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Silyos, île désertique.

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MessageSujet: Silyos, île désertique. Mer 5 Déc - 22:08

    Les évènements de Cold Fresh étaient encore un peu flous dans ma tête ... Cette mission-suicide et si meurtrière avait fait des ravages au sein du gouvernement. Je n'arrivais même pas à y croire. J'étais devenu quelqu'un d'autre. J'avais même obtenu une arme en granit marin. Plus déterminé que jamais à instaurer la Paix Universelle dont j'avais rêvé. Comme quoi les grands de ce monde sont parfois des colosses aux pieds d'argile. Le Sous-amiral Senzô avait été l'exemple le plus flagrant. Mort au combat, sous les coups de l'ennemi. Les funérailles furent brèves, mais il reçut des adieux spéciaux de la part d'Ao Tatsu qui avait fondé de grands espoirs en lui. Quant à Astral Senta, il avait tout bonnement été porté disparu. C'était un frère d'armes, et dans mon coeur j'éspérais encore qu'il aille bien.

    Silyos était un brin de terre tout à fait quelconque. L'île se situait aux alentours du royaume de Drum, et n'était pas très accueillante. En effet, il n'existait aucune population humaine qui habitait sur cette île. Les conditions de vie étaient très rudes. Sur plusieurs milliers de mètres carrés, s'étendait une steppe arride sur laquelle les végétaux ne poussaient pas. Je venais d'accoster sur la côle de Silyos, toujours intrigué par les paroles énigmatiques de celui qui se nommai King Passy. Etait-il vraiment roi comme il le prétendait ? Si tel était le cas, pourquoi se soucierait-il d'un simple commandant de la marine comme moi ? Je devais en avoir le coeur net, et percer à jours les mystères qui entouraient cet homme. J'ignorais si Astral allait me rejoindre, mais je m'impatientais. Comme si Passy avait deviné mes intentions, il m'attendait sur la plage, toujours avec cet air calme et ce regard froid mais pourtant innondé de sagesse. Une fois que j'avais posé le pied à terre, il s'avança vers moi et me serra chaleureusement la main.


    " Si tu es venu jusqu'à moi, c'est que ton esprit te taraude. Tu t'es certainement dit qu'il y avait une part de vérité dans mon discours que je t'avais adressé à Marie-Joa. Il est évident que mon identité est fausse. Si j'ai pu poser un pied sur Marie-Joa, c'est grâce à mes relations.Un de mes anciens amis n'est autre qu'un Dragon Céleste. Mais peu importe, tu peux continuer à m'appeller Passy pour l'instant. Ne t'inquiète pas, tu comprendras bien assez tôt pourquoi je fais tant de mystères. La Paix Universelle sera bientôt à ta portée. Les choses sont assez simples en réalité. C'est pour cela que je recherche quelqu'un de pragmatique. Ganesha Ithar, Maréchal de la Paix. "

    " Je ne suis qu'un officier de la marine. Pas un membre éminent du Gouvernement Mondial. Pourquoi m'avoir choisi ? "

    " Il faut cueillir les jeunes pousses dans la nature afin d'en faire un vigoureux chêne dans son jardin. Tu es encore une pousse, et je ne peux attendre que tu deviennes un chêne. Il sera alors trop tard pour t'informer quoi que ce soit. Tu dois te poser de nombreuses questions. Avant que nous entrions dans ce que je nomme "l'Antre", il est nécessaire de parler de tes origines. Les enfants de Freyja, ton île natale, sont séparés dès leur naissance. Comme tous les nourissons, tu as été élevé auprès de tes précepteurs. Tu as grandit dans un cadre d'ermitage, ce qui te permet d'avoir un sens plus critique du monde dans lequel tu vis. D'ailleurs, j'ai été assez surpris de savoir que tu t'étais engagé dans la Marine. Ta soif de Paix Universelle a eu raison de ta soif de liberté. D'après mes pronostics, tu aurais dû devenir un pirate. "

    " Je ne comprends rien à ce que vous dites. "

