée sur l'île, je partie à la chasse. Envieuse de manger de viande fraiche après ces deux ours en mer. Dans le peu de végétation, j'aperçus une sorte de lapin. Celui ci me vit avant même que moi je ne le remarquai. Il me regardai de ses grands yeux d'un bleu extraordinaire. Il ne bougea pas malgré le fait que je m'approche. Il s'avança même vers moi.... Était il suicidaire? Même lorsque je pointais une lame vers lui, il semblait m'ouvrir les bras, envieux de mourir. Sans réfléchir plus longtemps, je décidai d'utiliser l'attaque que j'avais découverte dans l'eau. Et même si je loupais, cela n'était pas bien grave, il y aurait bien d'autres lapin sur l'île. Je lui donnai donc le fameux coup de pied. Contrairement à dans l'eau, je n'aperçus pas le tourbillon. Cependant, le résultat fut désastreux. Comme je ne l'avais fais que dans l'eau et sans rien viser de particulier, je ne savais pas quel en était la puissance. Mais sur terre, la ou il n'y pour seul résistance que de petites particules, l'attaque se trouva intensifiée. Et le lapin explosa. Littéralement. L'attaque l'avait touché au centre de sa poitrine et, l'avait traversé, tel une flèche. Sauf qu'elle tournait sur elle même, ce qui provoqua grandes éclaboussures. Yeux écarquillés, bouche ouverte tel un poisson, je me demandai ce que j'avais fait pour mériter cela. Je m'agenouillai aux côtés de la dépouille afin de récupérer ce qui était encore mangeable.

Sur la plage, je rassemblai un tas de brindille afin de faire du feu. Une fois qu'il fut assez grand, j'y plaçais ma viande et attendis qu'elle cuise. En marchant sur l'île, je n'avais pas aperçut de ruisseau. J'allai bientôt avoir vidé celle qu'il me restai... Et vu la taille de l'île, je pensais en avoir fait le tour. Lorsque le merveilleux fumé de la viande se répandit dans l'air, j'empoignai une brochette, la dégustant avec complaisance. Elle était incroyablement bonne. A peine entamai je une deuxième brochette que j'entendis un bruit suspects. Je me retournai vivement, empoignant l'un des poignards se trouvant à mes côtés. En face de moi se découvrait dans l'ombre une énorme bête qui m'observai fixement de ses grands yeux jaune. Je déglutis la bouchée qu'il me restait dans la bouche et attendis. Au bout d'un certain temps, je me résolus qu'elle n'attaquerait pas en première. Je ne voyais pas de quoi il s'agissait mais vu ses pattes avant, elle devait être redoutable. Décidant d'essayer ma nouvelle technique à grandeur combattante, je jetai mon poignard dans le sable et me mis en garde, prête à bondir. Ce que je fis sans plus attendre. Je ne voulais la tuer tout de suite car, elle m'aiderait à m'entrainer afin de maitriser le Rokougan. Effectuant un Soru, je me retrouvai en un instant devant elle. J'effectuai alors la même technique que dans l'eau avec mes mains, qui provoquait un léger trouble. La bête ne fut guère impressionnée et me donna un coup de mâchoire magistral que j’évitai d'un bond sur le côté. La bête ressemblai à un mélange entre le loup et l'ours, en plus petit qu'un ours.

Bon, ce n'était pas encore ça. L'attaque n'avait rien fait... Il manquait quelque chose. Je le savais déjà car je n'y mettais que les capacités du Geppou et du Rankyaku. Mais, je ne savais comment y ajouter les autres. Je revins à la charge, décidant de faire un Tekkai partiel, soit, que au niveau de mes bras. Je ne fus pas déçu, cette fois ci, mon attaque ressemblait réellement à une attaque, mais elle ne vint pas à bout de la bète. Cette dernière m'adressa des coups de griffes que j'esquivai aussi facilement que précédemment, elle n'était pas rapide et semblait gênée par sa masse. Mise à part les lapins, elle ne devait pas avoir beaucoup de prédateurs vivants sur cette ridicule île. Je revins à l'attaque. J'étais sur la bonne voie, je le sentais. Je décidai d'ajouter cette fois la vitesse du Soru, que je répartie aussi que au niveau de mes bras. Lorsque mes paumes touchèrent la fourrure de la bète, je sentis une puissance déferler en moi et s'extraire de mon corps pour parvenir dans celui de l'ours. Cette dernière chancela et avec un grognement sourd s'effondra. Fière de moi, je tapai des mains. j'y étais presque! Sentant une certaine fatigue me gagner, je me rassis près de mon feu et mangeai les restes. La bète resta un long moment évanouis et je finis par ne plus m'en préoccuper. Elle s'esquiva sans que je ne le remarquai. Mon attention était tournée vers ce que je venais d’exécuter.

Je me levai, un sourire au lèvre. Cette fois ci, j'allai la maitriser. Me mettant face à un arbre, je pris de longues inspirations. Quand je me sentis prête, je me mis en position de combat. Mais avant que je n'attaque, je sus que ce n'était pas la même position que mon art martial habituel. J'avançai légèrement mon pied arrière et mis mes mains l'une à côté de l'autre. Inspirant, je dirigeais mes mains vers le troncs, exécutant mon attaque. Cette fois-ci, j'y avais ajouté la douceur du Kami et la fatalité du Shigan, en plus de ça, il y avait l'assurance et la confiance. Je réussis. Il y eut comme une onde de choque lorsque mes mains entrèrent en contact avec le bois, Durant cinq secondes il ne se passa rien puis l'arbre explosa de l’intérieur. J'avais enfin effectué le Rokougan. Mais j'étais fatiguée et je ne me sentais pas d'en effectuer plus ce jour là. D'habitude, j'aimais refaire les techniques que je venais de maitriser afin de me les ancrer dans le crane. Mais le Rokougan demandait plus d’énergie que les autres techniques et après deux nuit sur une barque, mon corps était endoloris et lasse du traitement que je lui imposais. Cette nuit la, je m'endormis comme une tombe.


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