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Les Lettres de Marque [PV Tsume]

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Le Menhir
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MessageSujet: Les Lettres de Marque [PV Tsume] Mar 18 Juin - 21:18




Le nouveau corsaire.
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Et j'avançai. Mes pieds (chaussés pour la première fois depuis sept ans) foulèrent le pont du navire. Je me retournai et contemplai une dernière fois l'édifice qui m'avait retenu prisonnier pendant plusieurs années. Je grognai, pui on m'ordonna d'avancer. Autour de moi, une demi-douzaine de soldats, qui pointaient en ma direction des lances acérées. Même si j'avais retrouvé mes vêtements, mon chapeau, (et bientôt ma liberté), je demeurai néanmoins encore un prisonnier. Et pour cause, j'avais encore les liens de granit marin qui entravaient mes poignets. Pas de possibilité d'utiliser mes pouvoirs. Non, ils étaient encore trop méfiants. Alors que j'observai toute mon escorte qui s'excitait autour de moi, je vis alors un visage familier venir jusqu'à moi. Il fallait dire que j'étais quelque peu confus de retrouver tout cet espace autour de moi, et la sensation du vent marin sur mon visage. Moi, qui avait été prisonnier d'une armure et d'une pièce exigue pendant si longtemps. Cette connaissance donc, n'était autre que Walter Wallace, l'agent qui avait accompagné la corsaire chargée de me recruter il y avait de cela trois jours.




" Le Menhir ! Eh bien. Comment vous portez-vous ? Est-ce-que le grand air vous fait du bien ? "

" Grand merci. Cela fait une éternité que je n'ai pas goûté la saveur de l'oxygène frais. Je ferai n'importe quoi pour garder ce qui me parait être désormais un privilège. La liberté. C'est comme cela que ça s'appelle, n'est-il pas ? "

" Vous n'êtes pas encore libre, Menhir. "

" Et où est donc cette charmante Adelyne ? J'espérais la revoir. "

" Vous la reverrez plus tard si l'avenir vous en donne l'occasion. Mais si cela ne vous ennuie pas, je vais vous expliquer la suite des évènements. Pour l'instant, aux yeux de la loi, vous n'êtes encore qu'un prisonnier d'Impel Down en déplacement. Alors jusqu'à notre arrivée à Enies Lobby, nous vous traiterons comme tel. Je m'excuse donc pour la façon dont vous serez traité jusqu'à ce que nous arrivons à bon port. Une fois sur l'île de la justice, vous aurez rendez-vous avec le colonel Tsume Azakeri. Ce dernier vous donnera vos lettres de marque, qui feront de vous un corsaire officiellement au service du gouvernement. Puis l'officier Azakeri vous retirera vos menottes, et vous serez libre. Libre de nous servir bien entendu. "

" Puis-je me risquer à quelques questions ? "

" Nous sommes pressés, mais allez-y, après tout. "

" Je pensais que j'allais avoir affaire à un membre éminent du gouvernement. Qu'est ce que la Marine a à voir avec moi. Sans vouloir vous offenser. Je pensais également qu'on allait m'attribuer un navire, un équipage. Enfin, de quoi opérer. "

" Vous n'avez nul besoin d'équipage ou d'un vaisseau. Vous vous débrouillerez par vos propres moyens, c'est tout. Certains shichibukais n'ont aucun homme à leurs ordres. C'est le cas de John Heinson ou encore du célèbre Joe D. Foster. D'ailleurs il est important de préciser que pour l'instant il est exemplaire. C'est le capitaine corsaire le plus actif, je vous conseille de vous entretenir avec lui dès que possible. Bien. L'entretien est achevé. Messieurs, veuillez emmener le prisonnier dans la cale. Au fait, oubliez votre première question. Cela ne vous regarde en rien. "

" Grand merci, Walter Wallace. "


Les soldats me piquèrent légèrement le dos du bout de leurs armes, afin de me faire signifier qu'il était temps de bouger. L'équipage s'apprêta à faire démarrer le navire, et nous voilà voguant de nouveau sur les flots. On me fit descendre par une trappe, directement dans les cales, et plus précisément dans une cage aux barreaux de granit marin. Une fois à l'intérieur, on la referma, et chaque soldat se positionna tout autour de la cage, hallebardes pointées vers moi. Ils ne bougèrent plus de tout le trajet. D'ailleurs ce dernier ne devait pas durer plus de quelques heures si mes souvenirs étaient bon. Pendant ce laps de temps, je me laissai bercer par le ballotement du navire sur la mer. Je n'avais pas réalisé à quel point ces balancements m'avaient manqué. Il ne me manquait plus que deux choses : un navire et un équipage. Un ou deux lieutenant ainsi que des hommes de main fidèles. Puis je sondai mes souvenirs. Joe D. Foster. J'avais en effet entendu parler du gaillard, mais à l'époque c'était un pirate. Un pirate à la sale réputation de tuer ce qui lui faisait obstacle. Difficile à croire qu'il était devenu le si docile allié que Walter s'était plu à décrire. Mais je devais en avoir le coeur net, et décidai de lui rendre visite dès que mes affaires furent achevées à Enies Lobby. Les heures passèrent. Et le voyage se révéla être plus difficile que prévu.