    " Alors replongeons plusieurs décennies en arrière, veux-tu ? Mon récit risque d'être assez long, je te suggère donc de t'assoir si tu veux. Comme je l'ai promis, nous rentrerons dans ce que j'appelle "l'Antre". Je suis né sur une île du nouveau monde, il y a de cela 70 années. Ma mère faisait partie d'un corps expéditionnaire du gouvernement du département DRN (Découverte et Recherche Naturelle), une sorte de branche annexe aux opérations scientifiques, sauf que celle-ci était rattachée à la botanique. Le but était de chercher de nouvelles variétés de plantes sur le Nouveau Monde. Ma mère se nommait Natacha Manzoni, une éminente scientifique qui avait donné voué sa vie à la recherche pharmaceutique. Hélas, le navire expéditionnaire croisa la route d'un vaisseau d'esclavagistes. Le capitaine était "Salomon le Balafré", un homme dont la prime dépassait les 100 millions de Berrys ... Un malfrat de la pire espèce qui était parvenu à survivre grâce à son odieux buisness. Il prit en captivité tous les membres de l'expédition après avoir tué chaque agent. Il trouva ma mère à son goût et fit d'elle son esclave. Le calvaire débuta pour elle. Au repaire du marchand d'esclave, il la viola, se servit d'elle comme objet humain, lui faisai subir toutes sortes d'humiliations et de tortures ... Un vrai sadique. Il cessa ses macabres expériences lorsqu'il découvrit que son objet vivant était enceinte. Alors il fit tout pour la garder en vie. Il fallait qu'elle mette un garçon au monde. La dynastie noire dont il était issu devait resurgir ! Et son esclave accoucha d'un enfant : moi. Salomon en finit avec la mère de son fils qui était désormais la seule à faire obstacle entre lui et son digne héritier. J'étais devenu la chair de sa chair, le sang de son sang, notre lignée allait perdurer. J'étais Balthazar D. Flint. "


    Ces derniers mots résonnèrent dans mon esprit quelques secondes ... D. Flint ... Serait-ce ? Le colonel Brant m'avait évoqué le nom d'un pirate tristement célèbre qui devint un empereur il ya plus d'un siècle ... Un des grands hommes ayant sévit lors de l'Age d'Or de Sayuki le Dieu Noir. Marshall D. Flint, le Boucher ! Ainsi donc, j'avais affaire à un vieillard qui descendait de la famille Flint. Incroyable ... Alors donc il son ancêtre était un rival de l'Amiral Goyah, l'antagoniste de Sayuki. Flint et le Dieu Noir avaient sûrement dû se rencontrer plus d'une fois dans ces cas-là ... Batlthazar poursuivit son récit instructif.


