AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
20/03/13 : Le forum a subi de nombreuses modifications aujourd’hui. Pour prendre connaissance de tout ce qui a changé veillez cliquer : ici

Partagez|

La page se tourne

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Ellana Shiwara
Chef du cp9
Chef du cp9
avatar
Messages : 59
Points d'activités : 628
Premier Haki : Kenbun-shoku : la Couleur de l'Observation (2/4)
Age : 22
Localisation : Sur ton cadavre

Feuille de personnage
Points de force [PF]: 4001
Points de popula' [PP] : 0
Divers:
MessageSujet: La page se tourne Sam 22 Oct - 23:32


La page se tourne?"

«Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices, suspendez votre cours ! Laissez-nous savourer les rapides délices, des plus beaux de nos jours !»

Je sentis un poids écrasant sur mon cœur alors que j'enfonçais ma lame dans le corps de ma cible sans le moindre sourcillement. Combien en avais je tué aujourd'hui ? J'avais perdu le compte... Je n'avais pas besoin de compter pour savoir que c'était encore un de trop. Quand est ce que cela allait finir? J'essuyai ma lame contre le manteau de l'homme au sol. Je me tournai pour voir ou se trouvaient les autres. Ils avaient eux aussi terminés. J'eus un haut le cœur en sentant l'odeur qui se dégageait du lieu. Une odeur de mort, une odeur qui imprégnait chacune de mes cellules depuis 9 mois et 17 jours. Oui tout ça exactement. Bientôt 10 mois que nous avions déclenché cette guerre interminable. Je me rattachai comme je pouvais à nos idéaux.  Nous devions terminer notre travail, pour qu'un monde meilleur voie le jour. Il le fallait, c'était mon rôle,  notre rôle.  Je pris une grande inspiration, ignorant l'odeur qui vint avec puis me dirigeai vers mes camarades de tuerie. Je ne leur adressai que quelques rapides paroles avant de fuir vers notre bâtiment, grimpant dans ma cabine et m'enfermant à double tour. Je me déshabillai, jetant mes affaires dans un coin de la pièce avec un soupire de lassitude. Mes habits étaient recouverts de sang et je savais que certaines taches dataient de plusieurs jours. Ary avait beau frotter rien ne partait. Je savais qu'au début il s'acharnait, puis, si ca ne partait pas il se débrouillait toujours pour me procurer d'autres fringues. Mais lui aussi se lassait et depuis peu il ne prenait plus cette peine... J'avais vu la détresse dans ses yeux, la douleur et le poids des massacres sur ses épaules mais... Je ne pouvais pas me détacher de lui. Je savais qu'il ne demanderait jamais sa démission, et le laisser me briserait le cœur mais je lui devais ça,  je devais le libérer de cet enfer. Son cœur trop pur ne pourrait supporter plus. Je sentis une boule se former dans le creux de mon ventre et, nue, je me dirigeai vers la glace. Des larmes coulèrent sur ma joue. Qui était cette inconnue?



