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Dans la jungle, terriiible jungle ♫ [Flashback]

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MessageSujet: Dans la jungle, terriiible jungle ♫ [Flashback] Mer 10 Juil - 23:58


Le ciel bleu, les nuages furtifs et les vents salutaires. C'est bien tout ce qu'il fallait à Heinkel pour être heureux. De quoi agrémenter un voyage en mer, et en éprouver les aspects les plus plaisants dans le confort. Nul besoin d'être de ces marins superstitieux au possible des malheurs et malédictions en tous genres, pour savoir que la qualité des flots, c'est autant de la chance que du talent. On aura beau être le meilleur navigateur des quatre Blues avec certificat pour le prouver, ça voudra dire que dalle au milieu d'un typhon doublé d'une série de tornades. Rien d'étonnant donc qu'on ne puisse qu'apprécier tous les bienfaits d'une mer clémente.

Du moins, pour un temps

~¤'°'0’°'¤~

Lentement, très lentement, le son des mouettes sembla se faire entendre, lointain au possible. Puis, un léger tiraillement sur la tempe. Mais putain, y avait pas moyen de dormir tranquille, si? Agitant faiblement le bras pour chasser la source du pincement répété, ce geste sembla apporter un terme recherché au problème. Bieeeen. Les problèmes vite réglés, c'était les mei- ah mais non, ça recommence, merde! Ouvrant lentement les yeux, il vit...rien. Que dalle. Son visage était froid, il voyait rien, et il avait du sable dans la bouche. Allez savoir où est-ce qu'il avait trouvé du...sur ses genoux en un instant en foutant une trouille monumentale aux mouettes qui lui picoraient la tête, le Roi des Conquérants prit une bruyante inspiration, aveuglé par la soudaine luminosité des lieux. Essuyant brusquement le sable qui lui collait encore au visage et à la barbe, le colosse se hissa sur ses jambes, secouant sa cape d'un mouvement ample. Il se trouvait sur une plage de sable fin à marée basse, le soleil de plomb au dessus de la tête. À une centaine de mètres devant lui, les limites d'une jungle luxuriante et touffue se laissait apercevoir. Mais ce n'était pas exactement ce qui attira le plus l'attention du Conquérant. Le point d'intérêt du coin, ce devait être l'arbre. Ouais, l'arbre de plusieurs kilomètres de haut, avec un tronc gros comme dix pâtés de maisons. Point de repère utile, faut dire ; quiconque aurait voulu bâtir un phare dans le coin aurait eu de quoi mériter un prix pour sa connerie.

Toujours est-il qu'à première vue, il était venu s'échouer sur le coin de paysage qu'il découvrait depuis quelques instants. Sans doute avait-il...aaaah oui, bien sûr! Oui, la tempête en mer, c'est bien ça. Faut dire que c'est déjà pas évident de se sortir d'une tempête marine avec un navire de qualité, alors avec un une place, hein. Déjà, il devait avoir la veine d'une fichue légende pour ne pas avoir achevé sa vie aussitôt l'aventure commencée, reconverti en rocher pour le fond de la flotte. Époussetant ses avant-bras, le colosse tourna la tête et dirigea son regard vers l'océan, un sourire satisfait aux lèvres.

« Hah! Les fruits du Démon font couler à pic, hein? »

Après s'être élancé de quelques bonnes foulées, le colosse se retrouva vite à marcher en direction du couvert de la jungle, la main sur le pommeau de son glaive. Il n'était pas stupide, comme d'autres pourraient le croire à l'occasion ; la jungle recèle d'une multitude de plantes, d'animaux, d'insectes et de milliers d'autres choses qui ne rêvent que de vous bouffer net. Faut pas déconner avec la jungle, parce qu'elle vous l'enfoncera dans l'arrière-train dans le temps d'le dire.


Aussi, ce fut avec prud...non, en fait, c'est des conneries. Ce fut en marchand sur un lézard et en mettant une droite bien placée à une plante carnivore trop curieuse que le Roi des Conquérants fit son entrée dans la chaleur et l'humidité de la forêt tropicale de l'île. Y avait de tout ici en fait, fallait bien l'avouer! Plus de couleurs que la palette d'un fichu peintre, et le silence, ça devait être pour les autres, à entendre le bourdonnement perpétuel de la place. La faune et la flore à son meilleur! C'était à se demander si ce genre d'habitat avait la moindre chance d'abriter une quelconque forme de civilisa-

*CLAC*

Une corde se tend, le pied reste avec, et un colosse qui se retrouve suspendu par le mollet en une fraction de seconde, faisant cependant pencher de façon inquiétante le palmier qui le retient. C'était dire, il pouvait presque toucher le sol du bout des doigts. L'avantage du gabarit hors-normes, encore une fois. Baissant la tête pour regarder ce qui le retenait, il constata qu'il s'agissait bel et bien d'une corde en chanvre tressé toute simple. La base utile, quoi. Ce qui témoignait néanmoins d'une certaine habileté manuelle. Des locaux, donc. Des locaux qui foutent des pièges cachés vingt mètres passé la lisière des arbres. Invitant, comme message. Toujours est-il qu'il prendre une étape à la fois avant de s'attarder sur le manque d'hospitalité des gens du coin. Brandissant son glaive en gardant son corps dans un équilibre précaire, le colosse contracta finalement ses abdominaux pour se redresser, et trancha le lien d'un coup sec. L'arbre décolle comme une flèche, et l'homme libéré retombe sur le dos avec un brut mat, ne s'empêchant pourtant pas de faire une roulade sur le côté et de se mettre sur un genou, scrutant les environs. Sait-on jamais, il y aurait pu y avoir de la compagnie.

Devant l'absence de mouvement des environs, le titan se releva lentement, l'air déçu.