    " On raconte que la malédiction des Flint a débuté le jour de la naissance de Marshall D. Flint. Sa mère a accouché lors d'une bataille qui opposait son amant à la Marine, car les Flint ont toujours été des pirates. Peu après avoir mis son enfant au monde, elle mourrût, et la légende dit que le nourrisson avait léché le sang qui recouvrait le sol, et qui provenait d'un cadavre. Depuis, il a toujours apprécié le goût du sang et a été allaité ainsi. De nombreux récits décrivent la cruauté et le sadisme de l'Empereur Flint ... Mais je trouve que celui-ci est le plus terrifiant ... Par la suite, ses autres frères et soeurs que son père avait engendré par delà le monde, mourrurent dans d'atroces souffrance, et il en fut de même avec ce grand pirate. Ce fut la même chose pour les générations futures. J'attends moi-même ma fin censée être ignoble. Mon père, Salomon fut retrouvé quelques mois plus tard par le gouvernement. Un des hommes de l'équipage de ma mère avait survécu et l'avait dénoncé. Il fut emmené à Impel Down, où son supplice dura à peine neuf jours. J'étais désormais orphelin, et placé dans un centre de formation qui me prédestinait à devenir un agent gouvernemental. A six ans, je parvins à m'échapper pour embrasser ma destinée : devenir un pirate. Au départ j'étais simple mousse à bord d'un galion prestigieux de South Blue. Puis le temps passa, et je devins un pirate réputé sur Grand Line. Ma prime atteignit les 85 000 000 de Berrys, et à seulement 25 ans. Mais je fus rapidement mit aux fers pour purger une peine de 100 ans de prison à Impel Down. Mais c'était une occasion en or pour le gouvernement. Contrairement à mes prédecesseurs, j'étais plutôt docile. Et avoir Balthzar D. Flint à ses côtés était bénéfique. Par égard pour ma pauvre mère, on me proposa une place au sein du corps des 7 capitaines corsaires. J'acceptai sans hésiter. Je ne fus pas un corsaire très influent ni très actif. J'étais jeune, et cette expérience m'avait ouvert l'esprit. D'ailleurs, je n'y suis resté que deux ans. J'y ai principalement noué des relations amicales avec des membres éminents de la noblesse, et ouvert les yeux. Le Gouvernement Mondial n'est qu'une illusion. Une dictature. J'ai quitté en catimini l'ordre, changé d'identité pour me consacrer à une nouveau plan. Un plan visant à écraser le Gouvernement Mondial. Le plan "Jupiter". Un échec cuisant. Je m'étais mis en tête de retrouver l'arme antique Jupiter. Mon objectif avait changé, je voulais instaurer la paix et l'égalité de tous. J'ai fondé une famille, j'ai eu une femme et trois fils merveilleux. Mais en parallèle, je n'ai pas abandonné mon projet. Les aléas de la vie ont fait que ma femme et deux de mes fils sont morts à cause d'une épidémie terrible ... "


    Balthazar garda le silence et déglutit. Malgré l'ancienneté de ces évènements, la douleur semblait toujours être aussi vive. Avais-je déjà réellement souffert dans ma vie ? Pas vraiment. A part lorsque je n'étais encore qu'un matelot ordinaire ... Lors de ma première mission. Mon camarade Dart avait été tué sous mes yeux. Un souvenir lointain mais toujours très vivace. Et puis la mort de Senzô m'avait beaucoup chagriné. Il avait été mon mentor pendant un temps. Mais rien n'égalait la souffrance de ce pauvre homme. Il renifla un coup avant de reprendre la parole avec un calme incroyable.


    " Crélius, mon fils resta à mes côté et nous portâmes un deuil bien difficile à supporter. Mais je l'entretins de mon projet. Renverser en secret le gouvernement. Je ne disposais pas d'armée, ni d'argent, et encore moins de pouvoirs, mais j'avais en ma possession des documents rarissimes. Le journal intime de l'Amiral Goyah en personne. Un ensemble de textes révélant de grandes choses sur ce monde ... J'avais obtenu lors de mon mandat de corsaire les mémoires de l'ennemi juré de mon grand-père, Marshall D. Flint. J'ai fait constuire une base secrète ici-même avec mon fils. Nous étudiâmes avec grand intérêt les écrits de Goyah. Il y avait de nombreux moyens de parvenir à renverser le Gouvernement Mondial. Goyah ne les avait pas exploité à son avantage. Mais alors que nous nous apprêtions à mettre sur pied un plan remarquable, Crélius disparut. Il était parti sans donner d'explications. Alors je commençai mon enquête, soupçonnant une trahison de sa part ... Après tout le sang des Flint coule dans ses veines. En fait, il avait rencontré une femme sur une île, et était tombé fou amoureux d'elle. Ils eurent un enfant. Mais les moeurs de l'île faisaient que les enfants ne devaient jouir d'aucune relation avec leurs parents. Furieux et impuissant, Crélius quitta l'île après avoir tué sa femme ... Il ne pouvait concevoir une vie éloigné de son fils. Il rentra à notre base, me passa à tabac, et s'empara d'une partie du journal de Goyah. Je ne l'ai plus jamais revu depuis ce jour. Et j'ignore où il se trouve actuellement. "

    " Balthazar ... Cette île ... Ne serait-ce pas ... "

    " Oui, il s'agit de Freyja, ton île natale. "


    Im ... Impossible ! Cela voulait donc dire que j'étais le petit fils de cet homme ? Je suis donc un ... Flint ? Ganesha D. Flint ? Un héritier de cette lignée maudite ? Un homme destiné à la piraterie et à une mort certaine ? Non, je ne pouvais le concevoir ... Non, j'étais né pour servir la paix, et non devenir un agent du chaos ... J'en avais la nausée ...