Le visage creusé, la peau cendrée, le corps squelettique et la fatigue marquée dans les yeux. Cela faisait 9 mois que je me retenais mais cette fois ci les larmes coulaient librement sur mes joues. Un sanglot s'empara de ma gorge. Je portai la main à mes cheveux et les détachai dans un mouvement saccadé. Ils dégringolèrent sur mes épaules, sombres et sans reflet. Je vis des cheveux blancs les parsemant et me permis de nouvelles larmes. J'étais au bout du rouleau. Mes épaules s'étaient voutées et j'avais l'impression que le poids des années avait doublé en l'espace de quelque mois. Je me sentais vieille et fatiguée. Mon corps respirait la jeunesse et il ne lui faudrait que quelques jours de repos pour s'en remettre mais mon visage se plissait et ca, c'était irréversible. Je faisais bien 10 ans de plus que mon âge. Je mordis ma lèvre inferieure en sentant la rage s'emparer de moi. J'étais la grande Ellana Shiwara, directrice du cp9 depuis 7 ans et j'étais aussi pitoyable qu'un chiot. Je brandis mon poing devant moi et l'envoyai valser contre la glace la réduisant en miettes. Je n'allais pas abandonner, je n'allais pas baisser les bras. Pour Mak, pour Nag, pour Djidane, Jewi, Jett, Yaya, Zaimon et tous les autres. C'était notre idéal et notre but, nous en étions si proches et me transformer en machine à tuer était nécessaire. Je tournai le dos et m'engouffrai dans la douche, lavant mon corps de toute trace de péché. En sentant l’eau brulante dégouliner sur ma peau, j’eus un rire nerveux qui se transforma en fou rire. Si Mak me voyait dans cet état ! La honte… J’imaginai déjà ses railleries me concernant et j’eus une étincelle de joie dans mes yeux. Certaines personnes valaient vraiment la peine de se lever et de garder les yeux ouverts. Je passai mes mains sur mon visage, mes traits s’apaisèrent d’eux-mêmes et je respirai une bonne bouffée d’air frais. Je coiffai mes cheveux et coupai leur partie abimée pour leur rendre une seconde jeunesse. Après m'être séchée j'ouvris mon armoire pour m'emparer d'un vêtement léger et souple. Je laissai un mot sur ma porte disant que je prenais un jour de repos. Je sortis le Shokakuchi et l'activai en visualisant mon objectif.


Spoiler:
 

J’atterris avec grâce sur notre île. Un sourire éclairci mon visage alors que mon regard se posai sur cette montagne si majestueuse, si mystérieuse. Cette île n’avait pas de nom, c’était juste la notre, un secret que nous partagions, un QG ou nous nous retrouvions, un paradis qui nous appartenait. Je couru comme une gamine jusqu’au Vervexis Sylvalanus, l’arbre mouton le plus proche. Il s’agissait d’un végétal tout à fait particulier. Son tronc était translucide, nous laissant admirer chacun des vaisseaux conducteurs de la plante. Mais ce n’était pas tout, ses racines étaient surélevés, en effet l’arbre volait ! Cet arbre aspirait le sel qui, emporté de la mer par le vent, lui apportait les molécules nécessaires à son métabolisme. C’est pourquoi on ne trouvait ces arbres qu’aux abords des plages. Mais ce n’était pas la chose la plus incroyable, les fruits de cet arbre étaient des petits nuages salés, ressemblant fort à des moutons. Ses fruits étaient aussi blanc que neige et, possédaient un alliage incroyable que je n’avais jamais vu ailleurs. La sensation de ces derniers dans la main était aussi agréable que réconfortant. Ces arbres étaient de pures merveilles. Un sourire sans fin allongea mes lèvres. Sautillant de part et d’autres de l’arbre, je grimpai sur les branches pour atteindre l’autre côté de cette petite forêt. Je retrouvai avec plaisir cette plaine aride et désertique faite de sable et s’étendant sur 10 bons kilomètres après la foret. Cette bande d’erg entourait entièrement la montagne, et malgré nos théories sans queues ni têtes, nous n’avions jamais vraiment cherché à savoir comment elle s’était formée. Elle était juste là, et le calme qui s’y dégageait était plus qu’exquis. Je mis fin à ma contemplation lorsque je vis quelque chose me foncer dessus à une vitesse hallucinante.

Je fis une roulade tactique sur le côté et ris aux éclats. Me relevant habilement j’époussetai mes habits en sentant une chaleur s’emparer de mon cœur. Je serrais Fleurs dans mes bras. Fleurs était notre habitant mystère. La seule chose dont nous étions certains de lui était qu’il nous aimait du fond du cœur. Mais il n’émettait aucun bruit, ne ressemblait à rien de connu…



