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Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup...

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Vexy Hope
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MessageSujet: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Mar 29 Jan - 23:27



Vexy recommanda un cocktail. Pour une fois, elle pouvait boire tranquillement. Enfin un peu de vacances… Et Goa lui manquait, en plus. Ca faisait un moment maintenant qu’elle était sur East Blue pour étudier, et après plusieurs mois passés entourée de bouquins sur Ohara puis Toroa, elle commençait à en avoir marre. Sa dernière mission pour la marine s’était passé aussi bien que d’habitude, et elle avait déjà été remerciée par la Base principale de Toroa, lui retirant par la même occasion la responsabilité des soldats dont elle avait eu la direction temporaire. En gros, une bande de bébés à peine sortis de la formation basique, indisciplinés et arrogants. Enfin, ça avait changé après leur première vraie bataille, et leurs premières blessures.

Enfin, c’était fini. Elle réquisitionnerait bientôt un bateau, même le premier rafiot à sa portée si nécessaire, tant qu’il pouvait tenir la route jusqu’à East Blue. Et en plus, elle avait sa récente promotion à célébrer… Colonelle Vexy Hope. Ca sonnait plutôt bien. En tout cas, ça lui plaisait beaucoup. Et surtout, surtout, elle était enfin dispensée de l’uniforme réglementaire. Dieu merci. Elle avait beau l’avoir porté pendant quatre ans, elle n’avait jamais pu supporter le bleu clair de la marine, qui faisait selon elle un très mauvais mariage avec ses yeux, et ses cheveux. D’ailleurs, la première chose qu’elle avait faite après la conversation denden mushique, ça avait été de prendre un bon bain, en balançant son uniforme à travers la pièce, puis de choisir une jolie tenue bien à son goût. Et là, devant son cocktail, en robe blanche et veste en jean, seigneur qu’elle était bien…

Au final, Toroa était une jolie île. Pas trop peuplée, mais juste assez pour ne pas être désertique non plus. La population était complètement pacifique, ce qui l’exposait parfois au danger des pirates environnants. Les protéger de cette menace avait été le travail de Vexy pendant son séjour ici, en même temps qu’elle étudiait. Mais il ne se passait jamais rien de bien excitant, et en trois mois elle n’avait mis qu’une petite soixantaine de pirates et bandits sous les verrous. Et lu des tas de bouquins, études, thèses et autres trucs pleins de poussière.

Soudain, alors qu’elle dégustait sa gorgée, sa promotion et son début de vacances, la porte du bar fut brusquement poussée. Rien qu’au grincement contestataire des verrous, Vexy pouvait deviner que celui qui venait d’entrer était pressé. Or, on rentrait rarement dans un bar quand on était pressé. Vexy pivota sur son tabouret, s’accoudant au comptoir en faisant la moue. Quatre secondes pour pouvoir dire que c’était un fugitif en fuite, blessé et fatigué. Probablement poursuivi, puisqu’il avait besoin de se cacher. Ou d’un otage, vu la façon dont il regardait Vexy.

- Oh non chéri, tu n’y penses même pas.

Et bien si, il s’approcha d’elle et posa un couteau sur sa gorge, la prenant clairement comme otage. Là il allait l’énerver pour de bon. Sans le laisser voir, elle laissa glisser ses fils de diamant entre ses doigts, et avec la légèreté d’une plume, entoura son poignet de l’un d’eux. Et dès que possible, elle utiliserait la chaîne qui lui servait ce soir de ceinture pour botter le derrière de ce crétin.
Soudain, quelqu’un d’autre fit son entrée, probablement le poursuivant. Vexy lui fit un signe de tête, agacée.

- Il est à toi ce crétin ? Parce que là, il me dérange pendant mon bonheur, et je t’en attribue à cinquante pourcent la faute.


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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Jeu 31 Jan - 19:52


Economiser/ Renflouer !


Depuis que j'avais commencé mon voyage, j'enchaînais capture sur capture me rapportant ainsi de l'argent, mais j'avais l'impression d'en dilapider le trois-quart rien que pour me déplacer d'une île à l'autre. C'était mon porte-monnaie qui avait le plus subi depuis mon départ de Banaro. Les calculs n'étant pas ma matière préférée plus jeune, il m'était impossible de savoir la somme exacte de berrys qui s'envolait dans ces coûts de transports hors de prix, mais rien que d'y penser mes nerfs s'excitaient déjà. C'est pourquoi, j'avais eu l'excellente idée de trouver un pêcheur acceptant gratuitement de m'amener d'île en île pour ce voyage. Même si les conditions de voyage étaient lamentables, si j'avais pu économiser une partie de mes bénéfices, j'étais ravi. L'odeur de poisson me dérangea un peu, elle s'incrusta dans mes vêtements au point d'avoir la même odeur que la poiscaille. Néanmoins, je pus m'y habituer au fil du voyage... Economie, économie, économie, malgré l'odeur désagréable, cela restait un voyage gratuit.

Il me laissa sur une île d'apparence forestière et partit sans avoir reçu le moindre petit berry de ma part ou encore un remerciement. J'en restais encore émerveillé, mais je fus réveillé par l'odeur poissonnière qui s'était imprégné sur mes vêtements. Sortant de la plage pour atteindre la ville, je fus immédiatement arrêté par plusieurs hommes louches me tendant la main en disant :

- Si tu veux passer, tu... POUAH, c'est quand que t'as pris une douche toi ?! C'est une infection ! Bref le pêcheur, si tu veux passer, tu payes ! 1 millions l'entrée !

Calmement, je respirais, je n'avais pas rêvé, ils en avaient après mon fric. Enfin, j'avais pu économiser quelques pièces et voilà que des abrutis sortis de nulle part, veulent me le piquer. J'avouais du mal à comprendre, en face de moi se trouvait des gugusses aux allures vraiment louches m'ordonnant de payer une taxe. Aucune barrière n'entourait les côtes, c'était un simple groupe d'une quinzaine de personnes voulant me piquer mon blé. Ils étaient vraiment ridicules, au point que je soupirai devant leur grotesquerie jusqu'à en rigoler méchamment. Vexés, ils me provoquèrent :

- Qu'est-ce t'as, tu nous cherches ?

Dès qu'il finit, j'assommai violemment la personne la plus proche avec un uppercut surpuissant. Celui-ci s'envola comme un oiseau et retomba comme un sac à patates. K.O ! Les autres, effrayés pour le coup brutal qu'il venait de subit, s'enfuirent en courant comme de vulgaires fillettes. M'ennuyant, je courus à leur poursuite pour les rattraper, c'était un peu une chasse à l'homme dans cette île au nom inconnu pour moi. Mon fruit du démon me donnait un avantage considérable dans ce jeu, de plus, c'était toujours le chasseur qui chasse et non l'inverse : La chasse était donc ouverte dans la ville.

La plupart ne courait pas aussi vite que moi et je pus facilement en rattraper quelques uns s'affolant dès qu'il me virent à quelques mètres d'eux. Avec un coup ascendant, j'assommai le premier qui s'écroula par terre, puis souriant sournoisement je marchai carrément sur la tête du second afin de l'aplatir au sol. Le troisième eut moins de chance que ses précédents camarades, il avait trébuché et glissé à plat ventre par terre : Je n'eus aucun scrupule à lui défoncer la colonne vertébrale avec un kick descendant. Pour effectuer mon coup, j'avais dépensé quelques secondes que je rattrapai illico en me servant de mon ombre comme tentacule. C'était une journée agréable pour moi, je prenais un plaisir immense à "éduquer" de vilains pirates voulant toucher à mon argent. En contre-partie, j'abîmai un peu le décor : Certains se fracassaient dans les petites maisons des habitants, tandis que d'autres finissaient agonisant au sol.
Mon bonheur était si intense que je ne comptai le nombre de gens que je blessai, et sans le faire exprès j'avais peut-être intégré dans mon lot de victimes des touristes et même des habitants innocents, c'était peut-être pour ça que la chasse dura longtemps.

Calmement, je m'arrêtai, la chasse semblait être fini car je n'entendis plus aucun bruit de terreur. J'essayai d'abord de me rappeler du nombre exact de victimes : Ma cervelle ne put délivrer un nombre, elle n'avait pas la place pour retenir quelque chose de si inutile. Marchant tranquillement, je soulevai ma jambe et remarquai une trace de sang encore fraîche et des gouttes rouges dispersées plus loin. On dirait qu'il y'en avait un qui n'avait pas totalement eu son compte, le travail n'était donc pas fini. Suivant les traces de sang comme un chien qui reniflait une piste, j'arrivai devant les portes d'un bar semblant peu agité et entrai toujours avec confiance et sérénité à l'intérieur. L'extérieur rustique cachait une somptueuse salle de bar que de riches bourgeois fréquenteraient quotidiennement s'ils en connaissaient l'existence. Mon regard se baissa sur la scène qui se déroulait devant moi : Devant moi immobile, se trouvait une femme, habillée chiquement avec une robe blanche immaculée et une veste en jean, une bourgeoise sûrement. Elle semblait immobile, comme qui dirait pris en otage par un homme blessé, sûrement une de mes victimes, que je n'avais pas assez chouchouté, enfin je crois. Cela expliquait la présence du couteau sous la gorge. Enervée, elle hurla dessus dès qu'elle me vit arriver :

- Il est à toi ce crétin ? Parce que là, il me dérange pendant mon bonheur, et je t’en attribue à cinquante pourcent la faute.

Humeur grognante, on dirait ! Je détestais les femmes, j'avais mes raisons. Celle-ci me semblait particulièrement agaçante à me crier dans les oreilles. Tout de même quoi 50 %, ce n'était pas ma faute si elle avait été pris en otage, elle n'avait pas qu'à s'habiller comme une allumeuse. Abuser était l'un des plus grands défauts des femmes, décidément elle ne changerait jamais. Soupirant longtemps, je râlai un peu et lui dit :

- 50 % !!! Te paie pas ma gueule ! D'accord, j'aurais dû m'appliquer un peu, mais franchement, même si t'es une bourge, t'aurais pu te défendre un peu quoi. Même un gamin de dix ans pouvait se débarrasser d'un tel détritus.

Analysant la situation, je vis que je pouvais facilement me servir de mon ombre pour immobiliser le détenteur du couteau jusqu'à le blesser. Mais bon, cette scène me plaisait beaucoup, la bourgeoise "pétée de tunes" pris en otage par le pauvre pirate (enfin, il me semble) désespéré. Cocasse n'est-ce pas ? Pour le moment je vais regarder la scène :

- En plus de cela, tu es vraiment impolie, tu ne te présente même pas, fillette ! Tu veux que je te sauves, c'est ça ? Si tu me paie généreusement, c'est faisable... Lui dis-je en souriant méchamment.

Spoiler:
 




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Vexy Hope
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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Dim 3 Fév - 15:45



- 50 % !!! Te paie pas ma gueule ! D'accord, j'aurais dû m'appliquer un peu, mais franchement, même si t'es une bourge, t'aurais pu te défendre un peu quoi. Même un gamin de dix ans pouvait se débarrasser d'un tel détritus. En plus de cela, tu es vraiment impolie, tu ne te présente même pas, fillette ! Tu veux que je te sauve, c'est ça ? Si tu me paie généreusement, c'est faisable...

Avec son sourire mauvais, il aurait presque eu l’air d’un brigand. Un brigand pas mal, il faut l’avouer, mais un brigand tout de même. Et grossier, en plus… Sauf que le vrai pirate, lui, bien moins reluisant que son poursuivant, n’en menait pas large.
Bon, Vexy devait lui accorder que ce poursuivant avait vraiment un air de tueur assez flippant, pas donné à tout le monde. Un chasseur de primes, probablement ? En tous cas, il en avait l’attitude, et l’aptitude. Un vrai rapace… Il voulait de l’argent, pour sauver sa petite personne. La bonne blague… Si jamais ce genre d’histoire était remontée à ses supérieurs, elle aurait ait fait un bon sujet de rigolade. Halàlà, Vexy devait constamment être sujette à des méprises aussi ridicules. C’était ça d’être une jeune adulte et déjà colonelle…
Mais Vexy aussi était assez matérialiste, normal pour une « bourge ». Ca lui aurait fait mal de céder ne serait-ce qu’un seul centime. Et en plus, elle n’avait peut-être que dix-neuf ans, mais de là à la traiter de fillette ! Ce mec avait réussi à l’agacer encore plus que le premier bandit. Et les vacances tranquilles, c’était pour quand ?

Pourquoi fallait-il toujours tout faire soi-même… Elle tira brusquement avec deux doigts sur son fil en diamant, coupant la circulation de son sang du poignet du pirate et infligeant brusquement une douleur aigue à son kidnappeur, qui laissa échapper un cri de fillette. Pathétique… Immédiatement, elle sortit deux aiguilles cachées dans sa veste en jean, et les planta aussitôt dans le bras du type qui la tenait en « otage ».
Ayant visé correctement, son attaque permis de faire perdre à son adversaire le contrôle de son bras, les liaisons nerveuses maintenant coupées. Aussitôt, elle lui fit lâcher son arme, et lui infligea une prise d’arts martiaux. Elle n’avait pas pris des cours de combat pendant deux ans pour rien. En deux temps trois mouvements, elle l’obligea à valdinguer par-dessus son épaule. Au final, il se retrouva sous son talon, à moitié assommé par la violence de la prise. Elle lui donner un coup de pied dans le ventre pour faire bonne mesure, l’envoyant définitivement dans les vapes.