    " Oui, Ganesha ! Tu es un Flint, et tu es mon petit-fils. Tu es le descendant d'un des pires ennemis de la Marine, l'institution que tu admires tant ! Je ne sais pas si tu te rappelles de moi, mais je venais te rendre visite une fois par an jusqu'à tes dix ans pendant que tu étais formé à l'académie monacale de Freyja. Je ne me présentais pas, je venais simplement t'observer. Persuadé que tu deviendrais un hors-la-loi par la suite, j'ai fait le pari de te laisser vivre. Mais inutile de te cacher que je fus déçu. J'assistai à la croissance d'une adolescent gras et ventripotent, qui passait son temps à manger, dormir et étudier. Nous étions loin de l'image de ton ancêtre, l'illustre Marshall D. Flint ! Le destin en a voulu autrement, tu es celui qui a échappé à la malédiction, Ganesha. Tu es l'élu de notre famille. Il n'en reste plus que trois. Toi, ton père qui court toujours dans la nature, et moi. Nous ferons sans Crélius, car j'ai tout prévu. J'ai suivi scrupuleusement ton parcours. Je t'ai surveillé, Ganesha. Et je fus fier d'apprendre que tu sois devenu un membre de la Marine. Idéal pour l'infiltration et le secret. Ton nirvana t'indique la Paix Universelle, n'est-ce-pas ? Alors nous allons l'instaurer en détruisant cette mascarade qu'est le gouvernement ! Suis-moi donc, et tu en sauras plus. Il est temps de te montrer notre base secrète et de te dévoiler le plan "Cataclysme"."


    Nous y voilà. Balthazar D. Flint était persuadé qu'au nom de mon idéal, j'étais prêt à trahir mon univers, ce à quoi j'appartenais. Mais il se mettait le doigt dans l'oeil. La Paix Universelle est la suprématie du gouvernement. L'écrasement des révolutionnaires, des pirates, et des criminels de son espèce. La purge totale. Plus de corsaires, plus d'Impel Down. Plus de cour de justice, juste des échafauds. Et à cet instant, je voyais précisément la tête de ce vieillard sur un plateau. Un imbécile fini de croire que j'allais le suivre aveuglément. Il méritait mille fois la mort et devait mourir. Mais je devais patienter encore un peu. Il fallait que je sache quel était ce plan "Cataclysme", et si par hasard je pouvais m'en servir ... Et surtout je devais connaitre le contenu du journal de Goyah ... Et savoir si ce que mon père avait subtilisé était un réel danger pour la stabilité. Amadéus Goyah était certes un homme admirable, mais il avait eu la faiblesse de croire que la Marine était au-dessus du Gouvernement Mondial. Nous sommes le bras armé de la paix, chargé de veiller sur le monde ... J'hochai lentement la tête. Le vieillard se retourna et sortit une télécommande de sa veste. Il cliqua sur un bouton rouge, et une trappe s'ouvrit. Dissimulée sous une épaisse couche de sable, personne n'aurait pu deviner sa présence. Balthazar me fit un clin d'oeil et m'indiqua la trappe. Je devais y descendre et découvrir quels secrets renfermaient cette petite base ...