« Eh bah, espérons que la nourriture du coin est meilleure que l'accueil. »

...Bah quoi?
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MessageSujet: Re: Dans la jungle, terriiible jungle ♫ [Flashback] Jeu 11 Juil - 14:31

— Ce n'est que le début de ma suprématie intellectuelle —



« La sagesse et la connaissance sont les véritables reines de ce monde, si tu ne sais rien, tu n'iras pas très loin dans ce bas-monde »
Falcon D. Roy × Heinkel C. Leonhart

Je m'étirais alors que j'étais sur un navire commerçant qui passait devant ma prochaine destination qui n'était que l'île de Torino, sur South Blue. J'avais décidé de me rendre là-bas pour continuer mon voyage initiatique à la recherche de plus de connaissances et pourquoi pas, trouver un semblant de vérité dans cette jungle pourrie que composait cette île. Oui car j'en connaissais des choses sur presque toutes les îles des Blues, je m'étais bien renseigné avant de débuter une aventure, je m'étais préparé comme il le fallait et rien ne pourrait me surprendre ici, rien du tout. Enfin bref, alors que nous n'étions plus très loin de l'île, le temps commençait à s'agiter, à devenir plus féroce, peut-être ne tempête arrivait ? Sait-on jamais, alors que je décidais de quitter le navire pour finir mon petit chemin en barque, une tempête surgit de manière féroce (on est dans OP, les tempêtes ça surgit comme ça, sans prévenir ) et fit du bateau de la chair à pâtée.

Quelques heures plus tard j'me réveillais, allongé sur la plage, un crabe me tournait autour et semblait attendre le bon moment pour me pincer et me faire sentir une énorme douleur. Je me relevais alors, bizarrement le manteau que je portais ne s'était pas enlevé, c'est comme-ci il était collé à mon corps, c'était plutôt plaisant. J'observais désormais la faune et la flore qui m'entourait et pas de doutes, je me trouvais sur l'île où je voulais me rendre, je le savais de part l'énorme arbre qui prônait au milieu et qui surplombait l'île sur plusieurs kilomètres. Je m'étirais alors un bon coup pour réveiller tous mes muscles et commencer l'exploration de l'île.

C'est alors que j'entrais dans la jungle, observant les plantes et les animaux qui la composaient, je repérais des pièges enfantins à même le sol que j'évitais aisément et je rigolais, comment quelqu'un pouvait espérer attraper un homme avec un minimum de jugeote avec un piège pareil, mais cela me confirmait autre chose, le fait qu'il y ait une civilisation présente sur cette île et, qui avait un minimum d'intelligence, certes pas suffisamment pour rivaliser avec mon génie, mais bon, c'était une belle découverte. Je m'enfonçais plus profondément dans la jungle, restant sur mes gardes maintenant que je savais qu'il y avait un ennemi potentiel et c'est à ce moment-là que j'entendais un énorme "CLAC" à l'est de ma position, à une centaine de mètres d'après le bruit et sans hésiter je fonçais là-bas.

Arrivé là-bas, je voyais un colosse barbu habillé comme l'époque du Moyen-Âge attaché la tête en bas, je comprenais rapidement qu'il n'était qu'un visiteur, comme moi, mais lui semblait être un peu plus limité intellectuellement parlant car il venait d'être pris au piège des habitants de l'île ! Je le voyais dégainer un glaive et découper la petite corde en chanvre qui le retenait suspendu dans les airs. Il s'écrasa alors sur le dos dans un bruit lourd qui fit s'envoler plusieurs petits oiseaux et redressa le palmier qui décolle à la vitesse d'un boulet de canon et lui se relève. Après une petite roulade et sur ses gardes, je ne bougeais plus à ce moment-là, j'étais suffisamment à l'écart pour qu'il ne me repère pas.

Alors que j'allais aller à sa rencontre, je me fis attaquer dans le dos par un groupe d'indigènes, qui, réussissant à me surprendre, m'empêchèrent de réagir et me mirent un mouchoir sur mon nez et ma bouche, lorsque j'essayais de respirer, je me sentais de plus en plus lourd et je finissais par m'évanouir. Je me réveillais alors, attaché sous une chaleur énorme, je regardais autour de moi et je remarquais des petits hommes bronzés danser autour de moi, chantant des chansons dont je n'arrivais pas à discerner les paroles. Je regardais alors en dessous de moi et je voyais une marmite, une marmite remplie d'eau bouillante ! Quoi ? J'allais être cuit ici ou quoi ? Jamais ! Mais comment ? Comment allais-je me sortir de ce mauvais pas, faudrait que quelqu'un vienne me sauver parce que là...

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MessageSujet: Re: Dans la jungle, terriiible jungle ♫ [Flashback] Lun 15 Juil - 0:33


Il n'avait pas réellement pensé à la suite des choses, fallait bien l'avouer. Déjà, son embarcation sommaire avait définitivement pris l'eau, vu qu'il n'y avait même pas eu de quoi laisser des débris sur la plage pour l'accompagner. Ce qui faisait qu'alors même qu'il se retrouvait égaré sur une île piégée inconnue à son répertoire, il allait devoir bosser pour trouver un nouvel esquif pour faire la suite du chemin. Pas que ce soit désagréable, les bateaux, ça va et ça coule, c'pas bien dramatique. Non, le gros du problème, c'était de se demander si les habitants du coin étaient en mesure de faire davantage que des canots, ou dans le genre. Devait forcément y avoir ce genre de petite embarcation dans le coin, il pouvait apercevoir une bonne grosse rivière traverser les environs, à une cinquantaine de mètres. Mais bon, la chaloupe classique, c'est pas ce qui allait lui permettre de s'en sortir comme un veinard de la mort la prochaine fois qu'il tombait sur un ouragan, fallait pas déconner.