Imaginez-moi depuis sept années enfermé et enchainé comme un animal. Le retour sur un bateau ne se fit pas sans mal, et aussi, je vomis mes tripes pendant la dernière demi-heure, sous les rires des soldats. Qui remettaient en cause le fait que je fusse marin. Mais la délivrance arriva. J'entendis les marins hurler de jeter l'ancre et d'attacher les cordes. Nous étions enfin arrivés. Wallace descendit dans la cale et ordonna qu'on me remonte au pont. J'essuyai la bile qui coulait encore de mes lèvres, et constatai avec dégoût qu'une bonne partie de ma soutane blanche était imbibée de dégueulis. Tant pis, je n'étais pas là pour être présentable. De nouveau, on me guida jusqu'au pont. En remontant le pont principal, un fisson me parcoura l'échine. La Tour de la Justice. Fière et inébranlable.




J'avais eu l'occasion de juger de son efficacité. Un sourire se dessina sur mes lèvres. Cette tour m'avait prit ma liberté, il était tout à fait normal qu'elle me la rende sept ans plus tard. Walter Wallace me dévisagea et grimaça. L'odeur du vomi n'était pas des plus enivrantes. Il claqua des doigts, et deux marins s'approchèrent de moi, chacun avec un seau rempli d'une matière blanche et poudreuse qu'ils me lancèrent à la face, chacun leur tour. Du talc. Pour l'odeur. J'executai un signe de croix avec la main.


" Dieu vous pardonnera. "

" Pourquoi donc ? "

" Pour l'offense. Vous me mettez en colère. Je ressemble à un bonhomme de neige à présent. "




Les soldats se mirent en position d'attaque, tous en même temps. Il fallait avouer que je faisais bien deux têtes de plus que la majeure partie d'entre eux. Ils se mirent à crier des ordres comme quoi ils se tenaient prêts à intervenir. L'un deux aboya : " Cesse donc les menaces, prisonnier ! Ou on te ramène dans ta geôle puante ! ". Walter Wallace leur fit signe d'abaisser leurs javelots menaçants. Je remarquai dans son attitude qu'il se méfiait énormément. La tension était montée d'un cran en quelques secondes. Le personnel du vaisseau avait abaissé la passerelle. Wallace ne m'adressa même pas un bref salut. Il se contenta de me lancer un regard noi, de faire volte-face, et de lever le bras droit. Mon escorte vociféra de nouveau, et comme des hommes préhistoriques attaquant en mamouth en brandissant leurs lances, ils firent en sorte que je me retranche vers la passerelle, en formant un arc de cercle. Au bas de cette dernière, un nouveau comité de sécurité. Des soldats, deux fois plus nombreux, cette fois-çi, armés de fusils. Ils m'emmenèrent avec eux vers la porte de la justice. J'allais l'emprunter pour une seconde fois, mais dans l'autre sens. Les deux battants gigantesques coulissèrent, et dans un fracas métallique, la super structure s'ouvrit pour me laisser passer. J'étais toujours étonné de voir à quel point le Gouvernement Mondial avait la manie de construire des bâtiments suréalistes, juste pour affirmer leur autorité. Hérétiques. Seuls les édifices étaient destinés à Dieu lui-même. Pas ses créatures. On entra dans la tour, jusqu'à ce qu'on me guida dans un couloir en pierre. D'ailleurs, cette partie de la tour, située au rez-de-chaussée, du coté de la grande porte que je venais de passer, ressemblait davantage à une prison qu'à un palais de justice. Au bout du couloir, se trouvait une porte métallique. Ce qui n'était pas sans rappeller mon ancienne cellule. Les soldats l'ouvrirent et me firent entrer.

La porte donnait sur une pièce, d'environ trente mètres carré, avec comme éclairage deux torches sur les murs du fond ainsi qu'une bougie située sur une table de bois disposée au centre de la salle. Il y avait également deux chaises, dans le même état que la table. On m'ordonna de m'approcher du mur du fond, et de rester face à la porte d'entrée. Une fois la parole des geôliers effectuée, ils formèrent un arc de cercle dans mon dos, les canons de leurs fusils, rivés sur ma nuque. J'avais pour instruction de rester debout avant l'arrivée de l'officier qui allait me confier ces lettres de marque. Je restai donc de marbre, la soutane dégoulinante de vomi, et le corps tout entier recouvert de talc. Conjuguez ceci à ma grande taille, mon visage si singulier, et mes habits de prêtre, sans oublier les menottes de granit marin, vous aurez certainement du mal à croire que je fus autrefois un fier capitaine pirate.



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MessageSujet: Re: Les Lettres de Marque [PV Tsume] Mer 19 Juin - 0:10



... Rencontre avec un géant ...