Dernière édition par Ganesha le Lun 10 Déc - 12:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Silyos, île désertique. Sam 8 Déc - 22:33

    L'Antre. C'est ainsi que se nommait le petit QG de Balthazar D. Flint, mon grand-père biologique. L'entrée de l'Antre était une trappe dissimulée sous une couche de sable. J'esquissais un sourire lorsque le vieillard m'invita. Cet idiot était persuadé de m'avoir embobiné dans son histoire. Mais je devais découvrir de quoi il s'agissait. Que manigançait-il ? Quel était le plan "cataclysme" ? Je m'engouffrai sous la trappe, en descendant l'escalir sombre et mal éclairé par des torches. Peu à peu, je découvris une clarté plus vive en contrebas. Je fis irruption dans une petite salle au plafond bas. Une immense hache était disposé dans le mur du fond, un petit coin était aménagé pour le garde-manger. Un escargophone somnolait sur un bureau recouvert de papiers, de manuscrits, de livres de cartographie. Et sous une cloche de verre sous scellé, au centre de la pièce, un petit livre aux allures bibliques. La couverture était noir, et rien n'était écrit dessus. Je m'approchai avec prudence. Certainement le journal de Goyah. Balthzar posa sa main sur mon épaule, et de d'un regard avide, il fixa le journal avant de prendre place dans un fauteuil.


    " L'Amiral Goyah était fûté. Il a laissé filtrer de nombreux indices, mais il fallait être doté d'une habile logique pour décoder les indications. J'ai mis onze ans à découvrir ce que renfermait cet ouvrage, et à noter les secrets qu'il renfermait. J'aurais pu tout découvrir si seulement ton père n'avait pas fichu le temps avec le deuxième manuscrit de Goyah. De son temps, on l'appellait "le Fou". Mais moi j'aurais préféré le nommer "le Génie". "

    " Il n'existe qu'un seul génie en ce monde. Il est absolument maléfique et il se nomme "Sayuki". Quant à Goyah, il était un novateur, un homme de bien. Ses idéaux servaient la cause de la paix. "

    " En effet, Ganesha. Sur la table, il y a l'essentiel de mes recherches sur les carnets de Goyah. Puis j'ai réuni tous les éléments, fait des recherches, voyagé dans tout Grand Line pour trouver cette société secrête. Tu en sauras plus dans peu de temps. Quant à l'escargophone, il me permet de contacter mon ami, le Dragon Céleste. Il finance la plupart de mes projets car il s'est mis en tête de prendre la tête du gouvernement après notre coup d'état. "

    " Le plan "Cataclysme" ? "

    " Exactement. Je vais tout d'abord te révéler bon nombre de chose avant que nous passions à l'action. Remontons plusieurs centaines d'années en arrière, bien avant la naissance de Goyah, et du monde que nous connaissons aujourd'hui. A cette époque, il n'y avait pas la Marine, ni de Gouvernement, et encore moins des pirates. Les hommes vivaient en différentes communautés sur leurs îles, terrifiés à l'idée d'emprunter les voies maritimes. Des créatures aquatiques plus dangereuses et plus puissantes que celles de notre ère régnaient sur les océans. La plus petite des sardines de l'époque était plus grosse que la plus grande de nos baleines actuelles. La mer était un lieu impitoyable pour le genre humain. Les sirènes étaient géantes elles aussi. C'est ainsi que commence la légende de Ktoul'oo. Il s'agit d'un vieux conte qui ne circule plus ... Mais ne dit-on pas que les légendes sont basées sur des vérités ? Voiçi donc ce que raconte cette fable. On disait que la Reine des sirènes, la grande Méduse, s'ennuyait et ne parvenait pas à être heureuse. Pourtant les gens de son royaume faisaient tout pour la combler. Malgré tout cela, Méduse demeurait triste. Lassée de l'océan, elle décida de partir pour découvrir le monde. On raconte qu'elle a fait un tout complet du globe. Et de tous les pays qu'elle visita, un seul fut cher à son coeur : Erbaf. Sur l'île des géants, elle fit la rencontre de Ragnarok, un puissant guerrier. Et elle tomba folle amoureuse du géant. Ils passèrent trois années ensemble, leur amour était inébranlable. Mais de sombres rumeurs parvinrent jusqu'à elle. Un fléau divin, une créature capable de fouler le sol, de respirer dans l'air, de nager sous l'eau, de respirer dans l'eau et de voler dans les cieux, menaçait le royaume des sirènes. Méduse se hâta de rejoindre sa patrie pour la protéger. Mais elle demanda à Ragnarok de l'enfanter avant les adieux. C'est ce qu'il fit, et la reine des sirènes regagna son royaume en danger. Le monstre n'était autre que le Kraken. Une entité plus puissante que les rois des mers. Alors qu'il massacrait le bon peuple, Méduse se livra à un combat titanesque contre cette horreur. Au terme d'un affrontement éprouvant, elle tua le Kraken. Mais avant que celui-ci ne rende l'âme, il répendit sa semence dans les eaux sombres. Cette dernière s'insinua dans le corps fécondé de la reine-sirène. L'enfant qu'elle portait en elle était désormais maudit. Trois ans passèrent, et elle mis au monde une monstruosité. Une créature au corps à peu près humain, mais à la peau visqueuse et verdâtre, une longue queue tranchante, d'immenses ailes de chauve-souris dans le dos, et une tête de Kraken.