D’où vient donc son nom me direz vous ? C’était une idée de Mak, en observant les yeux de notre ami, il compara leur couleur, leur illumination à une fleur s’ouvrant au levé du soleil. La « chose » était donc devenue notre fleur à nous. Elle vivait principalement dans le désert  mais j’étais persuadée qu’elle connaissait chaque recoin de l’île. Je regardai Fleurs dans les yeux et j’y vis un éclat d’inquiétude. Je n’ai jamais trop su comment il en était capable mais il semblait lire en nous comme dans un livre ouvert, et il sentait la détresse en moi. Je lui fis un sourire rassurant en caressant ce que je considérais être sa joue. Son regard se chargea de tendresse et il me fit grimper sur lui pour traverser le désert. Je fis la discussion, parlant de tout et de rien, mais évitant intentionnellement de parler de la guerre. Fleurs ne supportait pas la haine, le sang et la guerre. Il ne supportait pas le fromage non plus, ni les vêtements, il avait en effet la fâcheuse manie de bruler les notre… Mais nous avions réussi à lui faire comprendre que nous en avions besoin, bien que voir Mak nu était loin d’être déplaisant.

Nous arrivâmes au pied de la majestueuse montagne qui constituait le centre de l’île. Je descendis du dos de Fleurs et tentai de regarder le sommet de ce superbe monticule, mais ce dernier était invisible. Nous avions découvert cette île 5 ans auparavant, en tentant d’atteindre une île céleste avec le Shokakuchi. Mais comme ces îles bougent dans le ciel nous apparûmes juste au dernier de son emplacement que nous connaissions. Nous eûmes alors droit à une chute vertigineuse dans le vide. Heureusement pour nous, Mak et moi ne sommes pas ce que nous appelons des être « normaux » et après un magnifique instant en vol dans le ciel nous atterrîmes sans mal sur cette île inconnue de tous. Une fois connue, il ne nous était pas compliqué de la rejoindre avec le Shokakuchi. Cependant, nous ne parlâmes à personne de ce lieu, cette place sereine, paisible, notre jardin secret. Nous nous retrouvions souvent tous les deux sur cette île, mais je savais qu’il y allait parfois pour passer ses nerfs et se détendre, tout comme moi en ce moment même. J’embrassai Fleur avant de me diriger vers les parois de la montagne. Nous n’étions jamais parvenus à gravir son sommet. Bien souvent car nous nous épuisions à faire la course, mais aussi car il s’agissait d’une réelle épreuve de force, persévérance, magie et sérénité. Cette montagne était magique, je le sentais, et je n’aurais pas été étonnée de voir un portail vers le paradis à son sommet. Souvent je rêvais qu’enfin nous atteignions le sommet et alors, face à nous, un dieu singe s’entrainait. Jouant avec l’air et caressant sa lonnnngue barbe, sa présence dégageait une sagesse sans fin et pourtant ses yeux n’étaient que malice. Un jour nous arriverons la haut. Mais pour l’heure, je voulais juste atteindre le Rakuen. Il s’agissait d’une cavité immense creusée à l’intérieur de la montagne. Un lieu incroyable, éclairé par des cristaux aux milles feux, résonnant de la musique des multiples cascades s’écoulant de toute part, respirant de la paix dégagée pas de majestueux et millénaires arbres n’ayant jamais aperçu la lumière du jour. En son centre un immense rocher se dressait avec d’étranges signes gravés dessus.



Après avoir grimpé durant un long moment, je parvins à la seule entrée de la grotte que nous avions trouvée. Je sentis une paix profonde s’installer en moi alors que je me glissai dans les boyaux de la terre. J’avais beau connaitre par cœur le moindre recoin de cet endroit, j’en étais émerveillée à chaque fois. Plongeant dans le lac principal du lieu, je nageai dans cette eau ni chaude ni froide durant un moment. Puis, sentant mon esprit embrumé par la magie du lieu, je m’allongeai sur la tendre mousse du sol et fermai les yeux. Je vis alors mes dernières années défiler devant mes yeux. Mon entrée dans le gouvernement, mes entrainements sans fin, mes rencontres, avec le grand Nagato aux idées aussi révolutionnaires qu’idéalistes, mon ascension inattendue au poste de directrice du Cp9, mes combats, mes rêves, mes joies, et Makkura… Un sourire éclaira mon visage en pensant à lui.