Puis, elle releva la tête vers l’intrus et lui fit un sourire aussi carnassier que le sien. Vexy n’avait peut-être pas les yeux rouges sang, mais des yeux vairons froids comme la glace, elle ne crachait pas dessus non plus.

- La petite « bourge » peut se défendre toute seule. Et elle s’appelle Vexy. Vexy Hope, colonelle de la marine. Enfin, là je suis en vacances. Du moins je l’étais jusqu’à ce que tu laisses échapper ce crétin… Et toi, beau gosse, tu es ?

Pour faire bonne mesure, elle ficela solidement sa nouvelle proie. Quelle bonne blague cette histoire…
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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Mer 6 Fév - 19:33


Une mauvaise journée... ou pas ?!


La scène actuelle me plaisait beaucoup : La bourgeoise sans souci habituel pris en otage par un pirate désespéré. Je ne pouvais m'empêcher d'afficher un sourire mesquin en regardant cette scène des plus cocasse. Au fond de moi, j'étais vraiment un sadique de première catégorie. Le bar était heureusement vide, j'allais encore passer pour un salopard avec ce visage de psychopathe, s'il y'avait des gens à l'intérieur. Certains croiraient même que je serais le complice de ce misérable bandit. Un homme comme moi ne doit fréquenter que la crème de la piraterie... Enfin, il faudrait déjà que j'en rencontre, mais un jour j'en rencontrerais un, c'est certain.

Me rapprochant d'eux petit à petit, le pirate se mit soudain à trembler, la main tenant le poignard tremblait elle aussi ; C'était amusant à voir, savait-il au moins comment tuer quelqu'un ? Peut-être devrais-je agir ? S'il ne m'avait pas répondu à ma gentille requête, c'était sûrement qu'elle ne voulait pas me payer gracieusement et, donc je n'avais aucune raison d'intervenir dans cette magnifique scène. S'il elle voulait voir un prince charmant la secourir, c'était seulement après avoir donné le pot de vin. Restant tout de même vigilant, je détachai avec la discrétion d'un assassin mon ombre et la dissimulai derrière notre "joli couple" sans pour autant la matérialiser.

Je ne compris la suite des évènements. Le criminel lâcha soudain le couteau qui menaçait la gamine libérée de toute pression. Un cri de fillette aiguë atteignit mes oreilles, à un point qu'il faillit me briser les tympans. Quand je compris que le responsable de cet hurlement était le ridicule bandit, je ne pus m'empêcher de rire. Piaillant d'un rire continu, je fus ailleurs et ne vis pas la fin de la scène. Après m'être calmé, je pus voir que tout avait changé, le pirate était allongé au sol, et semblait ne plus bouger. Quelqu'un l'avait envoyé au tapis, et malgré quelques doute j'étais presque certain du responsable. Elle m'observait méchamment avec ces yeux tempêtes, comme si elle voulait me provoquer ou me montrer que je n'étais pas le maître ici. Associé à ce sourire cannibale, c'était comme si elle voulait me manger tout cru. Elle se présenta enfin gardant quand même cet air carnassier :

- La petite « bourge » peut se défendre toute seule. Et elle s’appelle Vexy. Vexy Hope, colonelle de la marine. Enfin, là je suis en vacances. Du moins je l’étais jusqu’à ce que tu laisses échapper ce crétin… Et toi, beau gosse, tu es ?

Bah tiens, un haut-gradé de la marine et si cela ne suffisait pas, une fille colonelle. C'était vraiment une manie d'en rencontrer sur ma route. Pour moi, j'étais comme un aimant qui attirait inconsciemment de vilains métaux. Quand je cherchais des pirates "acceptables", ce n'était vraiment pas gagné, par contre des marines, je pouvais en trouver dans le buisson le plus proche. Soudain je me rappelai que j'avais vraiment mis la ville sans-dessus dessous avant d'arriver en tabassant du pirate. Si la colonelle voyait le désastre... J'allais encore me faire réprimander par la marine, et Dieu sait le nombre de fois que le gouvernement m'avait réprimandé à propos de mon comportement qu'il jugeait trop brutal à leur goût. Quelque chose me disait même que j'avais un casier au gouvernement dans lequel était regroupé toutes mes actions bienfaitrices, mais également toutes mes "boulettes" ( Il doit en avoir beaucoup ). Si je ne stoppais pas mon excès agressif, j'aurais de sérieux problèmes. Elle m'avait tout à l'heure traité de "beau gosse" ! Je pris ce compliment positivement, ma "grand-mère" me répétait souvent que j'avais beaucoup de succès auprès de la gente féminine, pourquoi ne pas tester ? Cela me permettrait peut-être d'échapper au blâme.

Elle ficela solidement le cadavre encore au sol, afin de ne pas être dérangé. A l'oeil nu, il était difficile de les apercevoir, seul la lumière du bar m'avait permis de les distinguer, c'était sûrement un cordage d'une grande résistance. Examinant le pauvre "macchabée ficelé comme une dinde, j'aperçus une légère incision à son poignet dû à un objet tranchant, ainsi que deux aiguilles plantées dans sur des liaisons nerveuses, puis un simple coup aurait suffit à l'envoyer dans les vapes, enfin ce n'était que mon point de vue. Seul les médecins combattants étaient capable d'éliminer leur adversaire avec cette habileté et cette dextérité exceptionnelle. C'était des techniques très utilisées par les voleurs et les assassins. Personnellement, je n'en maîtrisais aucune, mais j'avais déjà mon maître recourir à ses techniques notamment sur les animaux. Alors, une marine savait manier ce genre de technique précise... Intéressant :

- Médecin, je suppose ? Un si grand talent dans les mains d'une si jolie fille. Voir qu'il est gâché chez ces crétins de la marine me désole vraiment. Lui dis-je souriant mesquinement. Tu voulais connaître mon prénom n'est-ce pas ? Alors je vais te le révéler : Hebner, Danny Hebner, Chasseur de Primes.

Me rapprochant d'elle doucement, j'arrivai à mon tour près de la malheureuse victime. Baissant légèrement les yeux, je dévisageai immédiatement avec dégoût la malheureuse victime de la jeune fille. Ces yeux tempêtes semblaient vouloir me menacer et m'inciter à la combattre, mais cela m'attirerait encore des problèmes... même si l'envie était vraiment alléchante. Gardant toujours mon "mauvais' sourire effrayant, j'effleurai avec une grande délicatesse sa joue avec ma main, puis la caressai subtilement. Quel peau douce ! J'avais l'impression de caresser la peau d'un bébé, une véritable peau de satin dont seul les femmes avaient le secret. Ma main également était douce, j'étais peut-être un chasseur de primes, mais je prenais un certaine attention à entretenir mon corps d'athlète. Elle se croyait prédateur, inversons les rôles. Affichant le sourire carnivore qu'elle avait osé me montrer, je lui dis avec simplicité :

- Laisser un pirate en vie est un comportement digne de la marine, on dirait bien que l'on ne vous apprend pas à tuer dans vos petits QG ! J'ai vraiment du mal à comprendre les raisons qui t'ont pousser rejoindre leurs si faibles rangs. Si tu te sens incapable de le tuer, je me ferais un plaisir de t'apprendre comment procéder, ma chère Hope !

Voilà ma réponse à sa provocation. Etais-ce pour la séduire ? Je n'en avais aucune idée, j'avais agi par instinct sans en venir à un combat. Je restais quand même perplexe à propos des raisons qui l'avaient poussée à intégrer la marine, elle pouvait faire une parfaite chasseuse de prime selon moi. Savoir qu'un tel talent était gâché chez eux me dégoûtait vraiment.



Dernière édition par Danny Hebner le Dim 10 Fév - 17:35, édité 1 fois
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Vexy Hope
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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Ven 8 Fév - 23:33


Décidément, ces vacances commençaient à prendre une tournure bien plus intéressante… Et cela ne déplaisait pas du tout à Vexy, bien au contraire... Il avait eu l’air légèrement surpris d’apprendre qu’elle était marine, mais s’était repris bien vite. Il en avait probablement vu d’autres, s’il était chasseur de primes. Chasseur de primes, hein ? Un métier intéressant. Ni pirate, ni marine, juste casseur de gueules à son propre compte. La filière avait de l’avenir, avec ce nombre de criminels en croissance perpétuelle. Et ça lui allait comme un gant, à première vue.
Elle leva un sourcil lorsqu’il comprit qu’elle était médecin, et se plaignit qu’elle soit chez la marine. Et dire que beaucoup de gens minorisaient ce talent-là chez elle. D’ailleurs, il ne faisait pas non plus l’impasse sur sa beauté, du moins à ce qu’il semblait. Danny Hebner… Elle tâcherait de retenir ce nom à l’avenir.

Pour un chasseur de primes, il ne montra guère d’intérêt pour le pauvre et surtout pathétique pirate de pacotille coincé sous le talon de Vexy. Certes, la chasse devenait beaucoup moins drôle une fois la « proie » ficelée. Mais elle ne s’attendait pas à ce qui lui porte de l’intérêt à elle. Il avait toujours cet air de défi, mais il porta sa main à la joue de Vexy, la surprenant. Elle se garda bien d’en montrer quoi que ce soit, se contentant seulement de sourire de plus belle. Pour un homme, sabreur de surcroît, il avait un toucher agréable…

- Laisser un pirate en vie est un comportement digne de la marine, on dirait bien que l'on ne vous apprend pas à tuer dans vos petits QG ! J'ai vraiment du mal à comprendre les raisons qui t'ont pousser rejoindre leurs si faibles rangs. Si tu te sens incapable de le tuer, je me ferais un plaisir de t'apprendre comment procéder, ma chère Hope !

Finalement, ils en revinrent à parler affaires. Ah, les hommes... Il s’étonnait qu’elle n’ait pas encore tué le pirate, et lui proposait même de l’aider à le faire. Aha... Et il en rajoutait une couche sur le fait qu’elle n’était pas à sa place dans la marine. Comme si elle ne le savait pas déjà… Elle donna un nouveau coup de pied dans le corps de pirate sous son pied.

- Je suis en vacances, chéri. Moins je bosse, mieux je me porte. Et ma robe a couté aussi cher qu’elle en a l’air, je n’ai vraiment pas envie de la salir. Mais, je pensais simplement te rendre service en te le laissant en vie. Cela ne rapporte-t-il pas plus de les ramener vivants ? Et surtout, si on apprenait qu’une colonelle a fait le bouleau à la place du chasseur de primes, ça te ferait une mauvaise publicité non ?

Et elle avait dit tout ça avec un sourire charmeur. Elle se pencha pour récupérer ses fils, mais planta une de ses aiguilles droit dans le front du pirate, à un endroit très précis. La stase, ou mort artificielle, comme elle aimait l’appeler. En se relevant, elle fit un clin d’œil au chasseur.

- Il se « réveillera » quand tu lui retireras cette aiguille. C’est plus pratique que de le ficeler, non ?

Elle soupira, et chipa la bouteille de son alcool préféré derrière le bar, en jetant un regard menaçant au barman qui allait protester. Mais il se tut, et elle pu se resservir un verre, puis pousser la bouteille vers Danny. Après une gorgée, elle soupira.

- Je suis devenue militaire pour faire plaisir à mes parents « bourges », et pour le salaire. Je suppose que naître dans la merde ou la soie définit un peu notre futur… Mais j’avoue que je ne m’y plais pas plus que ça. Au début, j’étais regardée de haut à cause de mon âge et de mon sexe, puis ils ont compris que j’étais peut-être une gamine de 19 ans, mais que j’étais plus intelligente qu’eux. Mais je suis colonelle, et ces vieux crétins ne m’ont encore jamais envoyée sur Grand Line… Je passe mon temps à donner des ordres à des crétins, et ce n’est vraiment pas passionnant.

Elle vida son verre d’un trait, et se retourna vers Danny, se rapprochant même un peu plus de lui pour donner un air d'intimité à leur conversation. Finalement, les vacances pouvaient peut-être s'avérer plus passionnantes que prévu...

- Et la vie de chasseur de primes ?

Vexy s'était elle aussi mise en mode "prédatrice", mais d'un genre différent. Pour une fois qu'elle rencontrait quelqu'un qui alliait charisme, force et personnalité, elle comptait bien en profiter. Ni pirate ennemi, ni collègue qui dénigrerait son boulot, il était chasseur de primes. On plaisait difficilement à Vexy Hope. Un poil trop arrogant, mais presque parfait tout de même. Ce Danny Hebner lui plaisait beaucoup.
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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Dim 10 Fév - 17:36


As-tu un rêve, Hope ?