Le navire voguait en direction d'un endroit bien particulier, Enies Lobby. Ce n'était pas mon premier passage à cet endroit, mais cette fois, c'était très différent. À cause d'un manque d'effectif, je me retrouvais à faire la nounou d'un pirate. Depuis l'annonce de cette soi-disant "mission", j'étais fou de rage. Sur le navire, les hommes m'esquivaient, préfèrent mettre de l'écart entre eux et moi. Pourtant, je connaissais bon nombre d'entre eux. Certains avaient servi sous mes ordres, mais là, j'étais dans une colère noire. Moi, le fameux Chat Noir de la Marine, obliger de m'occuper de l'entrée d'un Corsaire au Gouvernement. Lorsque mes supérieurs m'ont annoncé cette nouvelle, j'ai vu rouge. Depuis, l'équipage du navire où je suis me fuit comme la peste. Ce n'est pas de leur faute, mais j'en voulais à tout le monde dans ses moments là. Nombreux sont ceux qui connaissent mes faits d'armes ou même mon tempérament. Rare sont ceux qui m'ont vu en colère et pourtant, aujourd'hui ça arrive. Certains savent qu'il faut m'esquiver dans ces moment-là et il faut croire qu'ils avaient passé le mot. Il ne devait rester qu'une petite heure de trajet avant ma destination. Un officier m'apporta le dossier sur le pirate que je devais rencontrer. Pas un mot, rien, il me donna le dossier et déserta le pont comme un fantôme. D'un côté, je me maudissais d'être ainsi, mais je ne pouvais faire autrement. Premièrement, c'est un pirate, quand bien même il sert le Gouvernement, pour moi, c'est une racaille. Deuxièmement, je n'ai pas à faire ce genre de mission, ce sont les agents du Gouvernement qui doivent s'en charger, pas moi. J'ai signé dans la Marine pour de l'action, pas pour jouer les grattes papiers. Je profitais de la dernière heure de trajet pour feuilleter le dossier et en apprendre sur ce pirate.

Enies Lobby était en vue et je n'avais pas changé mon attitude, au contraire. Ce foutu pirate... Le Menhir comme il s'appelle, n'a rien à faire à nos côtés. Un vulgaire criminel à qui on donne une chance, c'est ridicule. Ses crimes sont horribles et pour ça, il mérite pire que la mort. Je descends du navire, le regard noir. Je ne saluai personne, pas même un supérieur que je croise. Il se retourne en me voyant, mais il ne décroche pas un mot. On m'apprend rapidement que le pirate est déjà là. Comme si le faire attendre était grave. Je grognais, mais je desserrais les dents. J'étais dans la Marine depuis un certain temps et un jour, un homme m'a dit de faire preuve de respecte et de professionnalisme. Ses sages paroles m'ont guidés loin dans la Marine. Je me vidais la tête avant d'entrer dans la salle, mais je n'avais qu'une envie, entrer et faire un carnage. Seulement, lorsque j'entrais, tout ceci n'avait plus de sens. La scène était tellement ridicule, que j'en oubliais tout. L'homme était immense, mais enchaîné et les soldats l'avaient entouré avec leur arme. La scène était à hurler de rire. Quand bien même ce géant bougeait un petit doigt, il ne tiendrait pas dix minutes face à moi. Je déposais les documents sur la table et je soupirais longuement. Je remarquais en premier lieu ses vêtements et cette odeur nauséabonde. Je prenais les choses en main.

-Soldats, baissez vos armes, enlevez lui les menottes et aller lui chercher des vêtements propres...
-Mais, Colonel, nous avons ordre de...
-Les ordres c'est moi qui les donne ! Quand bien même ce géant décide de bouger le petit doigt je le découpe et on le mange au repas de ce soir ! Est-ce bien clair ?
-Oui Colonel !
-Si cet individu doit représenter le Gouvernement, autant qu'il ait une allure convenable. Alors, aller lui chercher des vêtements propres.


Le ton employé était froid et sans aucune hésitation. Je n'aimais pas cette situation, les soldats non plus et le géant encore moins. Seulement, il fallait faire les choses bien. Tout en le tenant toujours en joue, l'un des hommes détachaient ses menottes. Puis ils quittèrent la salle, me laissant seul avec lui. Je regardais le géant droit dans les yeux. Je n'affichais aucune peur et bizarrement, aucun mépris pour lui. Je n'étais pas impressionné, loin de là. Si un jour il avait été dangereux, il avait perdu cette flamme. C'est comme les lions, enfermer les en cage et ils perdent la lueur dans leur regard.

-Si l'envie vous prend de me tuer... Je vous suggère de le faire vite et bien, sans quoi, je ne vous laisserais pas une seconde chance. Je déteste les Corsaires, juste des racailles au service du Gouvernement... Donc ce n'est pas par sympathie que je fais tout ça. J'ai simplement un certain respect pour les humains, même les pires d'entre eux...

Puis je m'installais et j'attendais, pas très longtemps, puisqu'un petit groupe de Marine réapparaissait pour déposer des vêtements. Je leur fis signe d'un coup de pattes de sortir et ils s'exécutèrent. Ce pirate était jadis l'un des plus cruels qui soit. Je devais lui montrer que je ne lui ferais aucune faveur. Je sur jouais un peu mon rôle, bien que je sois vraiment énervé. Pas question de me laisser intimider par ce géant. J'attendais sa réaction avec impatience, car ses paroles déterminerons mon attitude futur. Qui sait, il pourrait réussir à attirer ma sympathie et entrevoir un tout autre Tsume. Ce qui est peu probable dans son cas, il accumule tout ce que je déteste.