Au début nous n’étions que des inconnus. Notre première réelle rencontre fut un combat amical contre l’ancienne directrice du Cp9, Kurisu, qui, après avoir connue une défaite cuisante avait besoin d’un remontant. Nous ne fûmes que des inconnus pendant longtemps, ne nous voyant qu’à de rares occasions et ne sympathisant qu’en surface. Mais à force d’entrevues, des liens se tissèrent entre nous et ce fut un véritable régal de se revoir encore et encore. Nos caractères s’adaptaient l’un à l’autre et nos discussions nocturnes au sommet d’Enies Lobby me firent l’effet d’un baume au cœur. Je n’avais jamais autant ris que lorsque nous refaisions le monde tous les deux. En l’espace de quelques années nous devinrent aussi proches qu’intimes et malgré les distances imposées par nos fonctions nous trouvions toujours un moyen de nous retrouver pour croiser les fers, boire une bonne pinte ou raconter les aventures de Pirouetta l’hippocampe. Ce que j’aimais chez lui, c’était le mystère qui planait dans ses yeux. J’avais beau le connaitre aussi bien que ma poche il dégageait une énigme que jamais je ne saurais résoudre. A chaque rencontre je le redécouvrais et je ne me lassais jamais de ses blagues aussi foireuses que drôles. Il était la lumière qui éclairait mon chemin, et je savais que ce lien jamais ne se briserait.

Puis mes souvenirs se fondirent pour ne devenir que songes, et se transformer en une voix, une voix datant de 10 mois en arrière. Celle de Nagato.

« Lana ! Le temps est venu ! Je te l’avais promis et ca y est ! Le serpent c’est mordu la queue, c’est le moment de passer à l’attaque. Transformons ce monde. Mak, Lana, réécrivons l’histoire, ensemble, transformons le futur. Que chaque gosse sur cette terre puisse réaliser ses idéaux, pour que chaque mère puisse nourrir son nourrisson, pour que chaque père puisse regarder avec amour le paradis qui l’entoure… Nous en avons finis de faire les arbitres, finit de déambuler dans les rues à grande fanfare sans agir ! Nous nous devons de réaliser notre idéal. L’heure est venue, aucun retour en arrière n’est possible. Ensemble. Jusqu’à la fin. »

Alors nous avions checké, le cœur rempli d’espoir et l’étincelle dans les yeux. Nous nous étions répartis les rôles, puis nous avions agis. Nagato avait réussi à réunir un groupe de personnes de confiance issu de tous les horizons : Jett, Juro, Tsubaki, Ganesha, Rin, Goyah, Sayuki, Alvida… Des gens aussi influant que compétant. Et ensemble nous avions détruit ce que nous connaissions. Renversant le conseil, tuant les criminels sur notre route. Mais jamais, jamais nous n’aurions imaginé qu’une telle guerre verrait le jour… Nos ennemis avaient crées une alliance, et avaient massacrés chaque île qui comptaient à nos yeux. Se répandant telle la peste, sous l’effigie d’un scorpion brumeux, les « Sanguinaires du Millénaires » frappaient de toute part. Et le pire… était que nous ne connaissions pas celui à leur tête. Mais ce qui était certain, était qu’il avait préparé sont plan depuis bien plus longtemps que nous et qu’il possédait un pouvoir incroyable, digne d’un dictateur. Il pouvait inspirer l’amour dans chaque être qu’il touchait, tel un parasite il s’insinuait dans les cœurs de ses victimes et les contrôlait avec leurs émotions… Il ne s’agissait que d’une hypothèse, mais elle semblait se vérifier de jours en jours… Nous ne savions pas depuis combien de temps il sévissait mais cela faisait bien longtemps… il était partout. Et nous nous retrouvions à tuer de simples civiles sans savoir comment les sauver de leur calvaires… Mais tels des zombies, dés qu’ils touchaient un homme, ils le contaminaient. Un rictus de haine s’afficha sur mon visage. Nous n’avions toujours aucune trace du parasite d’origine, et pire, nos chercheurs n’avaient même pas une ébauche de remède. Je sentis la colère m’envahir et je me redressai frappant l’air autour de moi, me battant contre ce fils de pute qui avait réduit notre idéal à un tas de cadavre morbide. Je me rassis, rassemblant mes pensées pour me calmer. Tout n’était pas perdu.