Elle sembla légèrement surprise par mon touché délicat. Elle ne voulait sûrement pas le montrer, à vrai dire je trouvais qu'elle le cachait plutôt bien. Les femmes étaient quand même si prévisibles, cela ne lui enlevait rien à sa beauté naturelle. Précisons-le, je ne la draguais pas vraiment, j'essayais seulement d'échapper au blâme que je pourrais recevoir si elle voyait les dégâts causés dans la ville. Ils n'étaient pas monstrueux, mais le moindre écart de conduite ou destruction matérielle était sanctionnée avec la marine. Cela semblait marcher, elle ne semblait pas prête à quitter le bar, moi non plus d'ailleurs, il y avait quelque chose que j'appréciais beaucoup chez elle et qui la différenciait des autres soldats de la marine. Malgré la froideur de mes mots, elle se contentait de me sourire comme une gamine joyeuse ne souciant de rien. Pour s'assurer de l'état du pauvre "dindon ficelé", elle lui donna un violent coup de pied dans l'abdomen afin de l'aplatir définitivement au sol. J'avais en face de moi, la scène qu'aucun mâle puissant ne voudrait vivre un jour : être dominé sous le talon d'une jolie femme, au sens propre, ici en plus. Décontractée, elle répondit à ma provocation :

- Je suis en vacances, chéri. Moins je bosse, mieux je me porte. Et ma robe a coûté aussi cher qu’elle en a l’air, je n’ai vraiment pas envie de la salir. Mais, je pensais simplement te rendre service en te le laissant en vie. Cela ne rapporte-t-il pas plus de les ramener vivants ? Et surtout, si on apprenait qu’une colonelle a fait le bouleau à la place du chasseur de primes, ça te ferait une mauvaise publicité non ?

Elle avait titillé quelques peu mes nerfs en me répondant ainsi. Elle avait gardé ce sourire à la fois charmeur et provocateur pour répondre Si elle n'était pas une marine... J'étais parfaitement capable de capturer ce pirate, il était inutile qu'elle intervienne dans mon affaire. Personnellement, je me fichais de ma réputation, le peuple m'aimait, tant mieux, le peuple me détestait, tant pis. Quand elle m'apprit qu'elle était en vacances, je commençais à mieux comprendre cet aspect décontracté ainsi que la robe immaculée qu'elle portait. Elle semblait tout faire pour que ces vacances se passent magnifiquement bien.
Elle se pencha vers la pauvre victime et le délivra de son étreinte en lui enlevant les fils qui le retenaient. De sa veste, elle sortit ensuite une aiguille et la planta sur le front. En se relevant, elle me fit un clin d'oeil déconcertant et m'affirma qu'il dormira bien, tant que je n'enlèverais pas l'aiguille de cet endroit. La jolie Hope avait sûrement visé un point précis de son organisme. Étant cuisinier, je n'avais qu'une petite connaissance des organismes du corps, mais mon instinct me disait que je pouvais faire confiance à cette jeune et jolie fille pour le moment.

Soupirant fortement, elle se dirigea vers le comptoir du bar et chipa une bouteille d'alcool, sans demander la permission au barman, muet depuis le début de la scène. Il devait sûrement avoir peur de nous ; C'était compréhensible, nous avions tous les deux, ces yeux glacials et sinistres. Mais pour une marine, elle avait un sacré culot de menacer le peuple qu'elle avait pour but de protéger, mais donc, que faisait-elle chez ces faibles soldats de la marine ? Se servant un verre, elle m'envoya la bouteille afin de partager la bouteille, gentiment. Buvant d'abord calmement, elle soupira encore et me dit :

- Je suis devenue militaire pour faire plaisir à mes parents « bourges », et pour le salaire. Je suppose que naître dans la merde ou la soie définit un peu notre futur… Mais j’avoue que je ne m’y plais pas plus que ça. Au début, j’étais regardée de haut à cause de mon âge et de mon sexe, puis ils ont compris que j’étais peut-être une gamine de 19 ans, mais que j’étais plus intelligente qu’eux. Mais je suis colonelle, et ces vieux crétins ne m’ont encore jamais envoyée sur Grand Line… Je passe mon temps à donner des ordres à des crétins, et ce n’est vraiment pas passionnant.

Pauvre petite ! J'étais prêt à verser une petite larme pour elle, malheureusement je n'étais "plus" quelqu'un de gentil, alors je restai de marbre sans montrer mes sentiments. Sans m'en apercevoir, elle avait déjà vidé son verre, alors que moi j'avais à peine entamer le mien. Elle semblait bien tenir l'alcool pour une marine et surtout pour une femme. Pendant la conversation, elle s'était rapprochée, petit à petit de moi, installant une confiance entre nous, elle ne semblait pas me craindre, moi Danny Hebner, le Devil Eyes. Cela me faisait bizarre : "les aléas de vie" me dirait mon maître.

- Et la vie de chasseur de primes ?

Elle m'observa une nouvelle fois avec cet air de tigresse prêt à me bondir dessus. Il faudrait peut-être que je lui apprenne qui est le chasseur ici. Bah tiens, elle voulait savoir connaître ma vie de chasseur. On n'entrait pas ainsi dans mon intimité aussi facilement, mais elle avait du culot pour une fille, alors pourquoi ne pas lui révéler l'envers du décor, je paris qu'elle en serait sûrement très intéressé. Jouant moi aussi au prédateur je lui dis :

- J'ai des rêves et c'est qui me permet d'avancer et de tracer mon futur. Je ne suis pas né d'un milieu noble, et alors ? J'ai mes rêves et ça me suffit amplement. Ceux qui ont choisi de devenir un chasseur de primes ont tous des rêves et c'est ce qui nous différencie de la marine, se faisant passer pour les bienfaiteurs du monde. Nous n'avons pas besoin d'attendre des ordres pour nous rendre sur Grand Line, si nous voulons y aller, nous y'allons, c'est tout ! Nous ne sommes pas forcés de trimbaler des gamins imbéciles et inutiles avec nous, car nous sommes libres de nos choix. Insistai-je à la fin.
Les différences sont grandes ma jolie Hope, tu es la belle colombe emprisonnée dans une cage, tandis que moi je suis le faucon libre poursuivant mes rêves avec conviction. Aucun de nous ne possède un grade désignant notre force et nos actes valeureux, nous sommes tous sur un pied d'égalité, nous sommes des chasseurs de primes.
En tout cas, c'est si triste de te voir dans le "mauvais" camp, Hope !


Je pense là avoir remis les choses en place ! Je n'avais pas arrêté de la fixer avec mes yeux rouges sang pour tenter de la troubler. M'étant rapproché moi aussi de Vexy pendant mon discours, je pus sentir le parfum doux et agréable que dégageait sa courte chevelure. Personnellement, je préférais les longs cheveux, mais je trouvais que les courts lui correspondaient mieux, ils mettaient en valeur ses si beaux yeux. Nos corps étaient à présent très proches, je pus déjà sentir sa longue robe blanche toucher ma longue veste noire. Il y avait longtemps que je n'avais pas ressenti une telle intimité avec une femme, je ne pourrais vous définir ce qui me plaisait chez elle. Sans pour autant enlever mon sourire mesquin, je donnai une idée qui s'avérait être utile :

- S'asseoir serait une bonne idée, tu ne crois pas ?

Attrapant la main de Hope, tel un gentleman attentionné, je l'accompagnai calmement vers une table et l'aidai à s'asseoir sur une chaise. Puis je partis en direction du bar et volai à mon tour une bouteille d'alcool sous le regard pétrifié du barman. N'ayant pas fini mon verre, je donnai donc directement la bouteille à Hope qui avait fini le sien, depuis un bon moment. En la saoulant, elle n'aurait pas à voir les dégâts matériels de la ville et puis, j'aimais en apprendre sur elle, donc le temps passait vite. M'asseyant à mon tour, je pris une grande gorgée d'alcool sans pour autant finir mon verre :

- As-tu un rêve, Hope ? Lui demandai-je avec souriant encore et toujours.

Cette question pouvait paraître sinistre pour Vexy, mais j'attendais avec impatience sa réponse et quelque chose me disait que je ne serais pas déçu par sa réponse et par Hope, loin de là. Vexy Hope, tu me plais beaucoup ?!

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Vexy Hope
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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Ven 15 Fév - 15:38


Les rêves, si seulement…


    Vexy était certes alcoolisée et plus entreprenante que prévu, mais elle se gardait bien d’être intelligente. Un chasseur de primes qui tapait la parlote avec une colonelle, sa future bourse en état de stase, autrement dit plus mort que vif, à ses pieds ? Il y trouvait un intérêt lucratif. Les chasseurs de primes fonctionnaient toujours ainsi. L’ordre de leurs priorités se résumait à leurs cibles et leurs primes.
    Certes, son affaire était faite ou presque, mais il restait là à causer. Un peu étonnant, mais sûrement calculé. Mais pour une fois, Vexy n’avait pas envie de calculer ses trois ou quatre mesures d’avance. Il était tard, elle était dans un bar, avec un bel homme et de l’alcool. Ca, c’étaient presque des vacances de rêve. D’ailleurs, en parlant de rêve….

    - J'ai des rêves et c'est qui me permet d'avancer et de tracer mon futur. Je ne suis pas né d'un milieu noble, et alors ? J'ai mes rêves et ça me suffit amplement. Ceux qui ont choisi de devenir un chasseur de primes ont tous des rêves et c'est ce qui nous différencie de la marine, se faisant passer pour les bienfaiteurs du monde. Nous n'avons pas besoin d'attendre des ordres pour nous rendre sur Grand Line, si nous voulons y aller, nous y'allons, c'est tout ! Nous ne sommes pas forcés de trimbaler des gamins imbéciles et inutiles avec nous, car nous sommes libres de nos choix. Les différences sont grandes ma jolie Hope, tu es la belle colombe emprisonnée dans une cage, tandis que moi je suis le faucon libre poursuivant mes rêves avec conviction. Aucun de nous ne possède un grade désignant notre force et nos actes valeureux, nous sommes tous sur un pied d'égalité, nous sommes des chasseurs de primes. En tout cas, c'est si triste de te voir dans le "mauvais" camp, Hope !

    Il s’était rapproché pour lui parler, yeux dans les yeux. En fait, il vit probablement les prunelles hétérochromes de Vexy pétiller avant qu’elle ne pouffe de rire. Elle aimait ce qu’il disait, mais elle voulait en rire aussi. Sans attendre de voir ce qu’elle allait lui répondre, il proposa simplement qu’ils s’asseyent.
    Lui prenant même la main, ce qui la fit doucement sourire, il l’accompagna jusqu’à une chaise avant de piquer lui-même une autre bouteille d’alcool au pauvre barman, et lui donna directement. Décidément, il l’aimait alcoolisée.

    - As-tu un rêve, Hope ?

    Et il souriait, encore, toujours… La colonelle, elle, prit doucement une expression plus songeuse, sérieuse, pour répondre à cette étrange question. Le genre de question qu’on ne posait pas à Vexy Hope. Le terme rêver ne figurait même pas dans son vocabulaire. En caressant du bout de l’ongle le contenu parfumé qu’elle venait de verser dans son verre, elle réfléchit doucement.
    Jusqu’alors elle n’avait jamais réfléchi à ses « envies ». Plutôt à comment satisfaire ses parents, et ses besoins matériels, quoiqu’exigeants. Son cerveau surdoué n’était pas fait pour réfléchir autrement qu’avec des données. Elle était capable de taire tous ses sentiments d’un battement de cils, et de voir la mort en face sans rien éprouver, pas même de la pitié ou du remord. Au final, elle vida un nouveau verre avant de répondre. Elle commençait à vraiment être grisée. Et une Vexy alcoolisée avait envie de jouer. Elle se lécha les lèvres, et décidant de le faire tourner un peu en bourrique, se leva, fit le tour de la table et vint se poser sans gêne sur ses genoux.

    Un peu grivoise, elle approcha ses lèvres de son oreille et murmura sa réponse à voix basse.

    - Si j’avais un rêve, Hebner, ce serait changer le monde.

    Elle l’embrassa furtivement sur la joue et se releva en souriant, attrapant la bouteille, avant de s’asseoir sur la table. Vexy n’avait pas menti, ou fabulé. L’alcool rendait son cœur trop léger, et elle laissait sortir tout ce qu’elle réfrénait en temps normal.

    - …Je ne suis pas faite pour rêver. J’ai trop grandi en voyant les pourritures qui gouvernaient la misère. Piraterie, Marine, Révolution, j’avais toutes ces voies pour tenter de « soigner » le monde. J’ai choisi de le changer de l’intérieur, comme un médecin... J’aurais tout aussi bien pu m’embarquer sur le premier rafiot venu et être l’ennemie de mes pairs d’aujourd’hui. Mais j’étais persuadée qu’avec du grade, de l’autorité, des dizaines de « crétins » directement sous mes ordres, ça irait plus vite. Tu crois qu’on est des grades, des oiseaux ? Si seulement… Un jour ou l’autre mes parents mourront pour avoir eu des idées dissonantes avec celles des connards du Gouvernement, et de la noblesse. Et c’est là que nous sommes différents, toi et moi. J’ai encore quelque chose à protéger, et ça justifie mon « camp ».

    Elle prit son verre, le remplit et l’avala encore d’un trait. Demain, elle aurait assez mal à la tête pour trouver sa paperasse complexe à remplir, et ordonner à un de ses subordonnés bon qu’à ça de le faire.

    - C’est pour ça que j’adore mes rares vacances…. Où j’oublie une soirée que je porte le même uniforme que ces connards….

    Soudain, elle eût une idée et se releva brusquement, parfaitement lucide.