Ceci étant dit, il y avait un piège ici, forcément, y devait bien y avoir quelqu'un qui vérifiait s'il y avait eu une prise, non? En cherchant un peu, il finirait bien par dégoter quelqu'un pour lui indiquer un peu dans quel coin il avait vraiment atterri. De toutes façons, ils devaient forcément être agréables de compagnie, ces gens de la jungle. Les pièges, c'est pour les grosses bêtes sauvages qui venaient juste pour taper sur tout ce qui bouge, ça avait rien à voir avec l...bref. Ils étaient sans doute tout à fait géniaux, y avait aucun doute sur la chose. Tout du moins, c'est la croyance à laquelle il devrait se tenir pour l'instant. Là, après avoir parcouru une centaine de mètres en observant les alentours, il avait rapidement remarqué l'éclat des pierres sous la mousse et la végétation. Eh bah voilà! Même démoli depuis longtemps, un truc de pierre témoigne d'une intelligence développée. Et encore, même démoli, cet endroit avait du faste que le Roi des Conquérants ne put qu'apprécier. Dans ses meilleurs jours, la place avait du être un lieu absolument grandiose. Il y avait de quoi révéler les restes d'au moins trois étages, des fresques sculptées dans la pierre brute un peu partout. Du grand art. Il y avait même quelques statues encore intactes, la vache! Pas bien grandes, et assez ventrues, mais fallait pas questionner l'art au naturel, hein. Accroupi pour admirer la précision des traits sur la statue à laquelle il avait dévoué son attention, le colosse finit par appuyer du doigt sur le nez de l'objet plus vrai que nature. Lequel...ouvrit les yeux.

...

Immobile, le doigt appuyé sur le nez de la prétendue statue, le titan aux habits de feu clignait des yeux depuis quelques secondes en fixant le regard à la fois perçant et de plus en plus agacé de l'indigène qu'il avait devant lui. Laissant uniquement le doigt en position, le colosse se redressa lentement en tournant la tête pour prendre conscience des alentours, alors qu'une douzaine de ''statues'' similaires avaient délaissé les socles maintenant vides pour s'avancer vers lui, la lance à la main et l'air méfiant. Tournant de nouveau son attention vers l'indigène dont il compressait le nez du doigt depuis maintenant une bonne minute, Heinkel rendit à ce dernier son regard quelques instants, légèrement incertain de la conduite à adopter.

« ...Alors, ça va les gars? »

Encore heureux qu'il avait de bons réflexes, car la tête de lance qui lui frôla le visage aurait pu avoir un résultat pas très souhaitable sur sa gueule. C'est qu'il y tenait, à son visage, merci bien. En attendant, les autres avaient bien évidemment pris le geste frustré de leur compère pour un signe évident que le titan qu'ils encerclaient était bel et bien un ennemi. C'était fou, on dirait une bande de farfadets, ces gus. Comment est-ce qu'ils avaient réussi à survivre sans se faire bouffer par une panthère à chaque coin de l'île? Ça lui échappait totalement. Les mystères de l'évolution, sans doute.

Toujours est-il qu'en ce moment, la situation n'allait pas des masses dans sa direction. Ou du moins, pas de la façon dont il l'aurait souhaité. Malgré le fait que les quelques coups de petites lances qu'il esquiva fussent plutôt faibles, il allait finir par se faire planter une brindille dans les côtes, à ce rythme. Si bien qu'à court d'idées pour tenter de calmer les indigènes grognant leur mécontentement dans une langue incompréhensible, il commença à répliquer. Rien de létal, en fait ; coups de pieds, coups de coudes, de quoi les mettre au sol sans nécessairement les y faire rester définitivement. Il était toujours bien pas là pour décimer la population locale à peine arrivé. Il était un Roi, lui, par un tyran! Non mais. Lentement mais sûrement, le colosse trouva le moyen de réduire leur nombre à force d'esquives et de revers de sa bonne pointure dans la figure à ses assaillants. Si bien que quand la moitié de leur groupe fut hors d'état de combattre, les attaquants commencèrent lentement à reculer, le regard noir fixé sur celui qui les tenait en respect. Allons-bon, qu'est-ce qu'ils mijotaient encore? Les voilà qui échangeaient des regards, nul doute qu'une stratégie pour le foutre le cul au sol était en train d'être adoptée. En position défensive, refusant toujours de tirer son glaive ou d'user de ses réelles capacités pour blesser les petits hommes qui l'assaillaient, il les regarda se préparer, et charger. Puis, ralentir. Hésiter. Lever les yeux au ciel. Lancer de petites plaintes aigues. S'éparpiller en direction des buissons les plus proches. Quoi, y avait quelque chose dans le-

Oh, la vache.


Il en avait vu, des trucs plus gros que nature, mais ce piaf faisait la taille d'une maison, bordel! Au diable les méthodes douces, c'était l'artillerie lourde, pour c'te bestiole! Interrompant leur fuite en le voyant se préparer à l'attaque, les indigènes paniqués agitèrent les bras, dans une tentative évidente de faire passer un message. Du genre ''DÉGAGE, DÉBILE! TOI VA MOURIR!'', ou sans doute dans une inclinaison similaire. Forcément, quand ils sont habitués à se faire cueillir par des oiseaux de trente tonnes, y peuvent bien développer la peur des bestiaux. Cependant, Heinkel était pas du genre à tourner les talons devant un poulet trop sûr de lui. Aussi, le premier coup de canon en provenance du poing tendu du colosse sembla bien surprendre autant les locaux que le prédateur, lequel freina brusquement d'un puissant coup d'aile, juste à temps pour recevoir le boulet en plein dans les côtes. Poussant un cri déchirant, à mi-chemin entre la stupeur et la douleur, l'oiseau au plumage enflammé s'écrasa sur le sol, ne tardant pourtant pas à se relever en reprenant une attitude digne de la grosse bestiole mise au défi qu'elle était. Fonçant sur quelques lourds, elle s'élance, volant au ras du sol dans le but de happer sa future victime qui venait de s'armer d'un ridicule bout de métal qu-GAAAH! Bordel! Mais ça coupe! Ça coupe, cette saleté! Comment il a évité l'attaque!? Y a du sang! Y A DU SANG!!!