Je laissais mon esprit vagabonder pour retrouver la paix. Puis soudain, un phare s’alluma dans ma tête. Nous étions le 16 Octobre ! Un sourire niais apparu sur mon visage alors que mes joues rougirent à la manière d’une pucelle prodiguant son premier baiser. Fort embarrassée je m’éventai le visage de ma main. Dans 7 jours c’était l’anniversaire de Mak. Et je préparai son cadeau depuis prés d’un an.

De retour dans mes quartiers je me rendis dans la salle de réunion ou nous devions nous retrouver pour planifier nos prochains plans. Nous avions en partie nettoyé l’île mais il était encore impossible de détecter les personnes touchées… La plupart se comportait normalement, ils ne réagissaient que lorsqu’il voyait quelqu’un de notre organisation ou de l’ancien gouvernement. Et encore, cela ne touchait qu’une part des personnes atteintes mais certaines, qui semblaient être les plus intelligentes arrivaient à se faire passer pour des alliés… Mais l’espoir régnait, le docteur Kody Akaike devait venir aujourd’hui même. Il n’était pas rentré dans les détails mais il nous avait prévenu qu’il avait peut être trouvé quelque chose. Je rentrai dans la salle 30 min avant l’heure de rendez vous. Machouillant un loukoum je saluai les personnes déjà présentes. Alvida me raconta ce qu’il se passait sur South blue. Cette partie du globe avait été épargnée jusque là, mais l’un des membres de l’équipage de l’ancienne pirate était contaminé et il avait commencé à contaminer toutes les personnes qu’il croisait sur les îles… J’appris avec horreur que le traitre était son propre fils et qu’elle l’avait elle-même tué. Je vis un éclair de tristesse dans ses yeux, et un immense chagrin m’envahit. Elle était ainsi… Elle ne croyait pas à la guérison mais à l’éradication. Je lui tendis un loukoum qu’elle prit avec un sourire narquois. Nous étions tous dépassés par les événements… Nagato fut le suivant à pénétrer dans la pièce. Je me levai pour le prendre dans mes bras dans une embrassade amicale. Nous ne nous étions pas vu depuis 3 mois, et je remarquai qu’il avait subit les mêmes transformations que moi. Mais ses yeux étaient toujours aussi brillants. Un jour je lui demanderai comment il pouvait trouver la force de toujours regarder vers le futur sans même s’inquiéter pour le présent. Il me rendit mon sourire mais je sus que mon état lui fit de la peine. Je lui fourrai un loukoum à la rose dans la bouche en lui faisant un clin d’œil. D’autres suivirent son arrivé de prés et enfin Kody entra dans la pièce.

Son allure de scientifique fou n’avait pas changé et je lui envoyai un baiser de ma main avant qu’il ne prenne la parole. Il me fit un sourire chaleureux et ce simple fait m’apporta du réconfort. Il avait trouvé quelque chose. Lorsque l’heure vint, il prit la parole.

« Bon, je vois que tout le monde n’est pas arrivé, nous allons quand même commencer. »

Il débuta ses interminables 100 pas devant le tableau en passant machinalement ses doigts dans se cheveux.

« Déjà bonjour à tous. Alvida… Je suis navré concernant votre mission à South Blue, et pour votre fils. Vous lui avez offert un monde meilleur, je peux vous l’assurer. »

Le sourire narquois de cette dernière ne quitta pas son visage. Son propre fils était mort dans ses bras, ses derniers mots louant les valeurs d’un ennemi dont nous ne connaissions même pas le nom.