    - Hé, si je quitte la marine, tu devras peut-être m’attraper ! Ah, mais pas maintenant, ça ne te servirait à rien. Dommage~~

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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Sam 16 Fév - 19:26


Veux-tu découvrir le monde ?


J'attendais avec impatience la réponse de Hope, car de toutes les questions que je lui avais posé, celle-ci était sûrement l'une des plus importantes. Les chasseurs insinuaient des tas de rumeurs au sujet des marines, mais peu d'entres eux pouvaient les affirmer. Par exemple, certains disaient que les soldats marines étaient des mordus du travail, et qu'en dehors de leurs fonctions, il n'avait pas vraiment de vie. Personnellement, j'approuvais cette hypothèse, même non prouvé à ce jour. Aujourd'hui, j'allais découvrir l'un des grands mystères que nous, chasseurs de primes rêvions d'apprendre un jour, Est-ce que les soldats de la marine ont des rêves ?

Hope ne répondit pas tout de suite, elle devait sûrement chercher vainement une bonne réponse à une question qui pouvait paraître ambigu pour elle. Avec toute la quantité d'alcool qu'elle engloutit, il était certain qu'elle me répondrait tôt ou tard. L'alcool était un bon moyen pour parler ainsi que pour faire parler quelqu'un, c'était comme ça que les chasseurs de primes, opérait pour recueillir des informations. C'était peut-être rudimentaire, mais j'avais foi en cette technique. Vidant un autre verre, elle se leva de sa chaise et sans gêne, elle s'assit sur mes jambes. L'alcool lui donnait de drôles idées, il changeait son comportement, les conséquences habituelles de l'alcool. En face de moi, se trouvait à présent, une femme joueuse, voir même perverse, mais je ne détestais point le jeu, c'était ce qui pimentait ma vie. Ma première idée était de la saouler complètement, puis de m'échapper afin d'éviter un éventuel serment. Au passage, j'aurais peut-être pris quelques photos de Hope, bourrée comme un veau et aurait fait ainsi passé une gentille pub pour la marine. Mais pour le moment, je laissai cette idée de côté, j'avais envie de m'amuser avec elle. Elle approcha ses lèvres de mon oreille et me murmura :

- Si j’avais un rêve, Hebner, ce serait changer le monde.

Elle m'embrassa soudain la joue et se releva de mes jambes qui, visiblement ne semblait pas avoir trop gêné par cette visite surprise. Même saoulée, elle gardait un grand culot, qui avait à la fois le don de m'agacer, mais également de m'amuser énormément. Ce baiser... J'avais pu sentir ces douces lèvres effleuraient ma joue.
En tout cas, voilà là un grand rêve ! Cependant j'avais du mal à qualifier cela de bonnes réponses, cela pouvait facilement être des paroles en l'air et tout le monde sait qu'un alcoolique dit toujours ce qu'il pense. Néanmoins, je crus quand même la bourgeoise, car l'alcool était tout de même un bon moyen pour faire cracher la vérité à quelqu'un. Rares étaient les personnes à être capable de toucher ce rêve du bout des doigts. Nous n'étions pas si différents que ça, notre rêve était changer ce monde souillé de déchets, puis de le façonner pour créer le monde parfait. Elle avait déjà repris la bouteille et s'était assise sur la table, développant soudain en moi, une espèce de complexe d'infériorité à mon égard. Même bourrée, elle voulait se montrer dominante, cela me faisait rire. Continuant à boire, elle lâcha tout ce qu'elle avait à dire :

- …Je ne suis pas faite pour rêver. J’ai trop grandi en voyant les pourritures qui gouvernaient la misère. Piraterie, Marine, Révolution, j’avais toutes ces voies pour tenter de « soigner » le monde. J’ai choisi de le changer de l’intérieur, comme un médecin... J’aurais tout aussi bien pu m’embarquer sur le premier rafiot venu et être l’ennemie de mes pairs d’aujourd’hui. Mais j’étais persuadée qu’avec du grade, de l’autorité, des dizaines de « crétins » directement sous mes ordres, ça irait plus vite. Tu crois qu’on est des grades, des oiseaux ? Si seulement… Un jour ou l’autre mes parents mourront pour avoir eu des idées dissonantes avec celles des connards du Gouvernement, et de la noblesse. Et c’est là que nous sommes différents, toi et moi. J’ai encore quelque chose à protéger, et ça justifie mon « camp ».

Que c'est triste ! J'étais prêt à verser à une larme, après un tel discours émouvant... C'était bien sûr ironique ! Elle ne voulait pas l'affirmer, mais au fond d'elle, elle savait pertinemment qu'elle avait fait le mauvais choix. Nous avions tous les deux, comme rêve de reformer ce gouvernement bancal et stupide. Il la bridait de toute sa puissance et de ses rêves, elle était bel et bien la colombe enchaînée à un cruel destin. Hormis les petites ressemblances que j'avais cité tout à l'heure, nous étions bien différents. Mes parents étaient morts jeunes et j'avais pu décider moi-même de la route que je devais prendre, tandis que Hope était enchaînée à un cruel destin tant que ses parents étaient encore en vie. Je me rendais compte que les parents influençaient beaucoup nos futures voies. Elle continua à parler :

- C’est pour ça que j’adore mes rares vacances…. Où j’oublie une soirée que je porte le même uniforme que ces connards…. Elle s'arrêta un instant et reprit soudainement, comme si une idée venait de lui traverser l'esprit. Hé, si je quitte la marine, tu devras peut-être m’attraper ! Ah, mais pas maintenant, ça ne te servirait à rien. Dommage~~

Culot, culot, toujours du culot ! Même bourrée, elle ne pouvait s'arrêter de me provoquer, mais cela ne m'énervait pas, au contraire je prenais un très grand plaisir à l'écouter. Elle disait être retenue par ses parents, pourtant elle m'évoquait son immense besoin de quitter la marine. La piraterie n'était pas l'unique coalition qui existait ce monde, j'ai l'impression qu'elle avait oublié l'unique faction combattant vraiment pour la paix de ce monde, les chasseurs de primes. J'allais le lui faire immédiatement comprendre.
Finissant mon tout premier verre, je me levai enfin de ma chaise et regardai ses yeux d'alcooliques. Lentement, je caressai de nouveau sa joue avec mon touché délicat. C'était peut-être répétitif, mais bon je n'en avais rien à foutre. Très sérieusement, je lui dis avec froideur :

- Si par malheur, ton futur te pousse emprunter l'un de ces « mauvais chemins », je ne t'attraperais pas, je te tuerais et je n'aurais aucun regret à le faire ! Le crime se doit d'être puni, tu n'y feras pas exception, Hope.

Là-dessus, je ne plaisantais pas, tout ce qui concernait le meurtre était un sujet qui méritait respect. Pirates, révolutionnaires, qu'ils soient hommes, femmes ou enfants, anciens bourgeois ou ancien orphelins, ne méritaient que l'enfer impitoyable, et encore, la Mort était bien gentille d'accepter ce genre de déchets infects. Hope semblait oublier qu'il existait encore une faction noble, celle que l'on pouvait considérer d'ultime faction, les chasseurs de primes. Nous étions de loin les plus sous-estimés, mais d'un autre côté, c'était toujours "la faction héroïque" que le peuple avait tendance à sous-évaluer. L'alcool semblait lui faire oublier les fondamentaux, il avait eu des conséquences dramatiques, enfin selon moi. Je pense que là, elle était assez saoul pour oublier les petits dégâts que j'avais causé.
Hâtivement, je la soulevai dans mes bras avec délicatesse, pour la brusquer le moins possible. Comme prévu, venant d'une femme, elle était légère et donc facile à porter, de plus un parfum agréable se dégageait d'elle, enfin moi je ne le trouvais pas si agréable que ça, c'était du parfum pour femmes, rien de plus. On aurait dit la scène du prince aux rêves précis tenant dans ses bras vaillants la princesse aux rêves "endormis", mais je ne préférais pas penser à de telles absurdités et j'espère que elle non plus. Ce n'était pas si difficile de l'attraper, je venais de le lui montrer. Affichant un sourire des plus prédateurs, je lui dis :

- Finalement, tu n'es pas si difficile à attraper ! Par contre, j'ai l'impression que tu nous oublies, nous les braves et valeureux chasseurs de primes, après tout, nous sommes « l'honnête faction ». As-tu déjà pensé à rejoindre notre cause loyale ? Je peux te faire découvrir le monde qui t'a été caché si longtemps, Hope !

La nuit allait bientôt tombé, j'étais resté dans ce bar plus longtemps que prévu. Ce qui devait être une traque de bandit s'était transformé en un dialogue des plus fascinant avec une colonelle de la marine. Je ne souriais pas comme ça d'habitude, cette femme avait de quoi rendre anormal mon comportement pourtant strict de coutume.


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Vexy Hope
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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Mar 19 Fév - 12:01

Mettre les voiles


    Elle adora son petit air surpris après sa réponse. Brève découverte d’une partie de son cœur qui n’était complètement en pierre avant que la façade sérieuse du chasseur de prime ne revienne, avec son petit regard mesquin en coin. Ah, les hommes et leur précieuse fierté. Et leur certitude de toujours avoir le dernier mot. Tss… Au moins, il semblait prendre du plaisir à faire mumuse avec elle. Il rebut un petit coup, puis se leva pour s’avancer à nouveau vers elle. Il lui caressa à nouveau la joue. Plutôt tactile, le bonhomme. Mais Vexy ne détestait pas.

    - Si par malheur, ton futur te pousse emprunter l'un de ces « mauvais chemins », je ne t'attraperais pas, je te tuerais et je n'aurais aucun regret à le faire ! Le crime se doit d'être puni, tu n'y feras pas exception, Hope.

    Vexy ne put se retenir de faire une mine boudeuse, même si elle connaissait pertinemment la réponse qu’il allait donner avant même qu’il ne la dise.

    - Méchant garçon…

    Soudain, il la souleva dans ses bras, la surprenant un peu plus, avec une douceur dont elle ne l’aurait pas cru capable. Pas grand-monde ne la soulevait plus depuis longtemps. Juste parfois son père, ou ses subordonnés qu’elle ait faisait des caprices de gamine. Et vu comment elle était alcoolisée à ce moment, elle se sentait plus adolescente espiègle que jeune femme en position agréable. Il lui fit alors un de ses grands sourires carnassiers.

    - Finalement, tu n'es pas si difficile à attraper ! Par contre, j'ai l'impression que tu nous oublies, nous les braves et valeureux chasseurs de primes, après tout, nous sommes « l'honnête faction ». As-tu déjà pensé à rejoindre notre cause loyale ? Je peux te faire découvrir le monde qui t'a été caché si longtemps, Hope !

    Elle lui répondit seulement avec une mine boudeuse, kickant du pied le reste de la bouteille qui se retrouva brisée parterre, son contenu répandu au sol.

    - Non merci. Devenir le toutou qui ramène les méchants à la sacro-sainte marine, je passe. Tu te tapes tout le sale boulot, quand il tombe au petit bonheur la chance, et tu n’as même pas d’avantages que j’ai, comme un logement de fonction, un salaire, un repas, et autres privilèges. Très peu pour moi, j’ai une meilleure estime de mes talents.

    Elle pouffa, prise d’un rire bête, et passa ses bras autour de son cou. Alors, qui attrapait l’autre maintenant ? Soudain, un marine déboula sans prévenir dans l’auberge. Elle grimaça. C’était un de ses subordonnés, un petit sergent fayot comme pas deux. Bon, ce fut au moins drôle de voir sa tête, quand il découvrit sa supérieure portée par un mec au regard de tueur, dont il connaissait probablement l’identité.

    - Co… Colonelle ! Qu’est-ce que vous faites, on a du grabuge dehors ! Il y a eu un carnage, et je ne parle même pas des dégâts matériels ! Et vous, vous vous soulez avec un homme !

    Vexy leva les yeux au ciel, et embrassa la joue de Hebner. Il était très probablement à l’origine du bazar à l’extérieur. Pas très étonnant qu’il l’ai fait autant boire. Même si finalement, c’était un peu raté. Puis, elle se tourna avec un regard noir vers son subordonné qui, du coup, regretta beaucoup ses paroles.

    - Primo, ce n’est pas un « homme », mais un chasseur de primes, très bel homme. Secundo, il m’en faut plus que ça pour être soûle. Et tertio, mettez-vous dans la tête une fois pour toutes que quand je suis en congé, je ne bosse pas !

    Soudain, il se mordit la lèvre. Oho. Rupture de psychologie. Elle descendit de son perchoir pourtant très agréable pour lui faire face pendant son explosion, les mains sur les hanches. Décidément, il n’avait vraiment pas envie de lui lâcher la grappe.

    - Maintenant ça suffit colonelle ! Vous toisez tout le monde avec une attitude supérieure, alors que vous n’êtes qu’une gamine de 19 ans ! J’en ai ras-le-bol de vos sautes d’humeur, et d’exécuter vos ordres à la lettre sans en comprendre le sens ! Et quand il s’agit de bosser, vous faites le minimum ! Là ça ne passera pas, je rédige une lettre aux supérieurs à la première heure demain sur votre attitude !