    La reine-sirène se jura d'élever son enfant pour faire de lui le prochain souverain du royaume. Elle voulait faire de lui un bon roi. Mais en grandissant, le monstre gagna en force. Il ne se laissait pas éduquer. Il contestait. Ses pouvoirs grandissaient. Son nom originel, Neptunor, il le délaissa pour se rebaptiser Ktoul'oo, ce qui signifiait "désolation". En deux ans, il était devenu encore plus grand que les géants, et à trois ans il atteint la taille définitive. Il était aussi imposant qu'une montagne. Ktoul'oo tua Méduse, sa propre mère. Puis il fut le responsable du déclin des sirènes en les massacrant toutes. Le Kraken tenait sa vengeance, son "fils" allait donc dominer le monde à sa place. Ktoul'oo traversa le monde, détruisant tout sur son passage. Ce furent les rois des mers, les monstres marins les plus puissants, qui éradiquèrent cette monstruosité en le plongeant dans un sommeil éternel.
    "



    Le silence retomba dans la pièce. Balthzar venait de terminer le récit de ce compte dont je n'avais encore jamais entendu parler. Cette histoire était tout bonnement incroyable, mais je n'en croyais pas un mot. Et quel en était le rapport avec notre affaire ? Balthazar était quelqu'un de très énigmatique. Il cachait bien son jeu et aimait bien parler par énigme. Mais peu importait. D'ici peu, j'allais me débarrasser de lui une bonne fois pour toutes. Il demeurait malgré tout un gêneur et un trouble à la paix mondiale. Mais je devais connaitre ce plan. En quoi consistait-il ? Pouvait-il m'être utile ? Tant de questions demeuraient encore sans réponses ...
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MessageSujet: Re: Silyos, île désertique. Lun 10 Déc - 12:11


    " Vois-tu Ganesha, les légendes disent parfois du vrai. Je ne sais pas si tu connais la véritable histoire de Goyah, mais après avoir tenté de renverser le Gouvernement Mondial avec l'arme antique Jupiter, il fut destitué et fu contraint à vivre en fugitif toute sa vie. En vérité, ce fut grâce à Marshall D. Flint que l'Amiral n'utilisa pas Jupiter. Et c'est précisément à Skypiea que se déroula un des combats les plus titanesques de notre ère. Peut-être ne me crois-tu pas, mais les îles célestes existent vraiment. L'affrontement entre le Boucher et le Fou dura une journée entière. Goyah était doté du pouvoir de la lumière, et notre ancêtre du pouvoir du déplacement instantané. Autant te dire que l'issue du combat resta incertaine jusqu'au bout. Mais ce fut Flint qui remporta au final avant de détruire ou de cacher Jupiter aux yeux du monde. Quant à Goyah, il fut rattrapé par ses erreurs, et Enishi le Taïpan bannit son collègue. Goyah changea bien entendu d'identité, et erra dans le Nouveau Monde, maudissant le capitaine Flint. Il entreprit un voyage aux confins du monde, toujours avec l'intention de se venger du monde. Ces évènements s'étaient déroulés il y a quarante ans. Sayuki, Goyah, Enishi, et Flint étaient déjà de vieux hommes à cette époque. Pour cause, Goyah mourrût deux ans après son bannissement de la Marine. C'est encore récent. Un jour, l'ex-amiral entendit parler de la légende de Ktoul'oo. Il se mit en tête de découvrir si cette histoire avait été vraie, et s'il y avait bel et bien un moyen de faire revenir cette créature et de la contrôler. "