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Le Menhir
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MessageSujet: Re: Les Lettres de Marque [PV Tsume] Mer 19 Juin - 20:06




L'officier et le prisonnier
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L'attente ne fut pas longue. Mais inconfortable. Alors que je restai planté comme un piquet au fond de la pièce, les senteurs ignobles de mes vêtements commencèrent à embaumer peu à peu la pièce. Un des soldats se couvrit même le bas du visage avec son col, les autres l'imitèrent peu à peu. Au terme de quelques minutes d'apnée nasale, la porte coulissa, et un étrange être fit son apparition. Environ 160 centimètres, la silhouette fine et le physique pour le moins surprenant. Et pour cause, j'avais en face de moi un espèce de chat bipède et vêtu d'un manteau orange à capuchon. Je remarquai également qu'il portait un cache-oeil sr son oeil droit. Un combattant, comme en témoignait le katana qu'il avait enfourné dans son fourreau, situé sur son dos. Quelle bien curieuse créature, et je me demandais bien ce qu'il fichait ici. Mais le contraste était saisissant. Le colosse aux traits géométriques, face au petit animal grâcieux. Je souris en guise de salut, chose qu'il ignora. Son attention s'était directement focalisée sur l'odeur qui régnait dans la petite pièce.

Après avoir distribué quelques ordres, les soldats nous quittèrent pour aller me chercher des vêtements propres. J'avais au passage appris que ce félin n'était autre le colonel Tsume Akazeri, l'officier chargé d'officialiser mon entrée au service du Gouvernement Mondial. Autre chose qui m'intrigua au plus haut point, ce fut son ordre de m'ôter les menottes de granit marin. Il jouait avec le feu, car même moi était incapable d'anticiper mes gestes. Même ceux dans une seule journée. Il suffisait qu'une voix divine sussure à mon oreille de tout détruire et j'éxécute ces saintes paroles, quitte à y laisser ma peau. J'étais un dévôt fidèle. Le soldat grimaça en tournant la petite clé dans la serure des liens de granit. Lorsque le déclic se fit entendre, elles tombèrent au sol. J'étais libre. Depuis sept années, je retrouvai l'usage de mes pouvoirs démoniaques ... Ma malédiction qui à mon sens, était une bénédiction. Je me mis à masser machinalement mes poignets qui avaient pris une couleur de moisi au cours de toutes ces années d'entrave. Une fois que nous nous retrouvâmes seuls, la créature plongea son regard si paticulier dans le mien, sans une once de crainte, mais incarné par la détermination. Puis il parla :

" Si l'envie vous prend de me tuer... Je vous suggère de le faire vite et bien, sans quoi, je ne vous laisserais pas une seconde chance. Je déteste les Corsaires, juste des racailles au service du Gouvernement... Donc ce n'est pas par sympathie que je fais tout ça. J'ai simplement un certain respect pour les humains, même les pires d'entre eux... "

Je ne répondis pas. Je me contentai d'hocher la tête, puis je fis craquer mes jointures en bougeant mes gros doigts rectangulaires. Ainsi donc, comme la plupart des membres de la Marine, il haïssait les shichibukais. Mais il justifia sa présence ici par un certain humanisme. Balivernes. Il avait reçu ses ordres voilà tout. Néanmoins il ne s'agissait pas de sous-estimer le colonel. Si l'état-major lui avait confié cette mission importante, à savoir l'intégration d'un nouveau corsaire au sein de l'organe exécutif du gouvernement, Azakeri était certainement loin d'être un chaton inoffensif. Il était sans l'ombre d'un doute plus fort que moi, et ce, malgré mes pouvoirs. Puis nous attendîmes ensemble de nouveau, dans un silence monacal. Quelques soldats revinrent pour déposer la pile de vêtements propre, avant de disparaitre aussitôt. Sans demander l'autorisation du militaire, je m'approchai du linge, et me déshabillai sans aucun pudisme. En quelques secondes, je me retrouvai intégralement nu devant Tsume Azakeri, mon énorme sexe ballotant de doite à gauche, sans parler de mes couilles carré (oui elles sont particulières) hérissées de poils frisés. Pas besoin de se cacher aux yeux des autres, nous sommes tous des enfants de Dieu après tout. Ce même dieu, auquel j'avais adressé une prière aussi longue que dura ma peine à Impel Down. Mais jamais il ne se manifesta. Auparavant, il m'arrivait d'entendre sa voix. Mais depuis sept années, c'était le silence radio. Une fois de nouveau vêtu, je constatai que les soldats m'avaient donné un pyjama de soldat. La taille la plus grande, mais pas suffisante pour moi. Le haut et le pantalon étaient blanc, mis à part le blason de la Marine qui étincelait au milieu du torse, tel le symbole d'une super-héros. Ridicule. Mais au moins je n'empestai pas le vomi. Jusqu'à présent, mon investiture avait été humiliante au possible. Entre le voyage dans les cales, les vomissements, le talc, je fus obligé de me déshabiller devant un colonel ... Mon sentiment demeurait mitigé. Je pris place sur l'une des chaises (qui grinça sous mon poids) en face de la petite table de bois. Je regardai les documents avant de prendre la parole sereinement. 