    Il allait faire demi-tour, mais à la seconde avant qu’il ne passe la porte d’entrée, le crochet de la chaîne en diamant de Vexy passa devant son nez à une vitesse inquiétante, et accrocha le bois du pas de porte, l’empêchant de passer. A l’autre bout de la chaîne, la colonelle en vacances affichait un air très, très mauvais. L’ultime erreur quand on la met en colère, c’est de le faire quand elle est un peu grisée. Elle s’approcha, inquiétante et menaçante. Se retrouvant à un centimètre de son nez.

    - Ecoute-moi bien, petite cervelle d’oiseau. J’ai peut-être dix-neuf ans, mais je suis plus intelligente que tout ton régiment réuni. Donc quand je te donne des ordres, tu les exécutes sans poser de questions, parce que réfléchir au pourquoi du comment te prendrait des heures. Pareil pour mes actions, tu souris et t’acquiesces même si je t’ouvre le ventre. Parce que je suis ta colonelle, et ton médecin, double raison de la fermer, parce que c’est moi qui décide si tu crèves ou si tu survis lors de tes missions. Et dernier conseil. La dernière fiente d’oiseau qui a voulu jouer les fayots auprès des hauts gradés a eu le choix entre mourir ou devenir fou. Si tu veux le voir, il est sûrement toujours à l’asile de Toroa, dans le département des cas extrêmes. Alors je te déconseille vivement de toucher à un stylo pendant les dix prochaines années de ta vie si tu ne veux pas que je m’arrange pour que tu finisses dans le repas de ton régiment.

    Sur ce, elle fit demi-tour et retourna vers son nouveau chasseur de primes préféré. Elle passa ses bras autour de son cou, elle lui fit un regard malicieux en coin.

    - Alors monsieur le chasseur de primes, on en était où? J'espère que vous avez quelques arguments pour me donner de bonnes raisons de passer sous silence le vilain petit bazar de dehors?

    Ce faisant, elle lui fit un clin d'oeil. Vexy préférait largement obliger les petits crétins sous ses ordres à nettoyer tout le grabuge eux-mêmes que de se fatiguer à rédiger une lettre à ses supérieurs. Sa question était simplement un moyen de réentamer la conversation sur un ton joueur et provocateur.




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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Mer 20 Fév - 20:55


Serait-ce donc moi le coupable ?


Elle boudait soudain dans mes bras de guerriers. Bizarre, entre mes mains, elle avait l'air d'un doux bébé, un bébé ivre par l'alcool. On dirait qu'elle ne voulait plus quitter le perchoir sur lequel je l'avais gentiment installé, elle devait s'y sentir si bien. Ce n'était pas la première fois que je draguais une fille, j'avais déjà de l'expérience et lorsque ta compagne boude, cela était soit dû à une mauvais action de ta part ou à une parole déplacée selon elle. Je pensai donc, que selon moi, mes réponses ne lui avaient sûrement pas plu. C'était prévisible, elle était marine, j'étais chasseur, deux mondes d'apparence similaires, mais totalement différents quand on y réfléchit bien. Sans compter qu'elle baignait sous la richesse bourgeoise, ce n'était clairement pas mon cas, il fallait aussi que mes parents soient en vie, ce n'était pas pas le cas non plus. Comment deux êtres que tout oppose pouvait finir dans un telle position ? Le futur nous joue parfois de vilains tours, de très vilains tours, mais que serait donc le monde sans ce piquant qui anime si follement une vie ?
D'un petit coup de pied, elle frappa soudain la bouteille se brisant soudain parterre sur le parquet flottant du bar. D'une mine grognon, elle se mit parler à son tour :

- Non merci. Devenir le toutou qui ramène les méchants à la sacro-sainte marine, je passe. Tu te tapes tout le sale boulot, quand il tombe au petit bonheur la chance, et tu n’as même pas d’avantages que j’ai, comme un logement de fonction, un salaire, un repas, et autres privilèges. Très peu pour moi, j’ai une meilleure estime de mes talents.

J'avais l'impression qu'elle oubliait qu'elle faisait partie de ce qu'elle considérait de « sacro-sainte marine » incapable de capturer les méchants. Il est vrai que nous nous tapions le sale boulot et, en plus de cela, seul eux en retirait le bénéfice et la réputation auprès du peuple. J'en étais dégoûté, mais je ne le lui montrai qu'en fronçant des sourcils. Au moins, nous avions conscience d'être puissants comparé à eux, se reposant sur leurs lauriers et leur fameuse réputation en bois. Nous ne dépendions pas de privilèges idiots et inutiles, nous défendions nous-mêmes notre vie sans avoir besoin de subalternes collants. Elle se pouffa soudain de rire, dans un moment de silence. Quel étrange femme ! Elle enchaîna tout de suite en passant ses bras autour de mon coup, je pouvais encore la sentir plus proche de moi. Elle avait peut-être un petit copain, pensant à cette possibilité, je ne pouvais m'empêcher de me sourire cruellement, s'il nous voyait dans cette position nous fixer sauvagement, je n'imaginais pas sa rage.

Un homme entra soudain à vive allure dans le bar, auparavant désert. C'était peut-être son petit copain, mais en regardant de plus près, il avait l'air tellement faible. Ses habits ne faisaient que confirmer cette hypothèse, c'était celui de le bleu et blanc traditionnel de la marine. A sa tête, il devait sûrement connaître Hope, qui venait de s'enlacer à mon cou. Il afficha un visage ébahi par la scène vraiment cocasse qui se déroulait en face de lui. Je ne pouvais m'empêcher de rire face à la drôlerie de la scène :

- Co… Colonelle ! Qu’est-ce que vous faites, on a du grabuge dehors ! Il y a eu un carnage, et je ne parle même pas des dégâts matériels ! Et vous, vous vous soulez avec un homme !

Là, c'est sûr, je ne pouvais m'empêcher de rire cruellement à la scène. Je tenais dans mes bras de façon séductrice, son supérieur bourrée comme un boeuf. Ce qui me fit moins sourire, ce fut que la marine avait découvert les dégâts que j'avais causé avant de la rencontrer. J'aurais dû m'en douter, même si un colonel était en vacances, il était constamment obligé de se trimbaler avec lui des sous-fifres. Vraiment ridicule ! Je ne stressais pas pour autant, ce genre de problèmes m'était déjà arrivé et j'avais toujours trouvé un moyen sans en venir forcément à la violence. Hope me donna soudain un nouveau baiser sur la joue, j'appréciais beaucoup ce geste de sa part surtout dans des moments si délicats comme celui-ci, elle n'avait pas froid aux yeux et c'est ce qui faisait que je m'intéressais beaucoup à elle. Toujours attachée à moi, elle répondit d'un ton dictatorial à son sous-fifre plutôt bavard, :

- Primo, ce n’est pas un « homme », mais un chasseur de primes, très bel homme. Secundo, il m’en faut plus que ça pour être soûle. Et tertio, mettez-vous dans la tête une fois pour toutes que quand je suis en congé, je ne bosse pas !

Tout en le réprimandant, elle m'avait complimenté en me traitant de très belle homme. Cela ne me déplaisait pas, quand cela venait d'une jolie femme si têtue. Elle avait touché les nerfs du petit soldat se mettant à rager devant mes yeux. Est-ce que cela faisait partie d'un de ses privilèges de marine la rendant si fière ? Pauvre Hope, ce genre de problèmes n'arrivaient pas chez les chasseurs de primes. Le petit homme lâcha tout ce qu'il avait sur le coeur et il envoyait du très lourd. J'appris dans tout ça qu'elle avait 19 ans, le même âge que moi sauf que j'étais sur le point d'avoir mes 20 ans. S'il s'était énervé ainsi, cela voulait sûrement dire que Hope avait un caractère bien trempé, j'en avais déjà vu un aperçu durant notre petite entrevue mouvementée. Un diable chez les marines donc... Intéressant !
Le petit marine fit demi-tour, mais alors qu'il sortait une chaîne au matériau incandescent bloquer le chemin du soldat. Tournant mon regard vers cette chaîne, je pus constater que son propriétaire était Hope, elle avait frôlé le nez de la victime pour l'avertir. J'assistai là à sa soudaine révolte. Elle ne se laissait pas marcher sur les pieds et se défendait comme une reine. Elle voulait me montrer qu'elle était le maestro dans cette "partie" :

- Ecoute-moi bien, petite cervelle d’oiseau. J’ai peut-être dix-neuf ans, mais je suis plus intelligente que tout ton régiment réuni. Donc quand je te donne des ordres, tu les exécutes sans poser de questions, parce que réfléchir au pourquoi du comment te prendrait des heures. Pareil pour mes actions, tu souris et t’acquiesces même si je t’ouvre le ventre. Parce que je suis ta colonelle, et ton médecin, double raison de la fermer, parce que c’est moi qui décide si tu crèves ou si tu survis lors de tes missions. Et dernier conseil. La dernière fiente d’oiseau qui a voulu jouer les fayots auprès des hauts gradés a eu le choix entre mourir ou devenir fou. Si tu veux le voir, il est sûrement toujours à l’asile de Toroa, dans le département des cas extrêmes. Alors je te déconseille vivement de toucher à un stylo pendant les dix prochaines années de ta vie si tu ne veux pas que je m’arrange pour que tu finisses dans le repas de ton régiment.

La colombe savait donc se défendre, drôlement bien d'ailleurs. Je tirai la langue tel un enfant de six ans, au soldat de la marine pendant que Hope était encore retourné afin de me moquer de lui, minable face à une femme dominante. Elle retourna me voir d'une manière, on dirait impatiente, et repassa ses bras autour de mon cou. Elle afficha de nouveau un sourire malicieux et me dit :

- Alors monsieur le chasseur de primes, on en était où? J'espère que vous avez quelques arguments pour me donner de bonnes raisons de passer sous silence le vilain petit bazar de dehors ?

Elle ajouta à ce discours quelques peu séducteur un clin d'oeil, afin de me troubler ou au contraire me draguer, mais elle était joueuse et c'est ce que j'aimais chez les femmes comme chez les hommes, tant qu'ils savaient bien se battre. Ce sourire incrusté sur ses lèvres tentait de me provoquer, je ne pouvais que reproduire ce sourire de compétiteur acharné. Elle voulait des preuves, je pouvais en donner une multitude masquant mon vilain crime. Pour ce qui est de mentir et de bluffer, personne ne pouvait me battre et ça, j'allais le lui prouver maintenant. Souriant malicieusement, je répondis à son accusation :

- Tu sais bien que je suis un chasseur de primes, Hope ! Mon travail consiste à capturer des criminels et non à détruire le petit Eden des citoyens. D'ailleurs, tout ce temps je suis resté avec toi. Des bandits ont sûrement mis le bazar dans ce village silencieux pendant que nous buvions un verre. Tu n'as pas à me croire bien sûr, je ne fais que me défendre !

J'aimais joué avec elle afin de voir ses réactions. Le petit sans-grade n'était pas encore parti, il devait sûrement être fou de rage en voyant son supérieur serrant dans ses bras, le Devil Eyes. Je n'étais encore très connu dans le monde, mais la marine des blues avait sûrement entendu parler de quelques écarts de conduite de ma part. A la différence de Hope, je n'étais pas complètement saoul, j'avais encore mes esprits pour réfléchir à la situation actuelle. En attendant qu'elle me réponde, je regardai le petit grade sur le point d'exploser, sans qu'elle ne puisse me répondre, je commençai à narguer le petit sous-fifre étant sous ses ordres :

- Cela ne me plairait pas d'être dominé par mon supérieur, en public en plus. Tu viens de te faire soumettre par une femme, une très jolie femme, je comprend pourquoi tu n'arrives plus à sortir un mot de la bouche. Je me demande comment tu peux encore avoir la force te regarder dans une glace, tu fais horriblement pitié ! T'as beaucoup à apprendre d'elle, donc au lieu d'exploser de rage, tu ferais mieux de lui obéir gentiment sans la ramener.

J'étais assez impressionné, Hope manipulait autant de crétins avec une autorité étonnante sans pour autant craquer face à leur stupidité. J'avais la sensation d'ailleurs qu'elle ne se souciait pas du sort qui pourrait leur arriver ! N'avait-elle jamais eu l'envie de les tuer ? Beaucoup de chasseurs de primes rêvaient de le faire, mais peu d'entre eux essayer car cela avait pour conséquence de devenir un criminel recherché. Ceux qui tentait le coup ne laissait aucun survivant et faisait tout pour masquer leur identité, c'était souvent une technique payante. En tout cas, j'espère qu'elle me remerciera pour la petite humiliation faite au petit marine. Celui-ci ragea encore plus au point de manger son uniforme, à sa tête il semblait me connaître, m'avait-il déjà rencontré, ou me connaissait-il de nom ? Je ne retenais jamais les têtes de toutes les faibles que je rencontrais. Je n'avais pas une grande réputation, mais j'étais connu pour attraper ce genre de problèmes, c'est même si le gouvernement n'avait jamais pensé à me mettre une prime. Il nous montra violemment du doigt, c'était mal élevé de sa part, mais cela me faisait grandement sourire :

- Ça... Ça ne se passera pas comme ça, vous deux !