L'oiseau blessé, pris de panique, se secoua quelques secondes en hurlant à la plaie sur son flanc, comme si elle espérait la faire disparaître de cette façon. Forcément, à force d'être parmi les plus gros prédateurs, on perd l'habitude de prendre des coups. Et qu'est-ce que ça fait, les animaux blessés dans ce genre de situation? Ça fonce encore pour buter ce qui lui a fait mal. Qu'à celà ne tienne, elle allait apprendre à choisir ses proies, la volaille. Écartant les bras et reculant les coudes, le Roi des Conquérants fixa la bête arriver rapidement, prêt à dégainer...les poings. Et bang bang. Rapidement convaincu que les blessures - chose presque nouvelle depuis le temps - subies ne valaient visiblement pas la proie, l'oiseau décolla vers les cieux sans demander son reste une fois que la dernière salve de canons l'eut cloué au sol encore une fois sur le coup. Fuyant à grands renforts de cris perçants, l'oiseau coloré eut tôt fait d'avoir quitté les environs. Moment que choisirent les indigènes pour ressortir des buissons en criant à tue-tête, courant vers le colosse qui avait carrément oublié leur présence pendant un moment. Quoi, ils en redemandaient? Qu'ils y viennent, il en avait encore à revendre, à ces petits salig...hein? Minute. Il avait beau ne pas être un expert, la façon qu'ils avaient de danser autour de lui en sautillant, ça ne semblait pas vraiment agressif au possible. Même qu'en tirant sur sa main pour avoir son attention, l'un des indigènes tenta de communiquer avec lui.

« Pahlawan! Pahlawan! Kau menyelamatkan Laskar Karis! »

Au moins, ils auraient essayé.

« ...Heu, pardon? »
« Pahlawan Datang ke desa! Partai besar untuk Anda! Pahlawan! »
« Mouais. Moi pas comprendre? »
« Perlakukan untuk Anda! Makanan! Yum yum! »
« Ah bah voilà, ça je comprend. Yum yum, ouais! »
« Yum yum! »
« Ouais, yum yum! »

Comme quoi l'appel de la bouffe, c'est universel, y a pas d'erreur.

Après avoir réveillé leurs compères un peu sonnés et leur avoir probablement conté son exploit dans leur dialecte étrange, les petits indigènes bedonnants lui firent signe de le suivre, veillant même à lui faire office de gardes du corps sur le chemin, visiblement. Oui bon, pour se faire protéger d'un papillon coloré et d'un iguane trop curieux, on repassera sur le détail de la protection, mais qu'importe. Au bout d'une quinzaine de minutes, ils arrivèrent aux abords de ce qui apparut comme un grand village rempli de petites personnes du genre de ses nouveaux copains. D'abord interloqués, voire apeurés pour certain en apercevant le titan vêtu de rouge, les habitants ne tardèrent pas à joindre la procession quand les guerriers scandèrent à grands cris un tas de trucs incompréhensibles en mimant visiblement son altercation avec le piaf géant. Fallait croire que c'était un exploit dans le coin. À la bonne heure. Escorté par un cortège grandissant peu à peu, il fit signe de la main à quelques passants, recevant même un salut en retour à l'occasion. Puis, ils débouchèrent dans ce qui devait être la grande place du village, aménagée et bien dégagée, avec un chaudron de la taille de quatre des indènes au centre. Dans le chaudron bouillait déjà l'eau pour le repas à venir, avec quelques locaux qui gambadaient en chantant tout autour du feu, et au dessus...heu...hein?

Heinkel cligna des yeux deux ou trois fois, au cas où sa vision serait en train de foirer. Mais non, elle lui confirma bien que c'était un jeune homme d'une vingtaine d'années tout au plus qui se dandinait, attaché comme un saucisson à un poteau suspendu au dessus de l'eau. Mais qu'est-ce qu'y foutait là, le gosse!?

« Eh, gamin! Reste pas là, tu vas gâcher l'repas si tu tombes là-dedans! »
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MessageSujet: Re: Dans la jungle, terriiible jungle ♫ [Flashback] Lun 15 Juil - 1:26

— Ce n'est que le début de ma suprématie intellectuelle —



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Falcon D. Roy × Heinkel C. Leonhart

J'étais vraiment dans la plus grosse des merdes là, comment j'étais censé me délivrer de mes liens ? Si seulement j'arrivais à attraper mes ciseaux pour essayer de rompre mes liens. C'était l'objectif que je m'étais placé depuis que je m'étais rendu compte que j'étais attaché au-dessus d'un chaudron d'eau bouillante prête à m'accueillir pour que j'y laisse ma peau. Hé, c'était vraiment mal connaître mon côté débrouillard qu'il fallait vraiment que je pense à développer un jour, bien que je ne pense pas que ce soit vraiment développable, ce genre de chose, c'est plus naturel je pense. Enfin bref, les indigènes semblaient s'exciter, et semblaient être aussi extrêmement affamés, de ce que je voyais, avec la bave qui coulait de leurs bouches de cannibales. Là, le stress monte, c'est pas tous les jours qu'on est suspendu comme un vulgaire morceau de viande au-dessus d'une bouilloire géante.

C'est alors qu'un cri perçant déchira le ciel, mettant en état d'alerte tout le village qui commençait à préparer la défense... La défense pourquoi au juste ? C'est alors que je regardais au-dessus de moi, et là. Je ne vous cache que j'aurai préféré rester bien profondément dans le chaudron. Un put*in de piaf géant traversait le ciel et ne semblait pas avoir remarqué le village, la preuve, il passait sans même jeter un regard, arrachant un ouf de soulagement à moi et à tout le village et tous les villageois. Pendant ce temps-là, j'avais réussi à mettre le doigt sur mon ciseau et je le ressortais lentement, sans me faire remarquer parce que ce serait vraiment con de pas pouvoir l'utiliser pour me libérer surtout que c'était ma dernière chance de m'en sortir.