« Sauron, dont le surnom a été voté à la dernière réunion ne nous accorde pas un seul temps de répit. Mais une chose s’est clarifiée, notre théorie de « parasitisme » s’est avérée être juste. Notre ennemi sème une dévotion sans pareille dans le monde, et cette dévotion peut passer de personnes en personnes par un simple baiser. L’amour au service du diable… Ignoble paradoxe n’est ce pas ? Depuis que je me suis attelé à l’identification de ce problème absurde j’ai du… employer des mesures infâmes pour obtenir ne serait-ce que quelques éléments sur ce qui se répand dans notre monde. Et j’ai enfin obtenu quelque chose, je sais comment nous assurer de qui est contaminé. Voici un appareil scanner qui analyse le génome des gens et qui réagit lors d’une anomalie. Je n’ai pour l’instant que 5 exemplaires mais… »

La porte s’ouvrit à la volée, coupant la parole à Kody et Makkura entra en hâte, il s’adressa à nous de sa voix grave et puissante.

« Navré, j’ai eu un empêchement de dernière minute, continuez Dr Kody. »


Il vint s’asseoir à mes côtés, me rendant mon sourire. Je lui frôlai la main, faisant mine de le gronder. Il me la serra en me faisant un clin d’œil puis prit un air grave en écoutant Kody.

« Comme je disais avant que notre Mak national ne nous interrompt, seuls 5 exemplaires sont disponibles pour le moment mais je vous en promet une vingtaine d’ici la fin de la semaine prochaine. Je vous laisse décider de la répartition et vous souhaite bonne chance à tous… Que le sang des anciens revive dans vos veines. Bon courage… »

Je pus apercevoir des sourires sur certains des visages si fatigués qui m’entouraient. J’expliquai rapidement à Mak de quoi il s’agissait alors que Nagato, droit et fier se leva pour prendre la parole à son tour.

« J’avais promis une nouvelle ère. J’avais promis joie et prospérité. J’avais juré sur ma vie que nous allions remodeler le futur. Je me dois d’abord de m’excuser auprès de chacun de vous. »

Il couva la salle de son regard poignant, il s’attarda sur Alvida puis reprit.

« Chacun de nous avons connu des pertes incommensurables. Nous ne sommes pas le seul espoir qui règne sur terre, les hommes libres se battent pour leur liberté et pour leurs proches. Nous nous devons de les épauler. Notre but est loin d’être atteint et ce « Sauron » n’est qu’un col à gravir pour atteindre le sommet. Un col haut, lisse, abrupt et semblant si lointain… Mais ensemble, nous y parviendrons. Alvida, je t’interdis de prendre ne serait-ce qu’un seul jour de repos, continue ton boulot et bute moi tout ces batards ! »


Cette dernière se leva, provoquant une bourrasque fraiche dans la pièce puis, un sourire assoiffé de sang sur les lèvres elle murmura.

« Si tel est ton désir chéri, je me ferais un plaisir d’exaucer ton vœu. »

Elle se téléporta sans un mot de plus. Nagato s’adressa à chaque personne chacune à son tour, donnant quelques appareils puis, lorsqu’il ne resta plus que Mak, lui et moi il nous tendit une machine à chacun puis me regarda.

« Ellana, ca faisait longtemps. J’ai appris que tu avais du mal à suivre. Je ne te permettrai pas d’abandonner tu m’entends ?! »

Il me prit par le col du manteau en m’attirant contre lui, plongeant son regard sévère dans le mien.

« Je ne te le permettrai pas. Alors reste avec nous, je t’en prie. »

Je fermai les yeux, faisant apparaitre un sourire fatigué sur le visage puis, caressant sa joue du bout des doigts je déposai un baiser sur le bout de son nez. J’agrippai ses poignés d’une main en lui faisant une prise de bras qui le fit tourner sur lui et il se retrouva la tête en bas.



Il atterrit en riant, je lui tendis un bras pour le relever.

« Pour qui donc me prends-tu chéri ?  Le désespoir ne fait pas partie du vocabulaire de la grande Ellana Shiwara. Je ferais de ce Sauron un pâté pour chat avant même que tu ne parviennes à glisser Kurisu dans ton plumard ! »

Il se releva en me serrant contre lui puis s’adressa à Mak en lui tendant un bout de papier.