Il repartit à grand pas grognant rejoignant les autres marines dehors, peut-être qu'il reviendrait avec d'autres copains, dans ce cas, je serais vraiment ravi de les accueillir. Cela me ferait encore plus plaisir qu'elle prenne ce cadeau comme pot de vin pour le bazar foutu dehors, car au fond de moi j'étais certain qu'elle connaissait l'identité du coupable, donc même si je me défendais elle remonterait tôt ou tard jusqu'à moi. Il fallait donc que je la prenne à son propre jeu. Je commençai par rire légèrement :

- Tu n'as pas honte de traiter tes hommes de demi-portion ! On dirait une fillette capricieuse. En tout cas, ta beauté te faisait paraître beaucoup plus jeune, je te prenais pour une gamine alors que tu as déjà 19 ans, le même âge que moi.

Complimenter sur son âge par exemple, une femme était un bon moyen pour s'attirer ses faveurs Délicatement, je glissai mes bras autour de ses hanches afin de rapprocher nos corps tout en faisant attention à ne pas effleurer ses fesses : les femmes avaient horreur qu'on y touche pour une raison qui m'échappait encore aujourd'hui, une raison de femmes sûrement. De retour en position d'intimité, nous nous regardâmes de nouveau dans les yeux. J'approchai ma tête près de la sienne et lui murmurai sournoisement à l'oreille :

- Si j'étais le fameux coupable de tout ce grabuge, que me ferais-tu de moi ? Me punirais-tu sévèrement ? Je suis pas l'un de tes sous-fifres après tout, je ne suis qu'un simple chasseur de primes passant par là !

Je finis de répondre en lui embrassant la joue. Elle me l'avait fait assez souvent aujourd'hui, je ne faisais que lui rendre ce qu'elle m'avait incessamment donné durant notre conversation.


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Vexy Hope
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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Mar 5 Mar - 15:11

Bisoux, joujoux, cailloux...

    Vexy, tête penchée, attendait impatiemment la réponse de Danny Hebner. Bon sang, qu’est-ce qu’elle pouvait être à la fois gamine et tentatrice quand elle était un peu alcoolisée ! Encore heureux qu’elle s’abstienne pendant ses heures de services, sinon ses supérieurs auraient saisi leur chance de la remettre à sa place.

    - Tu sais bien que je suis un chasseur de primes, Hope ! Mon travail consiste à capturer des criminels et non à détruire le petit Eden des citoyens. D'ailleurs, tout ce temps je suis resté avec toi. Des bandits ont sûrement mis le bazar dans ce village silencieux pendant que nous buvions un verre. Tu n'as pas à me croire bien sûr, je ne fais que me défendre !

    Elle allait répondre, mais il la devança, la surprenant au passage, d’autant plus qu’il ne s’adressait pas à elle mais à son petit crétin de subordonné tout honteux. Elle écouta ses paroles en pouffant, ultime supplice pour le soldat sous-gradé qui devait subir cette humiliation.

    - Cela ne me plairait pas d'être dominé par mon supérieur, en public en plus. Tu viens de te faire soumettre par une femme, une très jolie femme, je comprends pourquoi tu n'arrives plus à sortir un mot de la bouche. Je me demande comment tu peux encore avoir la force te regarder dans une glace, tu fais horriblement pitié ! T'as beaucoup à apprendre d'elle, donc au lieu d'exploser de rage, tu ferais mieux de lui obéir gentiment sans la ramener.

    Vexy se retenait de rire comme une gosse. Il faisait mumuse avec les nerfs du petit marine, et elle adorait ça, à défaut de le faire elle-même. D’ailleurs, la réaction du soldat fut plutôt amusante. Il bouillait intérieurement de rage, et ça se voyait à l’extérieur. Ca crevait les yeux même. Le visage rouge de colère, le sang battant à ses tempes, etc…Il finit par lâcher la phrase à cent briques.

    - Ça... Ça ne se passera pas comme ça, vous deux !

    Et finalement, enfin, il se cassa. Vexy lâcha un gros soupir. Elle avait beau se marrer, ça lui retomberait dessus plus tard. Mais bon, elle y réfléchirait plus tard. Toujours dans ses bras, Danny lâcha un rire.

    - Tu n'as pas honte de traiter tes hommes de demi-portion ! On dirait une fillette capricieuse. En tout cas, ta beauté te faisait paraître beaucoup plus jeune, je te prenais pour une gamine alors que tu as déjà 19 ans, le même âge que moi.

    Vexy grimaça. C’était gentil, mais elle n’y croyait pas. En général, c’était l’inverse, on la prenait pour plus âgée qu’elle ne l’était déjà, et ça l’arrangeait. Colonelle à 19 ans, et il l’imaginait encore plus jeune ? C’était presque vexant. Et lui aussi était un jeune, du même âge qu'elle en plus... Mais il sût se faire pardonner aussitôt, en passant ses mains autour de ses hanches, l’attirant encore plus près de lui. Leurs regards complètement différents mais pareillement froids se retrouvèrent, quelques secondes avant qu’il ne porte sa bouche vers son oreille.

    - Si j'étais le fameux coupable de tout ce grabuge, que me ferais-tu de moi ? Me punirais-tu sévèrement ? Je suis pas l'un de tes sous-fifres après tout, je ne suis qu'un simple chasseur de primes passant par là !

    Et il l’embrassa sur la joue, la faisant sourire. "Sévèrement"?? Ca sonnait presque comme une très dangereuse tentation.... Bon, ils jouaient, ils jouaient… Restait à savoir jusqu’à quand, et comment. Oh et puis flûte. Vexy était très joueuse, et sacrément bien lancée avec lui. Pour uen fois elle tombait sur un bel homme pas trop effarouché, et aussi cinglant qu'elle en plus. Elle l’embrassa sur le menton, puis le regarda avec un air boudeur.

    - « Si », tu dis ? Tu crois que je ne me doute pas de ta culpabilité ? Tu as déboulé ici en furie, tout à l’heure… Et puis, je suis sûre que je peux trouver des témoins, ou les convaincre…

    Elle l’embrassa encore sur la mâchoire, par petits baisers papillons successifs. Elle y mettait du sien, étant heureuse pour une fois que son gloss soit resté majoritairement sur son verre. Quoique, ç'aurait été amusant de le voir repartir avec des traces de leurs petits échanges partout sur le visage.

    - En plus tu as été méchant. Tu as dis que tu étais capable de me capturer, de me tuer… Ce n’est pas très gentil tout ça, monsieur le chasseur de primes… Murmura-t-elle

    Tout en reprenant ses baisers, elle lança un regard évocateur au barman, qui finit par comprendre le message et s’éclipser, penaud. Il n'aurait plus manqué qu'ils soient encore dérangés pendant leur "discution". Enfin, elle atteignit la commissure de sa bouche, lentement pour son plaisir, ses yeux froids comme la glace mais tout brillants, tandis qu’elle essayait de sonder ceux du chasseur de primes.

    - En plus, je vais devoir faire le ménage derrière… Entre le petit idiot de tout à l’heure et tout le bazar en ville… Ce n’est vraiment, vraiment pas gentil de me gâcher mes vacances comme ça…

    Ca n’en avait vraiment pas l’air, mais Vexy était presque sobre, à présent. Mais bon, ne plus être saoule ne voulait pas dire qu’elle ne pouvait pas continuer à s’amuser, hein ? En plus, ce mec développait un truc très étrange chez elle, pas tout à fait une envie de jouer mais plutôt une espèce de divertissement notable. Elle oubliait un peu la marine qui la plombait, la paperasse qui l’attendait là-haut dans sa chambre, et tous les petits crétins qui avaient besoin de son autorisation pour respirer.
    Et surtout, pour une fois elle avait réellement l’impression de se moquer de ses devoirs en bleu et blanc, des rapports et de toutes ces chaînes qu’elle avait en horreur. Elle était là, avec un homme à problèmes, de l’alcool, une attitude incorrecte au possible envers ses subordonnés et c’était le top du top. Et Vexy ne comptait pas s’arrêter. Quitte à être un peu perdue, autant errer sur les chemins défendus.



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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Dim 10 Mar - 16:29


Des vacances gâchées ?


19 ans, elle n'avait que dix-neuf ans tout de même et déjà colonelle, je n'en revenais toujours pas, cela voulait dire je pourrais déjà obtenir un grade de colonel et peut-être même un grade de contre-amiral. En fait, cela ne m'étonnait pas, la marine avait toujours une manière très étrange pour distribuer ses grades que nous, chasseurs de primes ne supportaient. Son âge ne m'importait que peu, rien ne pouvait déranger cet intense moment de tentation... Enfin je l'espère. Ma précédente remarque sur son âge semblait l'avoir dérangée, quel mal avait-il à avoir le même âge que Devil Eyes ? Les femmes regorgeaient vraiment de grands mystères.

La dernière réponse que je lui avais donné allait certainement relancé notre petite discussion et peut-être me faire passer pour un innocence, mais il ne fallait à quelque chose d'aussi invraisemblable, elle n'avait pas l'air d'une ignare, issue en plus d'une famille bourgeoise, je m'attendais déjà à sa réponse. Elle m'embrassa soudain le front, voilà donc sa réponse et j'en étais ravi, notre petit jeu continuait et rien ne pourrait nous embêter, maintenant que ce petit sans-grade était parti. Sa mine boudeuse était soudain revenue, ça aussi je m'y attendais un peu. Elle me fixai avec cet air comme si j'étais ce fameux coupable :

- « Si », tu dis ? Tu crois que je ne me doute pas de ta culpabilité ? Tu as déboulé ici en furie, tout à l’heure… Et puis, je suis sûre que je peux trouver des témoins, ou les convaincre…

Ai-je vraiment une tête de tueur en série ? Pourquoi étais-je toujours la première personne que l'on accusait lorsqu'il y'avait du grabuge sur une île ? Ah destin quand tu nous tiens... Cette cruelle "destinée" ne m'empêchait pas d'en sourire. Effectivement, il lui suffisait de trouver des témoins pour prouver ma culpabilité. Pendant le grabuge que j'avais causé, je n'avais pas fait attention aux potentiels témoins qui pouvaient traîner dans le coin. Elle croyait que tout allait finir comme ça, elle se trompait. Hope continua à me donner des baisers sur mon visage et eut le culot de m'embrasser successivement sur la mâchoire. Elle semblait si heureuse, je voulais pas contredire une colonelle de la marine encore saoule, d'autant plus qu'elle enchaîna tout de suite :

- En plus tu as été méchant. Tu as dis que tu étais capable de me capturer, de me tuer… Ce n’est pas très gentil tout ça, monsieur le chasseur de primes… Ajouta t-elle d'une voix calme.

Sans me laisser répondre, elle reprit ses tendres baisers. Mes oreilles perçurent un léger bruit, je détournai légèrement mon regard, et vit le barman quittant enfin les lieux. A sa tête, il était effrayé et paniqué en nous regardant, nous le « petit couple amoureux », il était là depuis le début de la scène et n'avait pas prononcé un seul mot. Ses lèvres atteignirent la commissure des miennes, elle voulait donc aller jusque là ! L'alcool avait vraiment des effets néfastes sur cette jeune fille, mais c'était loin d'être désagréable au contraire, je prenais beaucoup de plaisir à l'embrasser, puisque c'est ce qu'elle voulait, mais j'espère qu'elle n'irait pas jusqu'à utiliser la langue.
Ses yeux glacials fixaient mes yeux flamboyants. Difficile de dire à quoi Hope pensait en ce moment, nos yeux étaient trop différents, les siens représentaient la pureté, une vie autrefois angélique qui s'était révélé être atroce pour elle, d'où ce virement foncé, quant aux miens, il désignait un passé abominable où il avait pu apercevoir du sang et des morts et avait dû endurer souffrance et surpassement pour mener à bien son but.

- En plus, je vais devoir faire le ménage derrière… Entre le petit idiot de tout à l’heure et tout le bazar en ville… Ce n’est vraiment, vraiment pas gentil de me gâcher mes vacances comme ça…

A cet instant, une seule réponse me vint en tête. J'allais un peu me moquer d'elle c'est vrai, mais rien ne pouvait éteindre l'excitation au fond de moi, même si elle m'arrêtait et m'envoyait, il était probable que je rigolerais. J'aurais sûrement l'air arrogant, lorsque je lui répondrais, comme une personne qui retourne sans cesse le couteau dans la plaie, mais au moins elles comprendrait ses erreurs. J'affichai un air un peu mesquin, pour la taquiner :

- Il fallait y penser deux fois, avant de rejoindre la célèbre « justice implacable » ! Désolé d'être méchant, mais ce n'est pas le problème des chasseurs de primes ! Il est déjà dommage de voir que cette belle robe blanc sera souillée par la saleté !