Une explosion qui me fit stresser comme jamais plus tard. J'arrivais à entamer la corde qui était attachée avec robustesse. C'est un quart d'heure plus tard qu'un groupe d'indigènes avec un Titan aux cheveux rouges arrivèrent, lui aussi avait-il été capturé mais bizarrement, les petits sous-hommes qui l'accompagnaient ne semblaient pas le craindre, ils étaient même plutôt heureux d'être à ses côtés. Après une discussion entre les membres du village et les nouveaux arrivants dans une langue qui m'était complètement étrangère, ils pointèrent du doigt le Titan en arborant des sourires... C'est pas vrai, me dites pas qu'il était devenu leur chef !? Il me regarda avec stupeur en clignant plusieurs fois les yeux comme l'idiot qu'il avait l'air d'être et me disait qu'il ne fallait pas que je reste là au risque de gâcher le repas.

Oh t'en fais pas pour moi mon grand...

C'est après cette phrase que je trouvais trop classe et trop bien placé que j'avais réussi à me libérer, en me balançant auparavant pour ne pas tomber dans la flotte. J'atterrissais sur mes pieds et les indigènes commencèrent à se mettre en état d'alerte, comme quand l'oiseau était passé au-dessus du village. Alors ils voulaient la bagarre, j'allais me faire une joie de leur faire payer l'affront qu'ils m'avaient faits subir et ça, au centuple. Trois m'attaquèrent lance à la main, je l'écrasais à coups de pieds dans le fion, je les frappais sans être vraiment violent mais en leur faisant mal pour sûr. Il fallait tout de même qu'ils comprennent qu'il ne fallait pas me chercher et ne pas me prendre pour les derniers des abrutis. Après avoir mis leur raclée à ces indigènes, je me tournais vers le colosse et lui faisais face.

Bah voilà suffisait de demander... Sinon comment t'as fait pour qu'ils ne t'attaquent pas ? T'arrives à communiquer avec ces bêtes-là ? T'es une sorte d'homme sorti des bois qui arrivent à communiquer avec tout le monde ?

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MessageSujet: Re: Dans la jungle, terriiible jungle ♫ [Flashback] Lun 15 Juil - 3:18


« Si seulement! Ce serait bien un don utile pour négocier en terre hostile. »

Eh bah il avait l'air de se débrouiller pas trop mal, finalement, le mioche! Après, allez savoir pourquoi les indigènes lui avaient laissé une paire de ciseaux dans les poches. C'est comme laisser une torche à souder à un mec que t'as menotté au mur. Y a vraiment des gens pas prudents, des fois. En tout cas, fallait au moins donner au jeunot qu'il se défendait pas trop comme un pied. Il se défendait même avec les pieds, pour tout dire. Lui-même avait retenu ses propres coups en constatant que son point faisant presque la taille de la tête d'un de ces énergumènes qui constituaient la faune intelligente locale, mais là...Ce gars bottait pour faire mal ; y allait y avoir des contusions dans la soirées, et ça laisserait des marques sur certains. Tellement de violence inutile. C'est fou ce que les gens pensent parfois avoir besoin de casser le bras d'un adversaire pour s'assurer de ne pas prendre un coup dans le futur. Pour sa part, Heinkel était partisan inconditionnel de laisser un choix à faire à l'ennemi. S'il se savait supérieur, pourquoi faire exprès d'en étaler tout le patatras, juste pour faire du spectacle? Mieux vaut tenir un ennemi en respect et le gagner à sa cause, que l'assimiler à sa cause en lui foutant une raclée. On croirait pas, mais une base volontaire, ça fait des miracles, parfois.

Dans tous les cas, le gamin le fixait toujours malgré le fait d'avoir reçu une réponse. Il attendait peut-être quelque chose? En tout cas, il se faisait pas apprécier par la communauté du coin, même les femmes sortaient des huttes avec les rouleaux à pâtisserie et les râteaux. Fallait désamorcer la situation, ou ça allait tourner au vinaigre à grande vitesse. Ah mais, minute! Le v'là, le détail qu'il avait oublié ; il avait pas répondu à toute la question du blanc bec, y devait encore attendre pour la suite.

« Non, j'ai tenu tête à un oiseau de proie géant tout à l'heure. Apparemment, il suffit de tenir tête à un dindon colossal ici pour impressionner la gallerie. Ils semblent bien plus méfiants qu'hostiles à la base, pour tout dire. »

Sur ces paroles, il avisa néanmoins de nouveau la marmite d'eau bouillante au dessus de laquelle le gamin était ligoté pas plus tard que tout à l'heure. Ça, et les quelques indigènes vexés qui jetaient encore des regards au garçon avec des yeux avides, les couverts en main. Ouais bah il allait espérer que c'était pas la seule forme de gastronomie dans le coin.

« ...Du moins, la plupart du temps. Heinkel Leonhart, sinon. Comment tu t'appelles, gamin? »

Gneh. Il avait encore dit le dernier mot par réflexe. Il ignorait au juste pourquoi, mais certains avaient l'habitude de prendre le terme de ''gamin'' comme une sorte d'insulte suprême. Faut apprendre à vivre avec, quoi, il les avait pas pendus par les gonnades pour insulter à jamais leur masculinité, non plus. Aucun homme ne méritait ce genre de traitement, de toutes façons, et...bon, assez parlé de tortures de gonnades, il avait soif. Où est-ce qu'on va dans le coin pour une bonne bouteille?