" Bien le bonjour, colonel Azakeri. Désolé pour mon salut tardif, mais je n'étais point présentable, comme vous l'avez vu et senti. Je connais votre nom car un agent m'a fait un topo en ce qui concerne mon entrée en service du jour. Tout d'abord, je dis grand merci à l'administration de placer sa confiance en moi. Je sais que nos points de vu divergent sur la place des Corsaires, mais néanmoins je suis reconnaissant à Dieu et ses créatures de m'avoir accordé le moyen de faire ma rédemption. Je compte mettre mes capacités à profit du Gouvernement Mondial et de personne d'autre. Même pas moi. Je vous remercie également pour votre présence même si vous n'aviez pas le choix. Cependant, je n'apprécie guère vos à priori sur mon cas. Vous devez me considérer comme un criminel sanguinaire vu mon passé chargé ... Mais il n'en est rien car vous ne me connaissez pas, et vous ne connaissez pas le contexte de ces évènements. Je n'ai jamais eu l'envie particulière de tuer, vous savez. Même pas vous. Même pas mon pire ennemi. Si je tue, c'est uniquement si on me l'ordonne. Si il me l'ordonne. Vous intuitez ? Le Seigneur. Je ne fait qu'exécuter sa volonté, et je jugerai imprudent le fait que vous m'ayez ôté les menottes avant mes signatures de paperasse et la remise des lettres de marque. Car si Dieu désire que je vous ôte la vie, je le ferai en utilisant mes pouvoirs. Mais ne vous méprenez pas. Si cette chose devait se produire, vous ne risquerez rien. Car je suis conscient du fait que vous soyez beaucoup plus puissant que moi, et que je me ferai tuer avant que le premier coup de feu ne parte. Mais au moins, je serai mort en serviteur de Dieu. Bien. Que dois-je signer, remplir ? Où sont donc ces lettres. J'aimerais quitter cette île sordide et voguer vers d'autres horizons. Impel Down m'a ravagé l'espit, et comme si cela ne suffisait pas, Dieu ne m'a plus parlé pendant sept ans. Je crains d'avoir perdu la foi, colonel. Et vous, avez-vous la foi ? Quelle serait la volonté du Seigneur ? "




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MessageSujet: Re: Les Lettres de Marque [PV Tsume] Mer 19 Juin - 22:14



... Tout ça, pour un Dieu ? ...




Le géant restait muet et ça, même lorsque les hommes de la marine amenèrent les vêtements. D'ailleurs, je fus surpris qu'il se déshabilla ainsi devant moi. Dans mes souvenirs, les humains ont du mal avec ses choses là. Personnellement, ça m'est égale. Il pouvait bien faire ce qu'il veut, ça ne me gênait pas. Quand bien même il m'agitait ses parties sous les yeux. J'attendais patiemment qu'il termine, tout en ne le lâchant pas du regard. Pas question de lui laisser la moindre chance. Une fois habillé, il était un peu plus présentable. Les soldats lui avaient donnés un pyjama, j'esquissais un léger sourire en le regardant. Non pas pour me moquer, mais parce que même la plus grande taille de la base ne lui allait pas. Pourtant, dans la Marine, nous avions de sacrés gaillards, mais ils paraissaient ridicule à ses côtés. Il était toujours mieux qu'avec ses chaînes et sa tenu sale, sans oublier l'odeur. Même si elle traîne encore dans l'air, cela reste maintenant supportable. Il s'installe enfin sur une chaise grinçante sous son poids. Puis, il m'adresse enfin la parole, pour la première fois. Il s'expliqua au sujet de ce salut tardif et c'était tout à son honneur. Il était plus humain qu'il semblait l'être finalement. Il parla beaucoup et il dit un tas de choses assez intéressantes. Il ne semblait pas si violent que ça ainsi. Bien sûr, je sais par expérience qu'il ne faut jamais se fier aux apparences. Je connais bien la sauvagerie et ses effets. D'ailleurs, je me permets de juger cet homme, alors que j'ai fait des actes similaires. Dans son cas, c'est bien plus terrible, mais ça ne change rien. Nous n'étions pas si différents finalement. Au fil de ses paroles, j'arrivais à me calmer et j'étais beaucoup plus calme. Même si certaines de ses paroles ont réussi à me faire montrer les crocs.
 
Ses premières paroles étaient d'un ennuie profond. Il semblait porté un certain respect pour le Gouvernement. À ses yeux, il semblait être son sauveur, ce qui était plutôt drôle. Ensuite, c'était bien plus intéressant. Il n'appréciait pas que je le juge, rien que ça. On ne fait pas de telles atrocités si on ne veut pas être jugé. Même pour une croyance quelconque. Toute cette folie cachait en réalité un dieu. J'avais déjà rencontré ce genre de fanatique, mais ils étaient tous plus ou moins différent. C'était intéressant de l'entendre parler. Il réussit même à me faire sourire à un moment. Il avait jugé imprudent le fait que je le libère de ses liens. Néanmoins, il était conscient que c'était en vain, car il n'avait aucune chance. C'était un bon point pour lui, mais son dieu était un crétin inutile. Une divinité doit être bonne et non violente. Elles là pour nous guider lorsqu'il fait sombre, elle ne dicte pas nos actes. C'était futile de se cacher derrière un dieu, tout comme moi, qui me suis caché derrières une vengeance. Je n'allais pas faire durer cet entretien plus que nécessaire. Tout comme moi, il voulait sortir d'ici. Seulement, avant ça, je me devais de lui répondre.
 