Mon maître me répétait souvent que j'étais d'une mauvaise foi sans égale, après tout je suis fils de marchand, ça pouvait se comprendre. Hope avait commencé à m'embrasser, nous n'allions pas nous arrêter en si bon chemin. Embrasser une femme, alors que l'on est déjà fiancé à quelqu'un est un péché très grave. Je n'étais pas croyant, mais mon maître me faisait souvent ce genre de remarque, pour m'aider disait-elle. J'imaginais Hope en train de réparer le malheureux grabuge causé par ce mystérieux fouteur de merde. Sa robe blanche se serait certainement salie et elle aurait sermonné sévèrement ses sous-fifres pour une raison sans grande importance pour moi. Il fallait que je rigole, elle semblait sobre à présent et elle m'avait accusé du bordel dehors. J'avais tout de même de quoi rivaliser face à un haut-gradé de la marine, à l'oreille je lui murmurai :

- Mais, ne t'inquiète pas, je ne tuerais pas la colonelle Hope, je ne tuerais que Hope la pirate ! Je vois par contre que tu persistes à me voir coupable, imaginons que je sois cette fameuse personne, il n'y a aucune raison qui puisse valoir une arrestation, après tout, ce ne sont que des dégâts matériels, rien que la « Justice Implacable » ne puisse réparer.

Je finis mon discours en embrassant à mon tour ses fines lèvres. Nos bras n'avaient pas bougé de leurs positions, les miens étaient toujours autour de ses hanches et les siens autour de mon cou. Nous passions un bon moment ici, deux personnes à problèmes oubliant leurs problèmes pendant quelques heures leurs problèmes plus ou moins visibles, d'ailleurs j'ignorais le temps que nous avions passé à bavarder oubliant nos devoirs. Finalement, je pris une grosse initiative et embrassai tendrement la jeune femme affichant tout à l'heure des faces grimaçantes. Je n'utilisais pas trop ma langue question d'éthique, mais faisait tout pour m'appliquer, la regardant avec mes yeux écarlates, je lui demandai :

- J'ai vraiment gâché tes vacances ?


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Vexy Hope
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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Mar 19 Mar - 14:03

Ca se discute~


    Décidément, il avait de la répartie. Et il semblait amusé, en plus, le chéri. Vexy commençait à être un peu plus sobre, et elle avait les idées bien assez claires pour comprendre qu’il faisait son malin. Ah, les hommes…

    - Il fallait y penser deux fois, avant de rejoindre la célèbre « justice implacable » ! Désolé d'être méchant, mais ce n'est pas le problème des chasseurs de primes ! Il est déjà dommage de voir que cette belle robe blanche sera souillée par la saleté !


    Ben voyons, comme s’il se souciait de l’état de ses fringues…
    Puis, il sembla changer de tactique, et s’approcha pour lui murmurer à l’oreille.

    - Mais, ne t'inquiète pas, je ne tuerais pas la colonelle Hope, je ne tuerais que Hope la pirate ! Je vois par contre que tu persistes à me voir coupable, imaginons que je sois cette fameuse personne, il n'y a aucune raison qui puisse valoir une arrestation, après tout, ce ne sont que des dégâts matériels, rien que la « Justice Implacable » ne puisse réparer.

    Et il l’embrassa. Et c'était bon... Très bon. Elle prit plaisir au baiser, et le lui montra en le prolongeant doucement. Ca avait un délicieux goût de rose, et d'alcool.
    Halàlà, si seulement ses mots pouvaient être aussi agréables que ses gestes. Mais avec les hommes, c’était souvent trop demander, que ce soit ça ou l’inverse d’ailleurs. Evidemment, Vexy apprécia l’attention, surtout que, pour une raison ou une autre, cela semblait lui coûter un peu. Elle n’avait pas fait mumuse avec son profil psychologique mais bon. Il n’avait pas l’air beaucoup plus complexe que ce qu’il en avait l’air. Un démon enragé, macho de surcroît ? Au moins, il lui restait le physique…
    Puis, il se recula, et la regarda dans les yeux, chose que les gens faisaient rarement avec elle. Essentiellement parce qu’il semblait parfois difficile de savoir si se fixer sur l’œil bleu ou le vert.

    - J'ai vraiment gâché tes vacances ?

    Et il osait dire ça sur un ton aussi craquant. Elle leva les yeux au ciel, en souriant. Question rhétorique. Elle posa sa bouche sur la sienne, avec un air taquin, puis détacha ses bras d’autour de ses épaules, pour les poser derrière elle.

    - Ca dépend…

    Elle glissa un doigt sur son menton légèrement piquant, la tête penchée sur le côté. Décidément, il était son type. Du moins physiquement. Niveau caractère, elle se voyait difficilement avec ce genre d’homme plus longtemps qu’une soirée. Ils finiraient soient par s’entretuer, soit par coucher. Mais bon, ce n’était pas la soirée pour se bagarrer, hein ? Il y avait déjà eu suffisamment de grabuge comme ça. En outre, elle considérait malgré tout que cette soirée avait plutôt bien commencé, non ? Autant en profiter encore un peu. Elle comptait bien sur ses crétins de subalternes pour la ramener à la réalité. Mais plus tard.

    - En fait, après toutes tes belles paroles j’ai encore plus envie de changer de camp. Ce serait tellement amusant de te voir me chasser, non ? Te faire courir à mes trousses… J’aime beaucoup l’idée.

    Elle lui embrassa la joue, certes sobre mais toujours d’humeur taquine. Vexy était curieuse de savoir jusqu’où ce chasseur de primes démoniaque était réellement capable d’aller. Parce que les petits loups qui aboient plus qu’ils ne mordent, ça va cinq minutes.
    Ils étaient toujours dangereusement proches, lui avec ses bras autour de sa taille. Qu’est-ce qu’elle aurait aimé avoir plus de sous-fifres aussi attirants… A quelques exceptions près, elle se contentait généralement de pelletées de nabots maigrichons à peine dignes de savoir se servir d’un fusil. Mais elle était encore intriguée par la réaction de tout à l’heure de Danny. Son baiser avait caché quelque chose…

    - Vous êtes du genre à tromper votre compagne, monsieur Hebner ? Minauda-t-elle. On dirait que tu n’as pas les idées très claires pour satisfaire une femme…Et ce n’est pas très gentil d’avoir des arrières pensés quand tu embrasses une demoiselle.

    Tout en le défiant du regard, elle pointait son index sur son cœur. Elle ne doutait pas de ses capacités physiques, mais sentimentalement, il n’y avait rien de pire que les indécis. Vexy préférait que les choses soient claires. Elle-même ne s’encombrait jamais d’états d’âme, mais bon.
    Tout de même. Ils étaient seuls, dans un bar, dans une position relativement compromettante, et il était, hm… Très à son goût. Elle craignait un peu que l’un de ses crétins de soldat ne revienne à la charge d’une minute à l’autre, mais elle saurait l’accueillir.



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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Jeu 21 Mar - 20:48


Madame n'est pas satisfaite ?


Est-ce que mon charme avait opéré ? Je ne pouvais rien affirmer encore, mais elle semblait ravi de mes longs baisers doux et tendres, à vrai dire, je ne détestais pas, au contraire j'appréciais beaucoup tâter ses lèvres de satin. Quelque chose m'intriguait chez elle et ce n'était pas uniquement ses yeux au couleurs différentes, mais qui pourtant lui allait comme un gant. La taquiner me faisait rire, elle répondait de la même manière que moi. Elle leva les yeux et sourit, je ne posai pas de question là-dessus. Elle posa ensuite sa bouche sur la mienne et nous recommencions notre petit jeu. Elle détacha ses bras de mon cou et les plaça derrière elle avant de me répondre d'un simple « Ca dépend... », assez mystérieux. Les femmes ne changeraient jamais, si elle ne voulait pas répondre à ma question, elle n'avait qu'à le dire, mais la position qu'elle avait pris m'amusait, un doigt sur son menton, la tête légèrement tourné on aurait dit une enfant timide dans sa réponse. Elle me répondit de cette même manière enfantine :

- En fait, après toutes tes belles paroles j’ai encore plus envie de changer de camp. Ce serait tellement amusant de te voir me chasser, non ? Te faire courir à mes trousses… J’aime beaucoup l’idée.

C'était aussi l'un des défauts d'une demoiselle, obstiné à effectuer une mauvaise idée, dans ce genre de cas, je n'étais pas invincible, ses bêtises auraient des répercussions plus tard, mais même mauvaise elle me plaisait beaucoup... L'idée bien sûr, mais Hope était tout de même ravissante. La colonelle voulait jouer à un jeu dangereux, très dangereux. J'étais tout de même triste d'apprendre qu'elle quitterait la marine... Ironique bien sûr ! La marine ou la piraterie, c'était un choix compliqué, deux camps catastrophiques qui ne valaient même pas la peine que l'on s'en mêle, dans tous les cas, elle serait dans un monde que je détesterais. Nous étions en zone neutre, pouvons-nous dire, donc j'allais vraiment en profiter.
Elle m'offrit un nouveau baiser sur la joue, je ne les avais plus compté, mais ça devait commencer à faire beaucoup. Si mon maître assistait à la scène torride, je n'imaginais même pas quel rire moqueur la prendrait soudainement. Elle coupa net cette instant agréable en posant une question des plus dérangeante avec un air assez comique :

- Vous êtes du genre à tromper votre compagne, monsieur Hebner ? On dirait que tu n’as pas les idées très claires pour satisfaire une femme…Et ce n’est pas très gentil d’avoir des arrières pensés quand tu embrasses une demoiselle.

L'intuition féminine ne cessait de m'impressionner, mon maître me l'avait jadis, fait comprendre assez souvent, ce n'était qu'une confirmation à mes hypothèses, mais cela me fit placer un léger rire moqueur. Sa réponse restait logique, depuis le début de mon voyage, peu de gens m'avaient accordé leur confiance, aucun même, elle avait le droit de douter, c'était tout à fait naturel. Elle était facilement passé au tutoiement dans sa phrase, elle voulait me prendre de haut, on dirait.
Elle me regardait froidement et avait posé son index sur mon coeur, elle voulait sûrement examiner mes pulsions... Perspicace, cette femme ! Elle était médecin, après tout... Si mon coeur battait plus fort, j'aurais sûrement angoissé et deviendrait sûrement la dominante de notre petite jeu. Joueuse, joueuse, elle voulait jouer, il était normal que je suive. Des arrières pensées, peut-être que j'en avais, gardant mon sang-froid, je lui répondis de manière séduisante tout en la fixant du regard :

- Un homme assoiffé par le monde ne pensera spécialement à avoir coûte que coûte une compagne, n'êtes-vous pas du même avis ? Il est donc normal pour un chasseur de primes d'avoir des arrières pensées, quand il a en face de soi, une si belle femme sur le point de basculer du mauvais côté ! A vrai dire, pourchasser quelqu'un est toujours un plaisir pour un chasseur de primes, surtout s'il agit d'une véritable déesse, mais savoir qu'il faudra la tuer me laisse pensif... Très pensif, même !

Je l'embrassai juste après ma réponse. Il n'y avait pas que du faux dans ma réponse, je n'avais rien contre l'extermination d'une femme-pirate, mais savoir qu'elle était autrefois un gradé de la marine risquerait de m'agacer encore plus, alors autant cicatriser cette vilaine plaie avant que le sang ne s'écoule. Il ne fallait pas oublier nous jouions, bien sûr. Je trouvai avoir bien répondu à sa question, même si ma réponse s'ajoutait aux nombreux mensonges énoncés depuis le début de la journée. Si je me rappelle, elle était allé jusqu'à dire que je tromperais ma compagne, elle y allait fort, si elle voulait tout savoir ma compagne était déjà morte et je ne rentrerais pas dans les détails. Madame Hope ne semblait pas satisfaite, elle n'était pas une femme pour rien, j'en souriais, car cela m'amusait beaucoup.
Je retirais mes bras autour de ses hanches et retirai ma longue veste noire, laissant voir mon tee-shirt noir sans manches apparentes. Elle pouvait commencer à voir en détail ma sublime masse musculaire se dessiner au niveau du torse, mais aussi des bras, ça devait selon moi la satisfaire un peu, mais ce n'était qu'un avant-goût de ce que je lui réservais, si elle voulait complètement admirer ma musculature de « Dieu », il fallait qu'elle enlève ce vêtement. Elégamment, je lui enlevai sa veste en jean tout en restant assez proche pour que celle-ci puisse contempler mon corps athlétique. D'un sourire mesquin, je lui demandai :

- Madame Hope n'est donc pas satisfaite...

Nos corps très proches, je posai volontairement mes mains sur le postérieur de la demoiselle et le caressai légèrement sans être brusque, je savais m'y prendre avec les femmes pour ne pas les effrayer (C'était quand même assez compliqué avec ma tronche du tueur). Pour éviter toute plainte de sa part, je l'embrassai langoureusement afin d'éviter tout problème. Justement en parlant de problème, j'avais oublié que ses crétins de sous-fifre traînaient encore près du bar. Si mon oreille ne me jouait pas de tour, ils étaient en mouvement et pourraient rappliquer d'une minute à l'autre, enfin ce n'était qu'une hypothèse qui, je l'espère ne se réaliserait pas, mais venant de la marine je m'attendais à tout. C'est pour ça qu'au cas ou, je fis glisser mon ombre et l'ordonnai de cacher deux bâtiments plus loin sans se matérialiser pour éviter de se faire remarquer. Logiquement, elle ne l'avait pas remarquée, dû moins je l'espère, je lui adressai la parole d'un regard glacial mais séduisant accompagné d'un sourire ravageur :

- J'adore me confronter à un tel danger, qu'allez- vous faire, colonelle ? Voulez-vous satisfaire votre faim ?