Tapotant l'épaule d'un de ses accompagnateurs du moment, le colosse attendit que ce dernier ne relève la tête vers lui avant de mimer avec moult bruitage le fait de boire au goulot, tout simplement. S'ils comprenaient pas le message, ils descendaient illico sur l'échelle de l'évolution. Premièrement, pour ne pas comprendre, et deuxièmement, s'ils avaient le front de lui dire - à leur façon, entendons-nous - qu'ils n'avaient pas d'alcool. Ça, c'était le genre de truc avec lequel faut pas déconner. Ils sont bien gentils, les habitants du coin, mais si quelqu'un lui apportait un bol rempli de jus de fruit, il allait changer d'humeur au quart de tour, le Roi des Conquérants. Bonne veine cependant, on lui tendit bien vite une bouteille de terre cuite de laquelle s'élevait le parfum classique des mélanges douteux fabriqués au coin de la cave. Le voilà, le nectar des îles tropicales. On s'en douterait pas à première vue, mais la chose en commun que tous les peuples ont, mais avec leurs petits détails à eux chaque fois, c'est l'alcool. Comme si c'était devenu une base avec le temps de vouloir mariner une dizaine de trucs en espérant avoir quelque chose de potable. L'ingéniosité, quand même, ça le surprendrait toujours. Bouteille en main, et sans faire de cas, le titan rouge passa devant ses suivants de l'heure, approchant du jeune homme en ignorant les murmures stupéfaits et les regards emplis de doute des habitants qui les observaient.

Arrivé devant le blanc bec, le colosse le fixa un moment, détaillant ses traits l'espace d'un moment. Puis, se laissant tout bonnement tomber en position assise à même le sol, les jambes croisées sous lui, il porta la bouteille à ses lèvres pour en tirer quelques gorgées. Essuyant sommairement le goulot, il tendit la bouteille à son nouvel interlocuteur.

« Et prend un moment pour me raconter comment tu as atterri ici, pendant que tu y es. »

Situation simple s'il en est. Y a un tas d'indigènes suspicieux aux alentours, y a un des gars qu'ils aiment bien, et l'autre qu'ils aimeraient bien en ragoût aux herbes. Ce gamin était visiblement coincé avec les deux pieds dans la merde, autant lui offrir une chance de faire copain avec le type que la tribu encourageait pour le moment. La moitié du chemin est fait.
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MessageSujet: Re: Dans la jungle, terriiible jungle ♫ [Flashback] Lun 15 Juil - 5:25

— Ce n'est que le début de ma suprématie intellectuelle —



« La sagesse et la connaissance sont les véritables reines de ce monde, si tu ne sais rien, tu n'iras pas très loin dans ce bas-monde »
Falcon D. Roy × Heinkel C. Leonhart

La réponse qu'il m'envoyait en premier lieu m'amusait mais me laissait perplexe, certes j'avais bien compris que seuls ces indigènes arrivaient à se comprendre entre eux mais comment cela se faisait-il qu'il n'avait pas atterri dans la même merde que moi, sur ce coup j'étais vraiment haineux même si je ne le laissais pas transparaître. Je le regardais alors, attendant qu'il ait répondu à mes nombreuses questions, peut-être n'avait-il pas percuté que je lui avais plusieurs questions et, alors que j'allais répéter ce que j'avais dit auparavant - ce que je détestais faire par ailleurs - il me répondit. Ce qu'il m'annonçait laissait paraître un air stupéfait sur mon visage... Quoi, un papy comme lui avait réussi à vaincre un oiseau géant et, d'après la description, c'était celui qui était passé au-dessus du village effrayant toutes les petites créatures peuplant cette zone. D'ailleurs, en parlant d'eux, depuis que j'avais botté le fessier à plusieurs d'entre eux, ils ne m'attaquaient mais étaient sur leurs gardes, peut-être avaient-ils compris qu'ils n'avaient aucune chance de me vaincre, et donc avaient préférés simplement m'observer, plus judicieux je leur accordais.

Le colosse ajouta une petite phrase qui montrait bien le contraste entre nos deux situations. Deux hommes, l'un idolâtrait par cette tribu, l'autre - c'est-à-dire moi - haït et envoyé au-dessus d'une marmite remplie d'eau bouillante prêt à être cuit à point pour le dîner. Lorsque j'y repensais, je soupirais et regardais avec insistance tous les membres de ce village, un à un. Je les voyais, avec les couverts à la main, semblant d'un côté déçu de voir se libérer leur dîner et de l'autre en colère, en colère qu'une seule personne puisse mettre autant des leurs à mal. Maintenant que le colosse avait répondu à mes questions, il se décidait à changer de sujet, tapotant sur l'épaule du petit homme qui l'accompagnait, me prouvant bien qu'il ne connaissait pas le langage local, en faisant le geste signifiant qu'il souhaitait boire et, lorsque l'on voit le personnage, on se dit pas qu'il se fait des jus d'ananas lui !

Heureusement pour eux, les indigènes semblaient avoir bien compris le personnage qui était en face d'eux, et ils lui ramenaient une boisson dans une sorte de bol fait en terre cuite, pas très beau esthétiquement mais bon, vu les personnages, il ne fallait pas non plus demander de la porcelaine ou d'autres choses du genre. Il prenait de la main cette boisson et semblait satisfait, était-ce de l'alcool , Je n'en savais rien et je m'en fichais, là je ne pensais qu'à une seule chose, c'était savoir qui était l'énergumène qui me faisait face, il m'avait surnommé "gamin" tout à l'heure et cela ne me blessait guère, je n'étais pas le genre de personne à perdre son calme à cause d'une appellation comme ça. Et, ce fût après qu'il m'ait demandé comment j'étais arrivé là que je décidais de lui dévoiler mon identité, pourquoi lui cacher ? Ca ne m'avancerait pas vraiment de mentir à celui qui avait été proclamé comme sauveur de cette espèce, vu qu'il avait vaincu ce pigeon géant.