« J’ai appris que tu avais finit de laver ta zone. Impeccable comme à chaque fois ! J’ai une mission plus importante pour toi cette fois. J’ai retrouvé les traces de Zakarietta. Tu dois le… la retrouver Mak. Ce n’est qu’une rumeur mais fais ce que tu peux pour la suivre. Elle est peut être notre solution. Ellana, je sais que ca te pèse mais continue ce que tu fais. C’est tout ce que nous pouvons faire… Mettons à l’abri ceux qui peuvent être protégés. Bonne chance vous deux. On se retrouve la semaine prochaine ! »

Il nous fit un clin d’œil puis s’évapora dans un nuage rose. Mak se tourna vers moi après avoir lu le papier et l’avoir fourré dans sa poche. Il s’assit, posant ses pieds sur la table.

« J’ai faillis ne pas te reconnaitre quand je suis arrivé. J’ai même cru me retrouver né à né avec ma grand-mère ! Je n’avais jamais vu femme si vieille encore en vie ! »

Je lui balançai un bon coup de pied bien placé qu’il esquiva sans mal puis il me fit signe de s’asseoir à côté de lui en soupirant.

« J’ai entendu que Kayl avait quitté ton équipage. Tant mieux il te relookait beaucoup trop à mon gout puis bon, ce n’est pas comme s’il était vraiment fort. Ca a du te faire un coup quand même… Tu devrais peut être prendre des vacances un peu, tu sais ou. »

Je lui fis le plus beau sourire que je pouvais faire.

« Oh oui mais t’en fais pas si je le revois je me ferais un plaisir de l’accompagner dans son lit de mort. Et j’ai pas besoin de vacances mon vieux, on n’a pas le temps pour ça. D’ailleurs j’ai appris que tu t’étais fais poser un râteau par Rudy ? Pauvre chou tu as du être tellement frustré… Enfin bon vu ta tronche c’est pas étonnant qu’elle ait fuit ! Je vais devoir partir. Rend toi tu sais ou le 23, tu manques à Fleurs, et il a une surprise pour toi. »

Je lui fis un clin d’œil en me levant. Il se leva aussi et me retint par un bras avant de me serrer contre lui et de murmurer au creux de mon oreille.

« Je sais que c’est pas facile crevette… Mais on va s’en sortir, je suis avec toi tu sais, toujours…. »

Je me permis d’enfouir mon visage dans son cou en fermant les yeux, j’hochai la tête puis reculai en lui souriant.

« Je te nunuffe, je m’en sortirai bien avant toi va t’en fais pas, c’est pas dans mes habitudes d’être en retard môa~. »

Je disparu, le laissant seul.

La semaine passa rapidement, nous finîmes de nettoyer l’île, avec environ 3000 survivants sains qui étaient déjà rapatriés sur une île sure. Nous nous accordâmes une journée de répit et je partis le samedi retrouver Fleurs pour finir les préparatifs. Nous nous retrouvâmes aussi excité l’un que l’autre. Fleurs avait déjà fait sa partie et je vins ajouter la mienne.

Tout était prêt. Lorsque Mak arrivera sur l’île, un message codé sur un fruit d’un arbre mouton atterrira à ses pieds, lui dévoilant une carte marquée d’une croix rouge. Il devra alors suivre un chemin le menant sur une partie haute de la montagne. Fleurs avait gravé un message emplit d’amour sur le sable qu’il ne pourra lire que de là-haut. Une fois cela fait, ses pas le mèneront au Rakuen, et alors il trouvera mes présents dans ce lieu rempli de paix. Un tableau du grand Miyamoto Musashi représentant un guerrier au sommet d’une montagne de bambou, avec le ciel et le vent pour seule frontière. Des petits cupcakes colorés et exquis préparés par mes soins (bon avec l’aide de Margot je vous l’accorde). Et un livre dédicacé par moi même relatant les aventures de Gégére au pays de la lune couchant. Je l’avais écris en souvenir de chacun des délires que nous avions eu ensemble, et l’avais imagé d’innombrables dessins aussi humoristiques qu’attachant. Une fois qu’il aurait tout ca, un mot l’attendrait pour lui demander de venir au QG, ou Nag et moi l’attendrions avec du bon Rhum et pleins de saucissons bourrés de cochon succulents. J’eus un sourire en voyant la journée de demain défiler devant mes yeux. Je m’allongeais sur Fleurs, en regardant les étoiles briller dans le ciel. Il restait 3h avant que le soleil de dimanche ne se lève et que Mak vienne.