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Vexy Hope
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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Dim 24 Mar - 17:22

Kiss and Fight


    On dirait qu’elle avait visé un peu juste. Mais son bel apollon sombre ne se laissa pas démonter le moins du monde. Au contraire, il poussa le vice avec ses yeux de flambeur, apparemment indifférent comme une statue.

    - Un homme assoiffé par le monde ne pensera spécialement à avoir coûte que coûte une compagne, n'êtes-vous pas du même avis ? Il est donc normal pour un chasseur de primes d'avoir des arrières pensées, quand il a en face de soi, une si belle femme sur le point de basculer du mauvais côté ! A vrai dire, pourchasser quelqu'un est toujours un plaisir pour un chasseur de primes, surtout s'il agit d'une véritable déesse, mais savoir qu'il faudra la tuer me laisse pensif... Très pensif, même !

    Ca, c’était une réponse qui lui plaisait beaucoup, d’autant plus qu’il la ponctua d’un nouveau baiser. A la fois flatteur et franc, et elle adorait son ton lorsqu’il parlait. La tuer le laisser pensif ? Ah, au moins il aurait peut-être une petite pensée pour elle. Bon, c’était toujours ça de gagné. Décidément, elle y repenserait vraiment à plusieurs reprises avant de choisir son nouveau camp…
    Sans prévenir, il retira soudain ses bras, et Vexy cru qu’il se laissa, mais c’était tout autre chose. En fait, il retira son long vêtement, et la colonelle découvrit avec plaisir son corps de combattant, en remerciant le génie qui avait inventé les hauts sans manches assez moulants. Il était musclé parfaitement, et son grain de peau était agréablement hâlé, bien plus sombre que la peau claire de Vexy. Et elle adora le contraste entre leurs deux corps.

    Apparemment, lui aussi. Pendant qu’elle le dévisageait, lui et son corps de rêve, il lui ôta à son tour sa veste en jean, la faisant descendre sur ses poignets, avec un sourire taquin.

    - Madame Hope n'est donc pas satisfaite...

    Et alors qu’elle allait répondre, il posa ses mains sur elle, ou plutôt sur ses fesses. Il entama des caresses très agréables, et un baiser des plus passionnés, qu’elle adora. Elle posa même une main sur ses pectoraux, décidée à elle aussi apprécier le corps de rêve de ce chasseurs de primes.
    Tout en appréciant le toucher, Vexy perçut soudain des bruits de pas mal dissimulés, à quelques mètres, dehors probablement. Ca devenait lassant. Discrètement, elle fit glisser deux de ses aiguilles entre ses doigts. Rien de bien méchant, juste de quoi faire dodo. Quoique.

    - J'adore me confronter à un tel danger, qu'allez- vous faire, colonelle ? Voulez-vous satisfaire votre faim ?

    Elle sourit énigmatiquement. Oh oui, elle était affamée, et il n’était pas dans les habitudes de Vexy Hope de se refuser quoi que ce soit. Pour lui répondre, elle l’embrassa sur la bouche, avec entrain, et passionnément. Mais évidemment, son métier étant ce qu’il était, elle ne put pas faire semblant d’ignorer le bazar extérieur plus longtemps. Surtout que la nature du brouhaha extérieur semblait sensiblement différente. Il y avait un autre groupe que celui de ses petits crétins de subordonnés. Et ce n’étaient pas des alliés. Du moins c’est ce qu’elle devina en entendant les premiers coups de feu échangés.
    Elle attrapa sa chaîne, la sortit de sa gaine et rapidement, la fit tournoyer à une vitesse extrême, tirant au passage Danny vers elle dans un câlin opportun. Juste à temps, car le mur fut vite criblé de balles, et certaines ricochèrent sur son bouclier improvisé, déviées par la force cinétique de sa chaîne en diamant. Elle soupira, et arrêta sa chaîne, se tournant vers le visage de Danny, à présent très, très près.

    - On dirait qu’on n’a pas fini le ménage, chéri. Mais je commence à vraiment avoir faim, monsieur Hebner. Alors ce que je te propose, c’est qu’on s’allie pour botter les fesses de ses petits emmerdeurs, et ensuite on reprend nos petites affaires. Comme ça au passage j’en profite pour passer l’éponge sur tes petites bêtises et mettre ça sur le dos de nos trouble-fête. Qu’en dis-tu ?

    Elle leva son pied, et le repoussa un peu, en l’éloignant avec son talon sur sa poitrine, laissant au passage le bas de sa robe glisser un peu. C’aurait été dommage qu’elle soit la salle à avoir faim, non ?
    Vexy se leva doucement, et s’éloigna en laissant glisser sa chaîne au sol, remettant rapidement sa veste en jean. Mais elle s’éloignait à reculons, lançant au passage des regards aguicheurs à Danny pour l’inviter à la suivre.

    La jeune colonelle ne se retourna qu’une fois à la porte, pour pousser celle-ci. Dehors, c’était effectivement une joyeuse petite sauterie. Le baratin habituel, marines contre pirates. On dirait que Danny a oublié quelques « proies » au passage. Elle balança ses deux aiguilles, tuant d’un coup un bandit qui malmenait un de ses sous-fifres. Bon sang, on aurait dit que la moitié de la ville était contre l’idée qu’elle passe une bonne soirée !
    Elle sourit en sentant son chasseur de primes près d’elle. Pas question qu’elle meure de faim.


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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup... Mer 27 Mar - 19:14


Le jeu en standby ?


Il était vraiment rare pour moi de passer des moments palpitants, excluant les combats, mais j'appréciais particulièrement ce moment. Nous étions là en train de nous embrasser dans un bar vide sans qu'aucune personne ne vienne nous déranger... Enfin, presque. Nous pouvions tous deux percevoir pendant notre baiser passionné des bruits de pas successifs dehors. Hope montra clairement son dérangement, si c'était ses incapables de sous-fifres, j'irais moi-même leur donner une raclée, quitte à avoir des problèmes, mais en entendant ces coups de feu, j'eus de gros doutes, la marine n'était pas bête au point de s'entretuer, quoique avec eic, je m'attendais à tout, voyez, j'étais en train de m'amuser avec une séduisante colonelle.
En une fraction de seconde, elle me prit dans ses bras et me protégea en faisant tournoyer une étrange chaîne pour parer les balles. J'ignore le matériau avec lequel il avait été forgé, mais j'étais certain qu'il devait être très résistant. Allongé sur la colonelle, j'avais donné là, une mauvaise image du puissant chasseur de primes que j'étais, j'étais déterminé à exterminer les ennemis qui se tenaient à l'extérieur, il fallait cependant mettre notre petit jeu en stanby et c'était bien dommage. Elle soupira, blasé et me regarda, ce câlin nous avait littéralement rapproché, nous étions prêt, vraiment très prêt :

- On dirait qu’on n’a pas fini le ménage, chéri. Mais je commence à vraiment avoir faim, monsieur Hebner. Alors ce que je te propose, c’est qu’on s’allie pour botter les fesses de ses petits emmerdeurs, et ensuite on reprend nos petites affaires. Comme ça au passage j’en profite pour passer l’éponge sur tes petites bêtises et mettre ça sur le dos de nos trouble-fête. Qu’en dis-tu ?

Elle leva son pied, c'était prévisible et ne me repoussa que légèrement, prouvant que botter le c*l à ces crétins l'agaçaient aussi bien que moi, même si moi je gardais une certaine joie à en exterminer. Elle me laissa avoir un aperçu fugace de son magnifique corps, son précédent geste avait permis de faire glisser brièvement sa robe me laissant donc voir l'une des parties intimes de la féminité. De plus, le court toucher de sa poitrine contre mes pectoraux ne me satisfaisaient pas assez, si elle voulait me donner faim, elle avait réussi son coup, j'avais les crocs. Elle prit la direction de la porte et me lança des regards séducteurs afin de m'attirer vers elle. Cette jeune femme m'intéressait tant ! Laissant ma veste sur une chaise, je la suivis immédiatement, et sortit du bar dans lequel nous étions resté un bon moment.

Sans surprise, c'était une véritable bordel dans lequel s'affrontait petits criminels et petits marines. Hope passa déjà à l'action en l'éliminant l'un d'eux avec sa technique d'aiguilles si précise. Je n'avais pas à m'en faire pour elle, si elle avait obtenu un titre de Colonelle, c'est qu'elle avait un minimum de capacité à se défendre, du moins, meilleur que celle de ses sous-fifres peinant à repousser ce petit ennemi. Tel une bête, je m'élançai vers l'ennemi le plus proche de moi et lui assigna un méchant coup de ma semelle dans sa tronche afin de l'envoyer vers d'autres cieux. Je ne reconnaissais pas leurs têtes, ils ne me disaient rien, je ne les avais jamais vus, enfin c'était ce que me disait mon cerveau, il ne retenait le visage des faibles. Je décidai de ne pas trop m'éloigner de Hope, même si nous combattions, le combat était-il vraiment en pause ? Un deuxième embêtait un malheureux mousse de la marine, j'allai immédiatement asséner un coup de coude dans la mâchoire de son adversaire pendant qu'il combattait. J'enchaînai avec un coup de pied dans la nuque pour l'aplatir au sol. Regardant le vulgaire sous-fifre, je le dévisageai tout comme le pirate au sol en disant :

- Pitoyable... Vraiment misérable ! Dis-je sans savoir si elle avait écouté ce que j'avais dit.

Ses mousses me faisaient vraiment pitié, c'était à peine s'il savait tenir une épée, même quelqu'un qui n'était pas sabreur, connaissait au moins les bases de ce maniement. Ces soldats bénéficiaient en plus, d'un robuste entraînement ayant pour but de les forger, mais moi, je ne voyais que de pauvres vers de terres égarés.
Le combat n'était pas encore terminé, mais tout n'était qu'une question de temps avant sa fin, tout dépendait aussi de l'efficacité des soldats de la marine. J'en avais éliminé un bon nombre de mon côté et Hope aussi, enfin plus que tous ses subalternes, en tout cas. Deux d'entre eux étaient sur mon chemin et tentèrent de trancher avec leur sabre. L'une des lames me toucha et effectua une légère entaille la joue gauche de laquelle sortit un peu de sang, une petite blessure, c'est tout. Elle ne m'affecta même pas pendant le combat et effectuai deux uppercuts à la fois pour leur détruire la mâchoire et au cas ou, je leur donnai chacun un coup de pied dans le ventre, pour les tuer définitivement. Bizarre, j'avais toujours faim, mon ventre ne criait pas famine pourtant, c'était un sentiment très étrange, et si je demandais à la colonelle, elle était docteur, non ? Ignorant donc totalement le combat, je m'approchai près du dos de Hopee et lui murmurai soudain de manière sournoise à l'oreille :

- C'est bizarre, j'ai encore faim, je ne me sens toujours pas satisfait !

Je l'embrassai tendrement et prit bien mon temps, c'était risqué car nous pouvions Peut-être que des soldats avaient vu notre baiser langoureux en plein milieu de notre devoir, mais rien que d'y penser, je rigolais déjà. Celle qui aurait le plus de problèmes, c'était elle, pas moi. Et si je corsais un peu le jeu, ce serait amusant pour moi, pour elle peut-être pas, on verrait bien. J'eus soudain un éclair de génie, celui que seul des cinglés pouvaient avoir dans leur vie. Hâtivement, je la soulevai délicatement et courut jusqu'au bar en essayant de ne pas me faire remarquer. Je savais très bien les risques que je prenais, mais je commençai à avoir l'habitude des plaintes de la marine quant à mon comportement. Une fois dans le bar, je la reposai immédiatement sur ses fines jambes gracieuses et rigolai de ma situation :

- Je demande vraiment comment vont réagir tes petits larbins quand ils verront que tu as déserté le champ de bataille, Hope ! Peut-être que ça te déplaît et que tu préférerais aider tes manchots palmés ? J'en suis désolé dans ce cas. Finis-je sur un amusant ton ironique.

Quelle serait la réaction des soldats ? Je l'avais fait déserté le champ de bataille de force, sans même avoir eu son accord. Quelque chose me disait que j'allais vraiment m'amuser. Ce genre de conneries pouvait m'attirer de sérieux problèmes, mais c'était le jeu et quelque soit le jeu, je jouais toujours à fond jusqu'à donner ma vie. Tout comme moi, elle le savait, je m'étais attiré des ennuis, mais je ne pouvais qu'en sourire, j'étais comme ça. Regardant ses yeux au pupilles glaciales, je gardai ce sourire mesquin un peu cruel et lui dit :

- Tu sais, je commence à comprendre les raisons qui te poussent à quitter la marine. Tes hommes sont ridiculement faibles ! Tu peux au moins me remercier de t'avoir donné un coup de main... Bref passons !

Ma réponse ne voulait en aucun cas dire que j'acceptais les bras croisés qu'elle gâche sa vie dans la piraterie, espérons qu'elle n'ait pas compris cela. Je repris immédiatement mes activités là où ces bandits l'avaient arrêtés, en train de caresser ses fesses et de l'embrasser langoureusement. J'ignorais la réaction de Hope, qu'allait-elle faire ? Et puis il restait encore ses petits soldats dehors, je demandais comment cette histoire allait finir, sûrement d'une manière très amusante.


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MessageSujet: Re: Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup...

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Vacances écourtées, mais ça peut valoir le coup...

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