-Moi, j'ai foi en mes lames et rien d'autre... J'ai jadis vénérer une Déesse, en qui je crois toujours, mais elle a détourné le regard depuis longtemps déjà, mes actes passés n'ont pas attiré les faveurs de la Déesse... Croyez-moi Corsaire, je ne suis pas si différent de vous... Seulement moi, je ne dissimule pas mes actes derrières mes croyances, j'assume mes actes et j'en paie le prix.
 
Je terminais ainsi, sans plus de mots. Je ne critiquais pas directement son dieu, mais plutôt le géant. Se cacher ainsi derrière un dieu, c'est ridicule. Nous sommes libres de nos actes et nous devons les assumer. Personne ne doit nous obliger à faire ce qu'on ne veut pas, sans quoi, nous ne sommes que des pantins. J'ouvrais le dossier, j'étalais plusieurs papiers devant lui, ainsi qu'un stylo. Un gros stylo, j'avais prévu le coup, de peur qu'il ne le casse. On m'avait prévenu à l'avance que c'était un colosse, même si je n'imaginais pas quelqu'un d'aussi massif.
 
-Remplissez ce papier et signer ces trois-là, puis vous serait officiellement Corsaire...
 
Je marquais une courte pause en déposant le stylo devant lui. Avant qu'il ne signe, je devais le prévenir de mes conditions. Après tout, il était sous ma garde actuellement, je pouvais en faire ce que je veux. Je comptais bien lui préciser certaines choses.
 
-Menhir, écoutez bien mes paroles et n'en perdez pas un mot... Je comprends que l'on peut vénérer un dieu et s'y dévouer corps et âmes, mais... En signant ses papiers, vous allez me faire une promesse, celle de ne jamais vous en prendre à la Marine et au Gouvernement, car sachez le... Si j'apprends que vous avez attaqué vos "camarades" je vous trancherais la gorge sans hésitation. Votre Dieu ne pourra pas vous protéger contre moi, car ma colère est bien plus grande que celle d'un dieu.
 
J'avais repris un ton glacial et un regard sauvage. Je voulais être clair avec le Corsaire, car c'était le premier que je faisais entrer au Gouvernement. Il peut massacrer ses ennemis comme bon lui semble, mais sur-le-champ de bataille, il respecte ses compagnons. C'est aussi simple que ça.
 
-Si un jour vous revoyez votre Dieu, parler lui de moi et venez me voir si l'envie d'en découdre avec un Marine vous démange. Je me fous des autres Corsaires, vous avez attiré ma sympathie, alors ne faites pas n'importe quoi, même au nom de votre dieu.
 
J'avais réellement de la sympathie pour lui. Je n'allais pas lui sauter dans les bras et faire la fête pendant une semaine, mais il était au-dessus des autres. Surement à cause des quelques points communs qu'il a avec moi. Bien sûr, je n'apprécie toujours pas les Corsaires, les meurtriers et les atrocités qu'il a commis. Disons qu'il y a des circonstances qui me permettent d'avoir un autre point de vue. Même si je trouve ça ridicule de suivre la parole d'un Dieu.

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MessageSujet: Re: Les Lettres de Marque [PV Tsume] Jeu 20 Juin - 20:05




Officialisation !
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" Moi, j'ai foi en mes lames et rien d'autre... J'ai jadis vénérer une Déesse, en qui je crois toujours, mais elle a détourné le regard depuis longtemps déjà, mes actes passés n'ont pas attiré les faveurs de la Déesse... Croyez-moi Corsaire, je ne suis pas si différent de vous... Seulement moi, je ne dissimule pas mes actes derrières mes croyances, j'assume mes actes et j'en paie le prix. "

Telle fut la réponse de mon interlocuteur. Ainsi donc j'en apprenais un peu plus sur lui, sur le genre d'homme (de chat ?) qu'il était. Lui aussi avait été un être de foi, mais pour une déesse païenne, sans nul doute. A cette déclaration, mon sourire illumina mon visage. Nous étions effectivement plus proches que nous le pensions. Mais le ton du colonel changea radicalement. Il me repprocha de me "cacher" derrière mes actes, et de ne pas les assumer. J'aurais pu lui répondre, et débattre théologie, mais nous n'avions pas le temps. Je désirais plus que tout récupérer ma liberté qui m'avait été arrachée. Je ne me cachai pas derrière Dieu, j'étais son instrument, et c'était la vérité. Ses messages me parvenaient sous différentes formes, et c'était à moi de les interprêter. Comme par exemple un caillou qui se met à me parler, ou le positionnement d'un groupe d'oiseau volant dans le ciel pour une quelconque migration. C'était plutôt Dieu qui se cachait derrière moi (sans l'offenser bien sûr), puisqu'il avait fait de moi son prophète, son instrument. Pas une seule fois je n'avais protesté à Impel Down, ni supplié. Je l'avais accepté, et c'était d'ailleurs cela qui avait dégoûté mes geôliers de me torturer. 