    " Qu'a-t-il découvert ? "

    " Eh bien il s'est avéré que notre cher Goyah ait bel et bien découvert une caverne sous-marine abritant la carcasse de Ktoul'oo. Après avoir quitté la Marine, le vieil officier avait amassé tout au long de sa carrière une fortune colossale, et s'en servit pour enrôler une escouade d'hommes-poissons mercenaires. Les mercenaires étaient formels, le corps d'une créature encore plus impressionnante que les rois des mers, dormait sous les eaux profondes du Nouveau Monde. Il tenta de trouver le moyen de réveiller la créature et tenta de nombreuses expériences pour parvenir à ses fins. Après toutes ses tentatives, seule une seule se révéla être intéressante ... Après avoir fait chanté une sirène à l'oreille du mastodonte, plusieurs mercenaires ont affirmé avoir vu l'oeil de Ktoul'oo s'ouvrir avant de se refermer. Goyah compris alors. Seul le chant de Méduse pouvait réveiller cette créature de sa torpeur. Seule la voix de sa mère pouvait lui redonner vie. "

    " Alors c'est sans espoir. Nous n'avons aucune preuve que Méduse ait réellement existé. Et même si c'était le cas, elle n'est plus là pour raviver le coeur de Ktoul'oo. "

    " C'est bien vrai. Et Goyah est mort avant d'avoir pu trouver le moyen de ramener à la vie ce dieu vivant. Mais les derniers mots de son carnet restèrent énigmatiques. Une série de nombres sans aucune logique. Je les avais étudié pendant des années, sans comprendre de quoi il s'agissait. Mais je remarquai qu'en les lisant à l'envers, on obtenait des coordonées géographiques indiquant l'île des hommes-poissons. Alors je m'y suis rendu. Je savais que la clé de notre affaire se trouvait quelque part ici. Je me suis mis à fouiller les archives. Et je suis tombé sur une série de récits mythologiques de l'ancien temps. L'un d'entre eux évoquait une certaine Médusa Vassnah. Cette reine-sièrene avait elle aussi mis au monde un cataclysme vivant. Il s'agissait de la Méduse de la légende de Ktoul'oo. Sauf que dans la version poissonne, le demi-dieu n'est pas vraiment évoqué. Lorsque Méduse fut tuée sous les coups de son fils monstrueux, son corps fut secouru par ses frères et soeurs. Afin de ne plus jamais oublier cette reine au plus magnifique des chants, et qui était parvenue à repousser le Kraken, on emprisonna sa voix dans un coquillage qui resta une relique sacrée pendant près de deux siècles. Puis l'âge de la piraterie commença, et après plusieurs pillages, les hommes-poissons perdirent la trace de ce coquillage qui renfermait la voix de Méduse. On appelle cet objet unique le Zélos. En me repérant à la date de sa disparition, j'ai fait le lien avec un des premiers capitaines pirates qui ait écumé les mers. Cristof Cortez, dit le Conquérant, qui devint Empereur par la suite, avait mis à sac l'île des hommes-poissons. Son butin, il l'a caché quelque part sur Grand Line. Mais jamais personne ne l'a retrouvé. "

    " Je commence à comprendre les grandes lignes de ce que tu appelles le plan "cataclysme". Nous devons retrouver le trésor de Cortez le Conquérant, mettre la main sur le Zélos, et réveiller le grand Ktoul'oo afin qu'il renverse le Gouvernement Mondial. "