Moi, c'est Falcon D. Roy. Pourquoi je suis là ? Bah c'est simple, j'ai entendu parler de cette île dans un livre, en disant qu'il y avait une grosse variété de plantes médicinales et toxiques ici et je voulais tout simplement voir cela de mes propres yeux, à aucun moment je n'aurai pensé m'être retrouvé dans une merde pareille si tu veux mon avis, grand-père. Et toi, qu'est-ce que tu viens faire dans ce petit bout de paradis ?

Il s'étais assis juste avant que je ne démarre mon monologue, buvant goulument sa boisson, c'est qu'il me donnait envie l'enfoiré ! Il m'avait aussi tendu sa boisson mais je ne l'avais pas remarqué, trop occupé à regarder autour de moi pour voir si je n'allais pas me faire poignarder dans le dos par l'une de ses petites merdes, déjà que j'étais en mauvaise position... Je décidais tout de même d'accepter sa proposition, pour ne pas le laisser passer pour un con d'abord, mais parce que merde, j'avais soif moi ! J'attrapais la bouteille après avoir identifié de manière rapide mon interlocuteur, qui était plutôt grand. Assis il m'arrivait à la taille, alors debout, il devait me mettre une tête ou deux facilement. Il était sacrément musclé aussi pour un vieillard de son âge, bien que je ne lui donne pas la quarantaine, il s'était assez bien entretenu, un glaive était accroché à sa ceinture. Peut-être qu'il ne mentait pas lorsqu'il me disait qu'il avait vaincu l'oiseau géant, en même temps pourquoi mentirait-il ? Et si c'était faux il n'aurait pas tous ces indigènes autour de lui en train de raconter ses exploits dans leur langue, même si je ne comprenais je voyais bien qu'ils parlaient de lui comme d'un héros venu du ciel, enfin une connerie du genre.

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MessageSujet: Re: Dans la jungle, terriiible jungle ♫ [Flashback] Jeu 18 Juil - 2:55


Eh bah il avait au moins du bon sens, le mioche! Bon pour lui, un peu d'cervelle dans le mélange pour calmer l'agressivité, c'est le secret de la longévité. Heinkel l'avait appris à ses dépens ; toujours foncer, c'est bien beau, mais ça peut parfois résulter en le fait que vous preniez la raclée monumentale de votre vie. Le colosse avait beau être un grand amateur de batailles épiques et de bravoure sans bornes, une mort glorieuse n'en met pas moins fin au voyage. Et son périple était encore bien trop jeune pour être stoppé si brutalement. Mieux valait un repli d'un jour, que de crever comme un chien pour avoir la classe.

Sinon, Falcon D. Roy, hein? Le nom de famille lui évoquait vaguement quelque chose, peut-être était-il le gosse de quelqu'un d'important sur une île qu'il aurait traversé par le passé. Ou alors c'était peut-être juste une impression, allez savoir. Peu importe. La valeur d'un homme se fait à la sueur de son front, pas à la poussée de sa famille. Facile à dire, plaisanterons certains, quand on sait que Heinkel avait bien tiré profit de l'aisance financière de sa famille dans sa jeunesse pour ce qui était d'avoir de la formation supérieure. Jamais de piston, cependant. Se faire pistonner pour monter en grade, c'aurait été une insulte à son savoir-faire, et il l'aurait refusé avec ferveur. Mieux vaut être simple soldat de ligne par ses propres moyens, que de se taper la montée en grade grâce aux enveloppes brunes et aux faveurs échangées. Le Roi des Conquérants récupéra - avec l'accord de son interlocuteur - la bouteille de terre cuite sur cette pensée, tirant une rasade du breuvage qu'elle contenait pour se changer les idées. Pas mal quand même, ce petit truc. Au goût, c'était un fruit rouge qu'il ne connaissait absolument pas, mais ça donnait un sacré résultat. L'ingéniosité, hein?

Mais trêve de compliments sur la vinasse du coin, le voilà qui se faisait retourner sa question en pleine poire. Ce qu'il faisait ici? ...Bonne question, en fait. Si y avait bien une chose de certaine, c'est que la nuit dernière lui avait pas exactement laissé le luxe de se choisir une destination.

« Heh. Je découvre les environs, pour tout te dire. Cogné contre une tempête dans la nuit, et j'étais sur la plage au réveil. Rien de brisé, alors pourquoi ne pas juste apprécier le décor? Sans compter que la faune des environs pourrait faire envie à un homme ambitieux... »

En terminant sa phrase, le colosse était devenu soudainement silencieux. C'était pas faux, ce qu'il disait là ; les bestiaux dans le genre du volatile qu'il avait affronté plus tôt, c'était des plans à être sacrément utile, en fait. N'importe quelle armée naissante, dotée de telles créatures, ne pouvait que faire parler d'elle par ses victoires et ses tactiques insolites! Imaginez : les soldats chevauchant une flotte de prédateurs aériens, majestueux et dignes forces de la nature. Que voilà un élément de surprise! Mais en sa qualité de seul homme, le domptage de telles créatures serait sans doute hors de sa portée. Qu'à cela ne tienne. Une fois que sa Conquête serait bien entamée, il reviendrait sur cette île pour doter ses forces grandissantes de ces créatures monstrueuses. Cependant, d'ici là...il y avait sans doute moyen de trouver une solution de remplacement à plus ou moins long terme. Un large sourire naissant sur son visage alors qu'il émergeait de ses pensées, le titan rouge jeta un regard fugace au jeune homme en face de lui, se relevant sur ses jambes d'un mouvement vif. Retrouvant rapidement l'un des indigènes qui l'avaient accompagné jusqu'au village, il tâcha de communiquer pour faire passer sa question. L'air un peu ridicule, il enchaîna néanmoins quelques imitations, battant des ailes imaginaires en écartant les bras pour signifier qu'il parlait du volatile d'il y a à peine une heure. Frissonnant au souvenir, son interlocuteur hocha néanmoins la tête. Pointant ensuite l'ensemble de l'île d'un air interrogateur en répétant l'imitation de l'oiseau géant entre les interrogations, il put voir à l'expression de son homologue que le message était passé. Même si, soyons francs, c'était une expression qui montrait davantage d'incrédulité qu'autre chose. Néanmoins, il pointa finalement...l'arbre. Mais oui, il était con. Où est-ce que les oiseaux gigantesques iraient vivre, hein? Dans l'arbre gigantesque, pardi! Ce qu'il pouvait être lent, parfois. Remerciant l'indigène d'un signe de la tête, Heinkel se retourna vers Roy au bout d'un moment. Devrait-il...ah, et pis pourquoi pas.