Tsume Azakeri étala quelques papiers sous mes yeux et me dit lesquels signer avant de me tendre un gros stylo. J'observai ce dernier et remarquai qu'il était plutôt massif. Spécialement conçu pour les gros calibres comme moi, certainement. Je me mis à parcourir les lignes avec attenttion, il fallait bien savoir ce qu'on signait après tout. Le premier expliquait clairement quelles étaient les devoirs d'un corsaire. Et la liste était plutôt longue : Respect des lois sauf en ce qui concerne les flibustiers, obéissance aux organes du Gouvernement Mondial, obligation de reverser la moitié des butins appartenants aux pirates, mafieux ou révolutionnaires au gouvernement ... ainsi qu'une bonne demi-douzaine d'autres. La notion de liberté que je comprenais prit un sens tout à fait différent à cet instant précis. Mais c'était ça ou la case prison. Le choix était vite fait. Le second document concernait les droits d'un shichibukai. Liberté de penser, de circulation, d'achat, de recrutement ect ... C'était plus que convenable, mais la lecture me fit repenser à quel point j'avais besoin d'un navire et d'un équipage. Quant à la dernière page ... L'attestation officielle écrite. La lettre de marque. Celle-çi était pour moi, à conserver afin justifier mon imunité judiciaire. J'apposai ma signature à chacun des trois documents avant de les refaire glisser vers l'officier. J'étais un shichibukai officiellement, plus un prisonnier, ni un pirate. Mais le félin n'en avait pas fini avec moi. Il ajouta :

" Menhir, écoutez bien mes paroles et n'en perdez pas un mot... Je comprends que l'on peut vénérer un dieu et s'y dévouer corps et âmes, mais... En signant ses papiers, vous allez me faire une promesse, celle de ne jamais vous en prendre à la Marine et au Gouvernement, car sachez le... Si j'apprends que vous avez attaqué vos "camarades" je vous trancherais la gorge sans hésitation. Votre Dieu ne pourra pas vous protéger contre moi, car ma colère est bien plus grande que celle d'un dieu. Si un jour vous revoyez votre Dieu, parler lui de moi et venez me voir si l'envie d'en découdre avec un Marine vous démange. Je me fous des autres Corsaires, vous avez attiré ma sympathie, alors ne faites pas n'importe quoi, même au nom de votre dieu. "

" Il est fort agréable d'apprendre que j'ai attiré votre sympathie. J'aimerais aussi préciser que votre compagnie m'est toute aussi agréable. Mais de là à qualifier notre ébauche de relation " sympathique ", c'est une erreur, colonel. Vous êtes espectable, droit dans vos bottes. Un chat raisonnable et raisonné. Le pragmatisme. J'aime cela. Tout comme moi. Nous obéissons tous les deux à des principes qui nous dépassent. Que ce soit la Justice ou le Divin. Mais d'après ces documents ... Je n'ai aucun compte à rendre à la Marine. Et maintenant que je suis un shichibukai, je n'ai rien à vous promettre car, vous n'avez nulle autorité à mon égard. C'est comme si un chef charpentier se mettait à donner des ordres à un boulanger, vous intuitez ? Et puis même si c'était le cas, il me serait impossible de tenir une telle promesse. Les voies du Seigneur sont impénétrables, et je ne puis me dérober à mon serment sacré au profit d'une promesse. Vous m'en voyez navré. Quoique Dieu m'ordonne, je le ferai. Et si tel est le destin, vous me planterez votre sabre dans mon coeur. Mais si cela vous rassure, Dieu est comme nous deux. Un être de raison et de volonté. Il n'y aurait aucun interêt à envoyer son serviteur le plus dévoué au casse-pipe contre son propre camp. "

Je lançai de nouveau un sourire amical à Azakeri avant de me lever de ma chaise. Je remarquai à quel point la différence de taille était flagrante. Du haut de mes deux mètres dix, je contemplai cet étrange hybride, qui pourtant pouvait me tuer d'un instant à l'autre. Puis je repris la parole :

" Mais ne vous méprenez pas, colonel. Votre compagnie m'est agréable, mais passé un certain seuil, vous frôlez l'impertinence. Comparer votre colère à celle de Dieu, c'est un blasphême. Et les blasphêmes sont bien les seules choses pour lesquelles je tuerais volontiers. Et seulement vous verrez réellement la colère de Dieu. J'ai bien vu votre regard menaçant, méfiant, méprisant. Cela dure depuis maintenant le début de notre entrevue. Dorénavant nous sommes d'égal à égal, puisque ni l'un ni l'autre ne se situe au-dessus de l'un ou de l'autre hiérarchiquement. Il va falloir me considérer comme un corsaire allié, et non comme un prisonnier condamné à cause d'actes de piraterie. Alors cessez de me voir comme un ennemi, ou vous risquerez de me voir en devenir un véritablement. Et vous n'aimeriez pas ça car Dieu sait à quel point les pirates ont recours aux méthodes les plus basses pour parvenir à leurs fins. Je pense que nous en avons fini, colonel. J'espère que lors de notre prochaine rencontre vous serez plus détendu. Avant que nous nous disions au revoir, j'aimerais quelques renseignements. Sauriez vous où se trouve en ce moment Joe D. Foster ? J'ai ouïe dire qu'il s'agissait du shichibukai le plus efficace ces temps-ci. Et j'aimerais converser avec lui. Faire de lui mon mentor, vous intuitez. Ou au pire, un moyen de le contacter ou de le retrouver ? Si ce n'est pas trop demander bien entendu. Car comme vous l'aurez constaté, pour l'instant je ne suis qu'un corsaire sans le sous, possédant sa lettre de marque, un pyjama de la Marine ainsi qu'une soutane recouverte de bile et de vomi. Sans équipage et navire je doute remplir mon rôle comme il se doit. J'en déduis donc que Foster sera le seul homme à me venir en aide. "



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MessageSujet: Re: Les Lettres de Marque [PV Tsume] Ven 21 Juin - 0:47



... Une haine profonde ...