    " C'est exact. Et nous devons entamer nos recherches sur-le-champ. Mais cela ne suffit pas. Même si nous obtenons le Zélos, nous ne pourrons pas réveiller Ktoul'oo. Tout simplement parce que ton père possède la première partie des écrits de Goyah. Il détient l'emplacement de la caverne de Ktoul'oo. En d'autres termes, un jour ou l'autre il cherchera à obtenir nos écrits. Mais avant d'entamer les recherches sur Cortez, nous allons devoir retrouver Crélius et lui reprendre le carnet de Goyah. Mettons-nous en route sans plus tarder. "


    C'était le bon moment. Il était temps de me débarasser de ce vieillard sénile qui délirait complètement. Pour sa formidable mission, il se basait sur des légendes, du vent. Tant que je n'avais pas retrouvé mon père, je ne pouvais me permettre d'entreprendre cette chimère pour ébranler le monde de la piraterie. Je n'en avais ni le temps, ni l'envie. Mais un jour viendrait, peut-être, où je pourrais me servir de cette légende et du Zélos ... Mais rien n'était sûr. Et en aucun cas je ne devais laisser vivre ce vieux moustachu qui prétendait être mon grand-père. Je n'étais pas un Flint. J'étais Ganesha Ithar, contre-amiral de la marine ! Balthzar se retourna, et commença à rassembler ses affaires. Je restai silencieux, derrière lui. Puis je dégainai mon bâton d'acier et de granit marin.


    " Tu es bien naïf de croire qu'un officier supérieur de la Marine va se laisser embarquer dans ton petit manège. Ktoul'oo est un monstre qui devrait rester là où il est. Il est l'incarnation du chaos par excellence, et moi je suis le combattant de la paix, celui qui défie le chaos ! Je ne suis pas encore prêt à utiliser ce monstre pour le bien de ce monde. Alors je vais te tuer ici et maintenant. "

    " Hmm ... Ganesha tu décides donc de tourner le dos à notre famille ? Tu décides de renier ton nom ? Le sang de l'empereur Flint coule dans tes veines ! De plus, je connais tout de toi. Je sais que tu as mangé le Fuwa fuwa no mi, fruit du démon de la gravité ! Contrairement à moi, tu ne sais rien de moi. Ainsi donc la lignée n'a plus de descendance. Moi, Balthazar D. Flint, vais mettre fin à ta traitrise. Meurs donc ! "


    Balthazar saisit donc à une main l'énorme hache disposée contre le mur du fond. Visiblement il possédait un force exceptionnelle. Mais il était fait. J'avais touché le sol en arrivant sur l'île. Il ne savait pas à quoi il s'attendait. J'avais progressé. Je m'étais entrainé. Mon pouvoir avait grandi, et il l'ignorais. De plus, il lui était impossible de manier son arme correctement vu l'endroit étroit. Sans plus attendre, je claquai des doigts. Un mur se fragmenta, et un énorme bloc en surgit, prit la forme d'un trône sur lequel je pris place. Devant ses yeux ébahis, je souriai tout en lévitant à quelques mètres du sol. Je levai la paume de la main, et le plafond se déchira, formant une faille qui laissa entrer la lumière du soleil. J'avais une sortie, et m'envolai immédiatement. J'étais désormais dehors, contemplant mon adversaire à plusieurs mètres en contre bas, dans son Antre. Je remuai mon index, et un violent séisme se produisit sur 300 mètres carré. Sur des aires de cette dimension, je pouvais agir directement sur le sol et le sculpter, le controler à ma guise. Le séisme détruisit tut l'intérieur de l'Antre, qui s'effondra de l'intérieur. En quelques secondes, j'en avais terminé avec Balthazar. Il avait été tué lors de l'éboulement sous-terrain, et personne ne pouvait mettre la main sur les écrits de Goyah. J'en avait terminé avec mes origines. Plus que jamais, je savais qui j'étais. Ganesha Itah, conte-amiral de la Marine.

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Silyos, île désertique.

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