Quelques pas, et le voilà devant le gringalet, surplombant ce dernier de toute sa hauteur, l'air espiègle. Posant les mains sur les hanches, il jeta un regard à l'arbre, revenant finalement vers le gosse après quelques secondes.

« Faute d'avoir une embarcation pour repartir d'ici, je vais aller réquisitionner un autre moyen de transport. Intéressé par une partie de chasse? »

Après tout, pourquoi pas? Sans déconner, ce devait être génial de chevaucher un de ces oiseaux géants! La voie des airs restait en permanence un domaine si peu connu de qui que ce soit, sauter par-dessus une telle occasion, c'aurait été de la folie pure. Il avait pris sa décision : il quitterait cette île par la voie des airs. Restait à savoir s'il aurait de la compagnie en expédition.
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MessageSujet: Re: Dans la jungle, terriiible jungle ♫ [Flashback] Jeu 18 Juil - 3:37

— Ce n'est que le début de ma suprématie intellectuelle —



« La sagesse et la connaissance sont les véritables reines de ce monde, si tu ne sais rien, tu n'iras pas très loin dans ce bas-monde »
Falcon D. Roy × Heinkel C. Leonhart

Le fait est qu'il fallait vraiment avouer que cette boisson était super bonne, pas grand fan d'alcool - bien que j'adore boire attention, j'avais même décroché le ceinture de champion du plus grand buveur de Drink Island - mais il fallait que j'aurai du mal à quitter l'île sans emmener avec moi deux ou trois tonneaux de ce breuvage fruité. Le Titan qui me faisait face semblait vouloir avaler quelques gorgées de cette boisson, je lui tendis sans hésiter, il l'attrapait avec un air pensif, il avait eu le même air lorsque je lui avais donné mon nom, peut-être l'avait-il déjà entendu quelque part ? Oui, sûrement, le fait que je sois le fils du Chef des Armées amène à penser que mon nom doit être connu un peu partout dans le monde, que ce soit ici, sur les Blues, ou encore sur Grand Line, et même le Nouveau Monde, moi qui voulais faire les choses discrètement, bah c'est pas gagner. C'est alors que Heinkel me répondit, le pauvre, il avait essuyé l'énorme tempête qui m'avait obligé à venir sur cette île, bien qu'au départ ce fût ma destination première attention.

Je me relevais désormais, toujours sous le regard menaçant de tout les indigènes qui pointaient tout ce qui pouvait être pointus et qui pouvait faire mal dans ma direction, c'est-à-dire des couteaux, des fourchettes, des rouleaux à pâtisserie... "Ouais, c'est vrai que c'est pas pointu mais bon, ça fait mal quand même et c'est vraiment chiant de prendre un coup de ça pleine tronche.", c'était ce que je pensais sur le moment et je savais que je n'avais pas tort. Passons, désormais, le Titan - qui soit dit en passant avait liquidé toute la boisson des petits hommes sans m'en laisser une petite goutte de plus - s'adressait à l'un des indigènes avec lequel il était arrivé plus tôt dans le village et semblait vouloir faire passer un message et la manière qu'il utilisait était comment dire... Amusante ? Oui c'était bien le terme qu'il fallait utiliser pour décrire cette manière de s'adresser à des inconnus, en même temps je comprenais bien sûr qu'il n'avait pas le choix à cause du fait que l'on ne puisse pas s'adresser directement à eux avec notre langage à nous.

Enfin bref, après avoir à peu près compris ce qu'il voulait dire - en même temps faudrait être un parfait abruti pour pas capter que le fait qu'il agite ses bras c'est qu'il imitait un oiseau, j'en concluais qu'il cherchait sûrement un oiseau comme celui de tout à l'heure, un oiseau géant quoi - je vis le message se propager dans tout le village. Tous le regardaient l'air effrayé et agité, comme s'ils se rappelaient d'un mauvais souvenir, mais alors un vraiment mauvais souvenir, le genre de chose qu'on n'oublie pas, même avec le temps. A un moment donné, l'indigène avec lequel il communiquait pointait son doigt en direction de l'arbre géant, et c'est là que je vis les yeux du Titan s'illuminaient en quelques sortes, alors qu'il me regardait comme ayant une idée derrière la tête, il s'avança et me surplomba de toute sa grandeur, il fallait qu'il avait une certaine prestance, le vieux, et c'était pas pour me déplaire. Il me proposait alors de partir à la "chasse", je souriais à sa proposition et lui répondais simplement.

T'es sûr que t'es pas trop vieux pour ça Papy ? J'aimerai pas que tu sois à la traîne hein haha ! Mais avant fais en sorte que les petits personnages qui t'ont en admiration arrêtent d'essayer de me manger ok ?

Je disais ça sur le ton de la rigolade, il semblerait que les indigènes n'aient plus cette envie de me manger à tout prix, non ils voulaient seulement voir si j'étais quelqu'un d'hostile à leur peuple. Ils verraient que je suis quelqu'un de tout à fait normal et me laisseront tranquilles rapidement, pour ça je devais juste ne pas faire l'idiot et pourquoi pas, me faire un oiseau géant par la même occasion.

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MessageSujet: Re: Dans la jungle, terriiible jungle ♫ [Flashback]

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Dans la jungle, terriiible jungle ♫ [Flashback]

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