Je l'écoutais de nouveau parler et il en avait encore beaucoup à dire. Le géant semblait être en manque de conversation. Ses paroles raisonnaient en moi comme un coup de marteau. Egaux ? Lui et moi ? Foutaises. Je n'ai rien d'égal à un criminel, pas même pour mes crimes passé. Il me défiait dans ses premières paroles, oui, il osait. En un sens je trouvais ça courageux, oser me défier de la sorte. Se croire à mon niveau, puis le dire haut et fort. Il semblait même fier de pouvoir le dire. Puisqu'il insiste, il aura son dû s'il vient à défier mon autorité. Ce géant ignore ce que je suis et ce que je suis prêt à faire. Il croit tout savoir de moi, de mes actes et de ma façon de penser, mais il se trompe. Une courte pause pour reprendre un long discours, mais si j'écoutais, j'étais déconnecté. Mon regard noir le fixait avec colère, pourquoi ? Ces paroles. Il jouait avec mes nerfs et il gardait le sourire. J'avais envie de l'égorger et de le découper en morceau pour nourrir les poissons. Je ne pouvais pas, pas tant qu'il avait franchi la limite. Pfeuh, j'avais hâte. Hâte qu'il franchisse cette limite et je serais aux premières loges pour l'exécution. Les Corsaires ne sont pas l'égale des Marines, il ne le seront jamais. Même le pire des Marines n'a rien à voir avec ces criminels à la solde du Gouvernement. Il sous-estimait ma colère et ce n'était pas une bonne chose. Je n'ai pas de limites contrairement à lui et si l'envie me prend de le découper, je trouverais une bonne excuse. Il pouvait être un humain intéressant, mais il était trop instable. Il était à surveiller et je compte bien l'attendre au moindre écart de conduite. Je me levais doucement, les yeux noirs de rage, je ne contenais pas colère.

-Blasphèmes dis-tu ? Essaye donc... souviens toi de mes paroles lorsque ton dieu te demandera de tuer des Marines et je te promets que dans l'heure, je danserais sur ton cadavre ! Je te suggère de surveiller ta langue... criminel. Pour moi, tu restes un criminel, le titre de Schichibukai ne fera jamais de toi mon égal... Je te l'ai dit, je hais les Corsaires. Ce titre ne m'empêchera pas de te découper en morceaux.

Toujours un ton glacial et sans détours, j'étais direct, sans aucune peur sur mon visage, juste de la rage. Je retenais mes griffes qui ne demandaient qu'à sortir. Comme toujours, je m'emporte un peu vite. Il croit qu'en tant que Marine, j'ai les mêmes principes que mes supérieurs. Mes armes, ma justice. Telle est ma devise et ce n'est pas un vulgaire corsaire qui changera ça. Il aurait pu améliorer mon opinion, mais il ne vaut finalement pas mieux que les autres. Il reste un criminel qui croit faire partie du Gouvernement avec son titre de Corsaire. Foutaises, pour moi il reste un pirate et un danger potentiel. Tout comme les autres, il aura mes griffes dans sa gorge s'il ose dévier du chemin que lui trace le Gouvernement.

-Dommage, tu partais dans le bon sens... Je te suggère de méditer sur mes paroles, car je vais garder un oeil sur toi et les mers ne seront pas assez vaste pour te cacher. Rien ne m'arrêtera, ni toi, ni la Marine ou le Gouvernement, pas même ton dieu... Encore un blasphème ? Pfeuh ! Fait moi taire si tu l'oses ! Je n'attends que ça !

Je jouais la provocation en arborant un large sourire. Je mettais ma colère à profit, si l'envie lui prenait maintenant de s'en prendre à moi, il n'était pas prêt. Dans le cas contraire, il avait tout d'un corsaire. Un chien de guerre docile qui aboie quand on lui dit au bout de la laisse du Gouvernement. Ma sympathie était dût à nos points communs et rien d'autre. Ce n'est pas assez pour qu'il entre dans mon estime, ce n'est qu'un criminel. D'un coup, mon attitude changeait, je reprenais un large sourire. Plus aucune rage dans mon regard, oui, c'était l'heure du repas, je pouvais sentir l'odeur de la nourriture. Entre deux odeurs de vomi bien sûr.

-Aller, c'est terminé ! J'ai les crocs et c'est l'heure du repas... ou peut-être pas ? Bof, je me ferais un petit truc et puis c'est tout ! Ah et pour Fosters... j'ignore où il peut se trouver, mais demande à ton dieu, peut-être qu'il sait où il est...

J'affichais un large sourire, provocateur jusqu'au bout. L'entretien était terminé, mais je voulais la faim me poussait à être d'humeur taquin. Je réunissais les derniers papiers et je quittais doucement l'endroit, tournant même le dos au Corsaire. Puis je quittais la salle, me fichant complètement de lui, pour me concentrer sur la nourriture. J'avais vraiment les crocs et ça tombait à pique. Le rapport et les papiers attendront, j'ai faim !

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Les Lettres de Marque [PV Tsume]

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