Ce que je ne savais alors pas, c’est que l’île que je venais de quitter, ou se trouvait mon équipage, ou se trouvait mes amis, que nous croyions libérée de l’emprise de Sauron était en train de connaitre une nuit de sang. Mes amis tués sans peine, mon honneur taché et mon cœur déchiré…

Je reçu un appel à 6h du matin. Et Kody était au bout du fil. Je devais me rendre immédiatement auprès de mon équipage. Sa voie était étrange et une boule de terreur apparus dans ma gorge. Je me téléportai immédiatement, oubliant l’anniversaire de Mak, et laissant Fleurs seul sur l’île à attendre son deuxième ami sans pouvoir rien lui dire. J’arrivai sur l’île et une vision d’horreur m’attendait. Kody était la, derrière mon équipage. Mes amis étaient attachés, leur tête coupée trônant devant chacun des corps sans vie. Kody était derrière il passait sa langue sur la lame de son épée sanguinolente. Mon regard se brouilla, je suffoquai, une image me vint en tête.

Quelques semaines auparavant, Kody était venu nous rendre visite. Nous nous connaissions bien et c’était toujours agréable de le voir. Je lui avais parlé d’une de mes théories comme quoi les « atteints » possédant un fruit du démon avait leur pouvoir détruit. En effet depuis le début jamais je n’avais vu un seul atteint utiliser un fruit du démon. Ce qui me semblait plutôt étonnant. Kody avait eu l’air alors fort intéressé par ma théorie mais la nia d’une traite disant que c’était impossible.

Et puis … Il était venu le lendemain de la réunion, prendre des nouvelles. Je lui avais dis que nous avions presque finis et nous avions beaucoup parlé. A un moment, il se prit une branche sans faire attention et cette dernière laissa un fil de sang sur sa joue. Or Kody possédait un logia. Il n’aurait jamais du être blessé ainsi. Mes yeux s’emplirent de larmes, comment n’avais je pu voir ca… Je lui avais parlé de ma surprise à Mak, il savait que je ne serais pas la. Je réalisai avec horreur que Kody était avec eux.

« P… Pourquoi les avoir tués ? »

« C’est la guerre Lana chérie, « Sauron » comme vous l’appelez s’amuse beaucoup avec vous mais il commence à s’impatienter… C’est la guerre ma douce. »

« Je… depuis quand ? »

«  Depuis le début Lana, vous m’avez perdu depuis le début. J’ai toujours su que mon destin était ici. De faire ça, de TE faire ça. »

Je levai mes yeux emplis de souffrance vers lui. Il me regarda, souriant, les yeux dans le vague son visage ressemblait à celui d’un amant regardant l’amour de sa vie. Il plaça sa lame sur son cou et se trancha la tête.

« Ko… ? »

Mes genoux tombèrent au sol. Les larmes coulèrent sur mon visage. Ma bouche entrouverte avait du mal à respirer. Je suffoquai. La tête d’Ary gisait à quelques mètres de moi, me regardant d’un air vide et froid.



La journée passa et Ellana ne bougea pas. Nagato arriva au QG le sourire aux lèvres. Il n’était pas encore au courant de ce qu’il s’était passé. Personne n’était au courant et la seule spectatrice était incapable de bouger pour le moment. Mak ne devait plus trop tarder. Nagato ouvrit une bouteille de vin et s’assit en attendant ses amis, encore inconscient de la situation.





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

La page se tourne

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Le Role Play :: Red Line :: Marie-joa-